07/07/2010
Chanson n°11 : "Le chant du fou"
La pensée du jour : "Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance.
Et je n'en reviens pas.
Cette petite espérance qui n'a l'air de rien du tout.
Cette petite fille espérance.
Immortelle". Charles PEGUY.
Aujourd'hui, je vous propose les paroles d'une chanson que j'affectionne particulièrement : "Le chant du fou". C'est pourtant une chanson à laquelle je ne pige "saintement que dalle", comme aurait dit Cohen ! Mais alors que dalle de chez que dalle ! Si l'un de vous peut m'éclairer un peu sur cette histoire d'alchimistes, je suis preneuse ! En même temps, quoi de plus précieux que le mystère ? Quoi de plus précieux qu'une chanson qui permet d'ouvrir des tas de vannes dans un esprit ? A chaque fois que j'écoute "Le chant du fou", j'ai toujours droit à de nouvelles images. L'une d'elles persiste en tout cas : je vois toujours un cimetière, sous la brume, un cimetière rempli d'êtres effrayants tout droit sortis de "La nuit des morts vivants" !! La façon dont HFT interprète cette chanson en concert, volume 2, par exemple, ajoute encore au mystère et à l'ambiance étrange qui règne sur tout ce chant du fou...
Le chant du fou
le fou a chanté 17 fois
les yeux croisés sur son perchoir
une vérité au bout des doigts
une lampe entre les mâchoires
le fou a chanté 17 fois
puis il est mort de désespoir
dans un champ de labiales carnivores
tous les tombeaux se sont ouverts
pour pouvoir passer le mort vainqueur
l'alcool s'est figé sur ton verre
ta cigarette tombe sur ton coeur
et tu cherches une vérité par-delà l'espace
ouais tu cherches une vérité par-delà l'espace
un autre fou sort de son trou
les yeux recouverts de poussière
de trois siècles passés chez Lucifer
un autre fou sort de son trou
et vient respirer la lumière
qui gerce les murs d'Hang-Tcheou
comme un grand coup de cimeterre
les feuilles tombent des cocas
et se répandent sur l'Occident
demain tu verras tous ces petits alchimistes
pulvériser un continent
et ta tête tombe de son socle de rêves
ouais ta tête tombe de son socle de rêves (3 fois).
Ah, Thiéfaine et les chiffres, toute une histoire ! Il y aurait un bouquin à écrire là-dessus ! Qui se lance ?! Pourquoi ce fou chante-t-il 17 fois, pas une de plus, pas une de moins ? Pourquoi cet autre fou a passé trois siècles chez Lucifer, pas un de plus, pas un de moins ? Je consulte mon grand et précieux livre des Symboles et signes ! Et voici donc ce qu'on y trouve pour le chiffre trois :
Le chiffre trois est sacré dans la plupart des religions. Les Egyptiens s'en remettaient à une puissante trinité divine (Isis, Osiris et Horus), à l'instar des Grecs et des Romains qui vénéraient Zeus, Poséidon et Hadès, ou Jupiter, Neptune et Pluton. Leurs attributs étaient, pour Jupiter, un foudre à trois branches, pour Neptune, un trident, et enfin, pour PLuton, un chien à trois têtes. Les hindouistes honorent la Trimurti (trois formes) composée de Brahma, le créateur, de Vishnou, le protecteur, et de Shiva, le destructeur. Les chrétiens croient en la Sainte-Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Dans l'islam, le trois symbolise l'âme humaine. Enfin, pour Pythagore, il exprime l'harmonie parfaite, étant la somme de l'unité (un) et de la diversité (deux).
Quant au 17, Evadné l'avait rapproché un jour des lames du tarot, je ne sais plus trop ce qu'elle avait écrit à ce sujet (c'est dans un des commentaires de ce blog, mais où au juste ?!! A propos, savez-vous que ce blog compte 3 691 commentaires ?!!!)
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