12/03/2010
Jacques Dutronc hier soir au Zénith de Nancy
La pensée du jour :
« Je voudrais m'acheter
Une démocratie
Je voudrais m'acheter
Le meilleur d'une vie
Je voudrais m'acheter
De la liberté
Et puis un peu
De fraternité
On n'a pas ce genre d'articles
Vous vous trompez de boutique
Ici c'est pas la république »... Jacques Dutronc, "Madame l'Existence".
Dans la famille Dutronc, je demande le père ! Mais j'aime bien le fils aussi ! En tout cas, hier soir, c'était le papa qui passait au Zénith de Nancy et que, bien inspirée pour une fois, j'avais décidé d'aller voir.
Il arrive sur scène, se pose dans son fauteuil de cuir, puis se lève, et se lance dans un « Et moi, et moi, et moi » enjoué. Et la salle est électrisée. Suspendue à ses lèvres, sans cigare cette fois. Deux heures durant, Dutronc nous balade dans son répertoire. On réécoute avec joie les morceaux connus. Citons pêle-mêle :
-« L'hymne à l'amour (moi l'noeud) »,
-« Il est cinq heures, Paris s'éveille »,
-« Le plus difficile »,
-« Les cactus »,
-« Qui se soucie de nous »,
-« La fille du père Noël »,
-« Fais pas ci fais pas ça »,
-« Comment elles dorment »,
-« J'aime les filles »,
-« Gentleman cambrioleur »,
-« Sur une nappe de restaurant »,
-« La Compapade »,
-« On nous cache tout, on nous dit rien »,
-« Les playboys »,
-« Merde in France Cacapoum »,
-« Madame l'Existence »,
-« Le petit jardin » que 655321 espérait tant entendre hier soir,
-« L'opportuniste ».
Pas un seul temps mort. Des tas de surprises. Avant d'entonner « La Compapade », Dutronc prend le soin de distribuer au public des p'tits bidules destinés à faire du bruit ! Pour « Les cactus », il invite la salle à se lever, et c'est parti pour une joyeuse osmose entre l'artiste et ceux qui sont venus l'écouter. « Fais pas ci fais pas ça » donnera lieu à une version que l'on peut presque qualifier de rap.
Entre deux chansons, Dutronc s'exprime sur des tas de sujets. Qui le fâchent, qui lui tiennent à coeur, qui l'emballent. Et je constate une fois de plus avec joie que finalement, on a peut-être bien, avant tout, l'âge de ses enthousiasmes, et pas uniquement celui de ses artères...
Au bout de deux heures, Dutronc nous remercie d'avoir assisté à cette répétition et nous dit que le concert peut commencer. Et de repartir à zéro, avec « Et moi, et moi, et moi ! »
Finalement, il nous quitte quand même, et les musiciens et les choristes font de même, les uns après les autres. A un moment, Dutronc revient vite fait pour poser un écriteau sur la scène : « A demain ». On aimerait bien, franchement, on aimerait bien...
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