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24/11/2007

Perlimpinpin

2890e29111a9ac8bd99fff09861a6689.jpgN'oublions pas Barbara. Et voici donc le texte d'une de mes chansons préférées de cette immense artiste ...

 

 

 

 

 

PERLIMPINPIN

Pour qui, comment quand et pourquoi ?
Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?
C'en est assez de vos violences.
D'où venez-vous ?
Où allez-vous ?
Qui êtes-vous ?
Qui priez-vous ?
Je vous prie de faire silence.
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
S'il faut absolument qu'on soit
Contre quelqu'un ou quelque chose,
Je suis pour le soleil couchant
En haut des collines désertes.
Je suis pour les forêts profondes,
Car un enfant qui pleure,
Qu'il soit de n'importe où,
Est un enfant qui pleure,
Car un enfant qui meurt
Au bout de vos fusils
Est un enfant qui meurt.
Que c'est abominable d'avoir à choisir
Entre deux innocences !
Que c'est abominable d'avoir pour ennemis
Les rires de l'enfance !
Pour qui, comment, quand et combien ?
Contre qui ? Comment et combien ?
À en perdre le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles !
Mais pour rien, mais pour presque rien,
Pour être avec vous et c'est bien !
Et pour une rose entr'ouverte,
Et pour une respiration,
Et pour un souffle d'abandon,
Et pour ce jardin qui frissonne !
Rien avoir, mais passionnément,
Ne rien se dire éperdument,
Mais tout donner avec ivresse
Et riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne pas parler de poésie,
Ne pas parler de poésie
En écrasant les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour au murs gris
Où l'aube n'a jamais sa chance.
Contre qui, comment, contre quoi ?
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
Pour retrouver le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles.
Contre personne et contre rien,
Contre personne et contre rien,
Mais pour toutes les fleurs ouvertes,
Mais pour une respiration,
Mais pour un souffle d'abandon
Et pour ce jardin qui frissonne !
Et vivre passionnément,
Et ne se battre seulement
Qu'avec les feux de la tendresse
Et, riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne plus parler de poésie,
Ne plus parler de poésie
Mais laisser vivre les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour aux murs gris
Où l'aube aurait enfin sa chance,
Vivre,
Vivre
Avec tendresse,
Vivre
Et donner
Avec ivresse !

 

Et la pensée du jour : "Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable, d'entretenir en nous quelques petites folies", Marcel PROUST.

20/11/2007

Photographie d'un rêveur

La pensée du jour : "Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit", La Rochefoucauld.

 

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Eh bien, cet « Amicalement blues », je l’ai déjà écouté et réécouté, et je n’en pense que du bien ! J’en suis barge ! Et je m’en réjouis car il y a quelques semaines encore, je me disais que ce n’était pas gagné, que le blues et moi, de toute façon… Et je ne sais pas pourquoi, mais je vibre totalement en écoutant ces treize morceaux, dont certains m’emballent évidemment plus que d’autres. J’adore « Photographie d’un rêveur », c’est, sans conteste, mon morceau préféré. En voici le texte :

 

je ne suis qu’un rêveur

planant sur ta vie

un esprit tapageur

qui vient troubler tes nuits

prisonnier de ton rire

esclave de ton corps

je veux juste t’offrir

l’amour sans la mort

 

qu’un rêveur !

à l’ombre de ta beauté

qu’un rêveur !

sous tes parfums satinés

qu’un rêveur !

qui ne pense qu’à t’aimer

qu’un rêveur !

qu’en veut trop !

 

si parfois je ruisselle

comme un vieux troubadour

sous les yeux maternels

d’une barmaid trop glamour

c’est pour mieux revenir

vagabond dans ta rue

et pour mieux ressentir

tes baisers perdus

 

qu’un rêveur !

à l’ombre de ta beauté

qu’un rêveur !

sous tes regards bleutés

qu’un rêveur !

qui ne pense qu’à t’aimer

qu’un rêveur !

qu’en veut trop

 

Paroles : HFT / Musique : PP (ben oui, y’a pas de raison !!!)

 

 

Foxy, tu me demandais dernièrement si je comptais réorganiser une réunion Thiéfaine. Coïncidence amusante : ce matin, j’ai eu Jean-Jacques au téléphone (c’est-à-dire un de ceux qui m’avaient aidée, en mars, à faire la première réunion). Et il m’a passé commande, en quelque sorte !! Il va en parler de nouveau autour de lui et nous pourrions tout doucement songer à programmer cette deuxième rencontre… Dans une salle plus grande, peut-être, où nos esprits tapageurs, justement, pourraient faire du boucan et tout et tout !!!! Etes-vous partants ?