20/09/2006
Le 20 septembre de l'an 2002
La petite pensée du jour : "Concevoir un amour plus chaste qu'un printemps qui -attristé par la fornication des fleurs- pleurerait à leurs racines...", CIORAN.
Il y a très exactement quatre ans, Thiéfaine passait au forum de la Fnac de Metz. Par chance, cette année-là, j’étais libre le vendredi après-midi (pas comme cette année : je ne sais toujours pas comment je vais faire pour déplacer mes heures de cours du 17 novembre car, non, purée, Hubert au Zénith de Paris, cela ne se loupe pas !). J’avais donc pu me rendre à Metz. J’allais y réparer une erreur : en 2001, Hubert était venu à la Fnac de Nancy cette fois. J’étais arrivée en retard, il y avait un monde fou. Quelques semaines auparavant, j’avais subi une opération, et j’avais encore toute la tripaille mal en point et de traviole. A ce forum de la Fnac de Nancy, j’avais commencé à choper des vertiges et n’avais pas pu rester debout parmi la foule. Je m’en étais retournée bredouille. Et vraiment très frustrée ! Bref, il y a quatre ans, en revanche, tout se goupilla bien du matin au soir ! Je voyais Thiéfaine de près, vraiment près, pour la première fois ! J’étais arrivée très en avance. Voici ce que j’écrivis le lendemain dans mon journal : « Je suis arrivée à Metz à 16 heures. Très vite, je suis allée à la Fnac, et j’ai eu raison car il y avait déjà du monde au forum. Thiéfaine est arrivé vers 18h10. Très touchant, un peu timide… Le journaliste a fait un faux pas d’entrée de jeu, en évoquant l’album « Défloraison 13 ». HFT a rectifié : 'Défloration 13'. Réponse du journaliste : ‘Enfin, défloraison, c’est joli aussi’. Et Hubert de rétorquer : ‘Oui, mais c’est moins profond’ !!!! ». Au cours de l’interview, Thiéfaine avait dit, entre autres (je n’ai pas tout noté !) qu’il était nul en maths et qu’il se vengeait en mettant des chiffres partout, qu’il aimait être précis et que son père était du genre à dire « je suis passé à tel endroit à 13h26 ». J’étais sous le charme ! Le coup des maths, cela m’a consolée tout net de je ne sais combien d’années d’humiliation (trois de moyenne en maths en seconde, vous voyez le genre). J’ai toujours été du côté des lettreux. Les chiffres, ça me dépasse un peu. Et quand on vient d’une famille de matheux, c’est fâcheux ! Bref, il y a quatre ans, j’étais presque fière d’avoir oublié mes tables de multiplication aussitôt après les avoir (très vaguement) apprises ! Ce forum de la Fnac a changé ma vie à bien des égards !! Je vis toujours dans ce que j’appelais, à l’époque, mon « carnaval huberto-félixien », mais je titube moins !!!
Quand je pense que le jeudi 10 septembre 1992 (moi aussi, j’ai un certain respect des dates !!), j’écrivais (toujours dans mon journal) : « Un jour, les chansons de Thiéfaine ne m’évoqueront plus aucun souvenir. Patience ! ». (Bon, j’étais en colère, ce jour-là, contre la personne qui, précisément, me fit découvrir Thiéfaine !!!). Je répète : « Un jour, les chansons de Thiéfaine ne m’évoqueront plus aucun souvenir » !!!!! Eh bien, ce n’est pas demain la veille !
Cette note est très personnelle (je me laisse aller en ce moment, vous ne trouvez pas ?!), mais tant pis. Dans ma vie, on ne passe pas, on ne peut pas passer comme ça à côté du 20 septembre !! Alors clin d’œil affectueux à tous ceux qui étaient au forum de la Fnac de Metz ce jour-là !!
14:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
19/09/2006
Hubert-Félix Thiéfaine et elle!
Tiens, aujourd'hui, si vous le voulez bien, allez faire un tour ici:
http://happydeutschlehrerin.hautetfort.com/
Les chroniques de cette "jeune prof d'allemand dynamique pas sadique" (oui, ça existe!) sont croustillantes! On peut aller les voir régulièrement, pas seulement pour la note consacrée à Hubert!!!
08:45 | Lien permanent | Commentaires (3)
18/09/2006
Enivrez-vous!
La pensée du jour : "La même salive fait le crachat ou le baiser; le même désir fait le viol ou l'amour", André COMTE-SPONVILLE
Ce soir, je n'ai pas beaucoup de temps, je fais vite et sors un texte que j'avais en réserve (j'ai comme ça mes petits "surgelés" magiques, comme toutes les mamans organisées!!!!). Voici un joli texte de Baudelaire :
Enivrez-vous
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : « Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise ».
20:48 | Lien permanent | Commentaires (0)








































