08/12/2010
Chanson n°57 : "Precox ejaculator"
La pensée du jour : "J'voulais t'offrir une nuit d'enfer
7, 5 sur l'échelle de Richter". Hubert-Félix THIEFAINE
PRECOX EJACULATOR
ne cherche pas d'où vient le vent
ce soir tu t'es trompée d'amant
et l'attaque du fourgon postal
se termine en bataille navale
devant une camomille-tilleul
je te laisse te finir toute seule
le garçon-vipère-vidéo
qui contrôlait tout mon réseau
a sauté sur la minut'rie
en câblant la copie-sosie
mais c'que j'en dis tu t'en bats l'oeil
je te laisse te finir toute seule
j'voulais t'offrir une nuit d'enfer
7, 5 sur l'échelle de Richter
mais j'ai tout donné en backchich
et je m'en retourne à la niche
la queue basse comme un épagneul
je te laisse te finir toute seule
précox éjaculator
scusi scusi mi amor
précox éjaculator
I am very confiteor
tu m'enverras tes pinkerton
pour m'éplucher tous les neurones
et m'enduire de plumes et de poix
direct au pressing du chinois
un ange passe équipé d'un treuil
je te laisse te finir toute seule
d'jà ton syndicat des langues mortes
a cloué une chouette sur ma porte
en m'interdisant désormais
d'chanter mes conn'ries en français
intérêt à boucler ma gueule
je te laisse te finir toute seule
précox éjaculator
scusi scusi mi amor
précox éjaculator
I am very confiteor
Remarque : à la fin du mois de décembre, il ne faudra pas que j'oublie d'aller consulter les statistiques détaillées de mon blog, histoire de voir si cette affaire d'éjaculateur précoce m'a amené des visiteurs inattendus !!!! Parfois, c'est vraiment édifiant d'aller regarder quels mots-clés ont permis d'arriver sur le Cabaret...
Question : savez-vous si d'autres chanteurs ont consacré une chanson à ce problème brûlant ? A ma connaissance, seul Thiéfaine a osé aborder la chose, mais peut-être que je me trompe ?
15:37 | Lien permanent | Commentaires (6)
Brune en concert au Hublot
La pensée du jour : "Je poursuis l'absolu. Comme il galope !" Louis SCUTENAIRE

Le matin, quand je le peux, j'écoute la chronique de Didier Varrod, « Encore un matin », sur France Inter. C'est tous les jours, du lundi au vendredi, entre 7h24 et 7h30 ! J'aime bien la façon dont Didier Varrod parle des artistes qu'il apprécie. Dernièrement, j'ai découvert grâce à lui Agnès Obel et ... Brune. Le matin où Didier Varrod en a parlé, en septembre ou en octobre, je ne sais plus très bien, il a tout de suite annoncé : « Je vous ai déjà parlé de Brune, je reviens à la charge parce qu'elle gagne à être connue ». Enfin, un truc dans le genre. J'écoute un extrait, deux extraits, trois peut-être. Et j'accroche. Je vais écouter quelques chansons sur Internet et je décide de me procurer rapidement l'album. Voilà.
Et ce soir, Brune passait en concert au Hublot, à Nancy, dans le cadre d'un festival qui vient de naître : le festival « Ring ». Le but : proposer, pendant la période de Saint Nicolas, des animations théâtrales, des concerts, des cabarets. Par exemple, hier soir, Romane Bohringer faisait une lecture au théâtre de la Manufacture. Et je l'ai loupée, pitoyablement, parce que je n'étais tout simplement pas au courant. Souhaitons donc : 1) que ce festival « Ring » se poursuive dans les années qui viennent, 2) qu'on en entende davantage parler, 3) que Brune revienne !!
Le concert s'est ouvert de façon magistrale sur la chanson à laquelle, sur l'album, va ma préférence : « L'araignée ». Brune arrive, elle se met au clavier, elle chante, sa voix et sa présence emplissent l'espace. J'ai des frissons partout ! Ce petit bout de femme a du chien ! On est tout de suite transporté par son charisme et ses chansons narrant de petites histoires communes à tous : le premier cheveu blanc que l'on découvre, horrifié, sur sa tête, les ex, l'amour qui se plante dans le décor, la fille qui ne se trouve pas assez bien pour celui qu'elle aime ... bref, quelle bouffée d'oxygène, on se sent moins seul ! Bien sûr, il y a aussi « Rupture song », une chanson que l'on entend assez fréquemment sur les ondes. J'étais bien étonnée qu'elle ne figure pas au programme, mais Brune l'a faite en rappel. Elle nous a même offert une très belle reprise d'une chanson de Depeche Mode.
On peut dire que les rangs étaient clairsemés ce soir. Et même qu'il n'y avait pas tellement de rangs. Nous étions en petit comité, entre nous, comme à une fête familiale où on se tiendrait tous bien chaud les uns les autres. Brune aurait mérité de faire salle comble. Cela viendra, je suis sûre qu'elle ira loin, avec ses grands yeux sombres qui contiennent des orages, des volcans, de la douceur aussi. Dans un an, qui sait, Brune ne pourra peut-être plus se permettre de venir signer des autographes après ses concerts ? Peut-être lui faudra-t-il s'entourer de quatre ou cinq armoires à glace qui tiendront à distance les fans en délire ? Je le lui souhaite, dans un sens. Mais Julien et moi, qui étions au concert intimiste du Hublot en ce 7 décembre 2010, nous pourrons dire : « Brune ? On lui a déjà parlé » !!!!!!
En tout cas, si de temps en temps mon avis (qui vaut ce qu'il vaut, qui n'est pas celui d'une professionnelle, loin de là, mais d'une passionnée, ça, certainement), si de temps en temps mon avis compte pour vous, foncez acheter l'album de Brune, offrez-le à Noël, parlez de cette fille autour de vous, faites-lui la pub qu'elle mérite ! Et aussi : écoutez Didier Varrod !!!!!!
"Je tisserai nos liens
Comme une araignée
Et chacune de mes toiles
Je les pose sur toi
Je tisserai nos liens
Jusqu'au dernier été
T'es là, tu vois, encore et toujours
Tu restes ici, toujours et tout l'temps
Tu restes toujours, encore et d'ailleurs
Je pense à toi, encore et toujours"...
00:45 | Lien permanent | Commentaires (7)








































