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28/03/2010

"Du fond de ton exil tu vois des processions de chiens à demi-fous qu'on relègue à la mort"...

La pensée du jour : "J'aborde à la douleur que je narguais du haut de mon bonheur factice". Franck VENAILLE, Capitaine de l'angoisse animale.

 

Toujours sur le thème de l'amour, voici une chanson que j'adore et que j'aimerais entendre sur scène un jour :

 

 

VENDOME GARDENAL SNACK

 

tu traînes dans mes nuits comme on traîne à la messe

quand on n’a plus la foi et qu’on ne le sait pas

quand on traîne à genoux aux pieds d’une prêtresse

à résoudre une énigme qui n’existe pas

et tu lèves les yeux quand passent les cigognes

qui vendent la tendresse le soir au marché noir

dans la rue des travelots t’as rencontré guignol

qui s’était déguisé en poète illusoire … / …

je t’autorise à me jeter (bis)

 

 

tu traînes ton ennui dans les rues de l’errance

et tu serres les poings au fond de tes envies

quand la ville dégueule son trop-plein d’impuissance

et nous jette trois sous d’espoir et d’infini

je laisse derrière toi des mégots de boyards

le cri d’une chanson et des bouteilles vides

au hasard de ma route entre deux quais de gare

je ne fais que passer, je n’aurai pas de rides … / …

je t’autorise à me jeter (bis)

 

 

du fond de ton exil tu vois des processions

de chiens à demi-fous qu’on relègue à la mort

tu vois des cathédrales qui affichent mon nom

pour un dernier concert à l’envers du décor

tu vois des échafauds qui tranchent l’innocence

et répandent la vie à trois mètres sous terre

où l’on voudrait aller quand on a joué sa chance

et qu’on reste k.o. la gueule au fond d’un verre … / …

je t’autorise à me jeter (bis)