13/12/2008
Yves Jamait hier soir à la salle Poirel (Nancy)
La pensée du jour : "A pleins poumons, l'coeur en bataille
Je danserai pour deux, pour mille
Ivre de vie, ivre de vent je suis vivant
Je suis vivant". Yves JAMAIT
Hier, quand, à peine arrivée en ville, j'ai illico trouvé une place pour me garer et réussi brillamment mon créneau (il faut le dire), je me suis dit que la chance était avec moi. Que je n'avais peut-être pas mon billet pour le concert d'Yves Jamait mais que j'avais déjà, au moins, la baraka, ce qui n'est pas rien !
Je suis donc allée traîner mes guêtres du côté de la salle Poirel, où avait lieu le concert. J'ai essayé de ne pas me laisser démonter par l'affiche indiquant « complet ». J'ai grelotté pendant de longues minutes. Tellement que j'ai fini par tout doucement rebrousser chemin et par appeler Sam pour lui dire : « Bon, je crois que je vais rentrer ». Et puis, je ne sais pas, une intuition, un truc dans le genre : je suis retournée près de l'entrée de la salle. Tout de suite, un homme s'est approché de moi, me demandant : « Vous ne cherchez pas une place, par hasard ? ». Eh bien si ! En deux coups de cuillère à pot, l'affaire était dans le sac : trente euros et j'avais le sésame. Et le hasard a divinement bien fait les choses puisque j'étais assise au dixième rang et voyais parfaitement bien la scène.
D'abord, nous avons eu droit à la prestation d'un groupe dijonnais, « Daniel Fernandez Trio ». Très sympa, on se laisse porter par leurs jolies voix, leur charisme, leurs belles revendications...
A 21h40, monsieur Yves Jamait faisait son entrée. Purée, je ne sais pas pourquoi, mais quand je le vois débarquer, c'est systématique : j'en ai des frissons partout. Dès la deuxième chanson, il annonçait la couleur : « Je vais vous faire maintenant quelques morceaux qui parlent d'amour. Le premier est plutôt joyeux, il s'appelle 'Quitte-moi' ». Puis : « Bon, ben, je l'ai tellement suppliée qu'elle a fini par me dire adieu ». «Ce fut donc « Il est un peu merdeux ton adieu, c'est vraiment le plus merdeux des adieux, des adieux j'en connais pas d'heureux, mais le tien c'est vraiment le plus merdeux ». Ensuite, je crois que ce fut : « Qu'est-ce que tu fous sans moi ? » Et la conclusion de ce chapitre ? Eh bien, parfois, il vaut mieux être seul. Et ce fut « Je passais par hasard ». La chanson qui vous remue les entrailles...
Deux heures, ce furent deux heures de bonheur absolu ! J'ai eu tout ce que je désirais ardemment : « Vierzon », « Y 'en a qui », « Des mains de femme », « Célibataire », « Boa bonheur », « Je suis vivant ». « Le coquelicot » aussi, évidemment !
Ce type a une présence phénoménale sur scène. Il arrive et il prend toute la place, on a les yeux rivés sur son petit minois de gavroche amoché par la vie... Les malheureux qui étaient placés sur les côtés, au balcon, n'entendaient rien quand Jamait parlait entre deux chansons. Ils le lui ont crié, lui expliquant que c'était mieux sans micro ! Et notre artiste ne s'est pas démonté : à chaque fois qu'il disait quelque chose entre deux morceaux, il répétait deux, voire trois fois ses propos !
Toute la salle a fini debout, suspendue à la magnifique sensibilité de ce titi dijonnais ! Belle émotion aussi quand il est monté dans la salle, au milieu de la foule.
Ah, quand même, parfois, quand je fais preuve d'audace dans ma vie, je m'en félicite après-coup !!!!
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