29/03/2007
Unfake Shaton et Julie Carbonare au Vertigo hier soir
La pensée du jour : "Gloire à qui freine à mort de peur d'écrabouiller
Le hérisson perdu, le crapaud fourvoyé!", Georges BRASSENS.
Jolie surprise, hier soir, lorsque, parmi les attablés du Vertigo, Sam et moi avons aperçu un certain … Tony Carbonare ! Sam est allé vers lui, nous avons discuté un peu. Tony nous a présenté son frère, Alain, le fameux luthier. Tous deux étaient venus applaudir Julie (fille d’Alain) et Charlotte (fille de Tony).
C’est Charlotte Carbonare qui a ouvert la soirée, accompagnée de quatre musiciens. Le groupe s’appelle « Unfake Shaton », et je vous invite à le découvrir très vite (www.unfakeshaton.over-blog.com). J’ai adoré. La voix de Charlotte m’a collé des frissons d’emblée ! J’avais parfois l’impression d’entendre la chanteuse des Cranberries. L’accompagnement musical m’a bottée aussi. Bref, tout y était !
Ensuite, c’est Julie qui est montée sur scène. Très belle voix aussi. Le répertoire de « Jul » oscille entre déconne et gravité, ce qui n’est pas pour me déplaire ! Et quand, comme moi, on voit du Thiéfaine partout, comment ne pas penser à lui lorsque Julie a chanté « Je reste à ma fenêtre à regarder passer vos pensées » ?!
J’ai bien aimé l’humour de la petite Julie : « Bon, on va faire vite, je veux absolument voir un truc à la télé, c’est dans une heure » ou encore : « Nous allons faire une reprise. C’est bien, les reprises, parce que si vous vous faites chier, on peut toujours se dire que ce n’est pas de notre faute » ! Et quelle reprise, mes amis ! « Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée
Tu sais c’est pas si facile » !!! Oui ! Mince, qui chantait ce truc quand j’avais onze ans ?!! Je n’ai pas détesté la version qu’en ont donnée Julie et ses musiciens!
Séquence émotion sur l’avant-dernière chanson, dans laquelle Julie a avoué ne pas être douée pour parler d’amour. Et bien, pour quelqu’un qui ne sait pas faire ce genre de choses, elle s’en sort plutôt pas mal !
Pour le dernier morceau, Julie a demandé à quelques personnes de venir la rejoindre sur scène : Tony et Alain ont évidemment été conviés. Julie a demandé s’il y avait des volontaires. Comme ce n’était pas la foule, elle a désigné un type à lunettes, qui s’est prêté de bonne grâce à ce petit jeu. Une seule fille a osé monter sur scène de son propre chef ! Et cela s’est terminé sur une chanson dont le refrain disait : « J’vais encore picoler jusqu’à gerber
J’vais passer la soirée dans les WC ». Ou peut-être faut-il mettre le passé ici : « J’ai encore picolé jusqu’à gerber », etc. Je ne saurais vous le dire ! Mais je pourrai vérifier cela bientôt, l’album ne devrait pas tarder à sortir.
Bref, deux jeunes filles pleines de fraîcheur, à aller écouter dès que vous en aurez l’occasion !
Je fais vite aujourd’hui, ce compte rendu n’est guère à la hauteur, mais je dois encore préparer quelques bricoles pour Paris. Je vais me faire une liste, je vais la commencer tout de suite, afin de ne rien oublier. Alors, je prends : mon topo tout pourri (je vous aurai prévenus !), la biographie écrite par Jean Théfaine, l’appareil photo, le caméscope. Sam va sans doute prendre sa guitare. Un accompagnateur de plus pour Yoann !
J'espère que je ne vais pas perdre ma voix d'ici samedi : l'atmosphère enfumée d'hier soir m'a ravagé la tuyauterie et je sens que c'est tout bizarre là-dedans, comme avant ... une extinction de voix!
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