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24/03/2009

Annihilation

La pensée du jour : "On n'est pas artiste sans qu'un grand malheur s'en soit mêlé". Jean GENET

 

Ce matin, voici les paroles d'une claque que je pris un jour sur la tournée HFT en solitaire : "Annihilation". Je ne suis pas sûre de toutes les paroles et vais souligner les passages pour lesquels j'aurais besoin de vos lumières.

 

 

Qu'en est-il de ces heures troubles et désabusées

Où les dieux impuissants fixent la voie lactée ?

Où les ... nazi(e)s s'installent au Pentagone

Où Marilyn revêt son treillis d'Antigone ?

On n'en finit jamais de r'faire la même chanson

Avec les mêmes discours les mêmes connotations

On n'en finit jamais de rejouer Guignol

Chez les Torquemada chez les Savonarole

 

 

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

 

Lassé de grimacer sur l'écran des vigiles

Je revisite l'Enfer de Dante et de Virgile

Je chante des cantiques mécaniques et barbares

A des poupées Barbie barbouillées de brouillard

C'est l'heure où les esprits dansent le pogo nuptial

L'heure où les vieux kapos changent ma pile corticale

C'est l'heure où les morts pleurent sous leur dalle de granit

Lorsque leur double astral percute un satellite

 

 

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

 

Crucifixion avec la Vierge et dix-sept saints

Fra Angelico met des larmes dans mon vin

La piété phagocyte mes prières et mes gammes

Quand les tarots s'éclairent sur la treizième lame

On meurt tous de stupeur et de bonheur tragique

Au coeur de nos centrales de rêves analgésiques

On joue les trapézistes de l'antimatière

Cherchant des étoiles noires au fond de nos déserts

 

 

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

 

Je dérègle mes sens et j'affûte ma schizo

Vous est un autre je et j'aime jouer mélo

Anéantissement tranquille et délicieux

Dans un décor d'absinthe aux tableaux véroleux

Memento remember je tremble et me souviens

Des moments familiers des labos clandestins

Où le vieil alchimiste me répétait tout bas :

« Si tu veux pas noircir, tu ne blanchiras pas »

 

 

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

 

Je calcule mes efforts et mesure la distance

Qui me reste à blêmir avant ma transhumance

Je fais des inventaires dans mon Pandémonium

Cerveau sous cellophane coeur dans l'aluminium

J'écoute la nuit danser derrière les persiennes

Les grillons résonner dans ma mémoire indienne

J'attends le zippo du diable pour cramer

La toile d'araignée où mon âme est piégée

J'attends le zippo du diable pour cramer

La toile d'araignée où mon âme est piégée

 

 

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

Qui donc ?

 

Hubert-Félix THIEFAINE