20/10/2007
Jil Caplan
La pensée du jour : "Si vous saviez combien j'aime l'automne, combien je me sens accordé à cette saison. Les ardeurs de l'été ont pris fin, et avec elles, les tensions, parfois le mal-être qu'elles entraînent. Une douceur est là, présente dans l'air, les lumières, les ciels qui pâlissent. En elle se profile la menace du déclin, et c'est peut-être cette menace qui donne tant de prix à la stupeur de ces journées où la vie jette ses derniers feux", Charles JULIET.

« Au printemps 71, Tony (Carbonare) fait la connaissance d’Hervé Bergerat. La rencontre a lieu au café « Chez Paulette », à Pagney-derrière-Barine (Meurthe-et-Moselle). Tony est là avec son groupe ; Hervé accompagne Catharsis, alors la formation-phare de son label, sous lequel enregistreront plus tard Machin puis Thiéfaine ». (Hubert-Félix Thiéfaine, Jours d’orage, Jean THEFAINE).
Hier soir, c’est dans ce même incroyable café, « Chez Paulette », que se produisait Jil Caplan. Incroyable, ce café, parce que niché au beau milieu d’un petit bled de quelque 500 âmes, me semble-t-il. De nombreux artistes y ont déjà joué.
Alors Jil Caplan sur scène, je ne sais pas si vous connaissez, mais pour ma part, j’ai trouvé cela divin ! Une sensibilité à fleur de peau, une générosité phénoménale… Hier soir, nous étions très peu à applaudir Jil Caplan et ses musiciens. J’ai envie de dire dommage et tant mieux à la fois. Dommage car Jil Caplan aurait mérité de faire salle comble ! Tant mieux parce que, comme ça, nous nous tenions chaud et parce que la belle Jil, eh bien, nous ne l’avions que pour nous !
Jil Caplan a bercé mon adolescence, et depuis, je l’ai toujours suivie, achetant inlassablement tous ses albums, me renseignant toujours sur son « cas », ne la perdant jamais de vue. Son dernier album, « Derrière la porte », est un petit bijou. La maturité vient mettre encore plus de profondeur dans les textes de mademoiselle Caplan. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est la voix de cette femme. Et sur scène, elle chante aussi bien qu’en studio, ce qui n’est quand même pas donné à tout le monde. Vraiment, le concert d’hier restera gravé en moi comme l’un des plus beaux spectacles auxquels j’aie assisté… Quand Jil Caplan nous dit qu’elle a écrit certains titres de « Derrière la porte » dans le désespoir le plus total, on sent la frangine qui comprendrait tout s’il nous était donné, rien qu’un instant, d’échanger quelques mots avec elle après le concert…
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