09/02/2013
Comme disait Aragon : "Il est permis de rêver. Il est recommandé de rêver".
La pensée du jour : "Aimer et mourir procèdent de la même connaissance, vont du même pas. Ce sont deux lueurs qui ne font qu'un seul feu, et sans doute est-ce pour cela que nous aimons si peu, si mal : il nous faudrait consentir à notre propre défaite". Christian BOBIN

Je ne sais pas s'il y a encore beaucoup de passage ici, pas plus que je ne sais s'il y a encore quelqu'un pour s'étonner de mon silence tout comme je m'étonne du vôtre, abyssal, inquiétant depuis de longues semaines. Sous la note dans laquelle je vous demandais vos impressions sur le concert de l'Olympia, seulement le commentaire de Lorelei2. Sous la note consacrée à La Grande Sophie, idem. Je sors de ma tanière aujourd'hui pour demander, à l'instar de Borniol, « y a quelqu'un ? » ou suis-je la fossoyeuse d'un blog à l'agonie ?
Il est vrai que je me suis un peu tenue à l'écart de la fin de la tournée. J'avais bien eu une invitation d'Evadné pour assister au dernier concert de l'Homo Plebis Ultimae Tour, mais je n'ai pas pu m'organiser pour y aller. Du coup, j'ai moins bluesé que d'autres sans doute en cette fin de partie... Je n'en espère pas moins, même si c'est prématuré, une prochaine actualité brûlante concernant HFT, un prochain CD, une autre tournée. Ben quoi ? Comme disait Aragon, « il est permis de rêver. Il est recommandé de rêver ».
En attendant que mes doux rêves prennent corps dans une réalité proche ou lointaine (ce sera selon le bon vouloir de l'ami Thiéfaine), je m'en retourne à mes premières amours. Birkin, que je vais aller écouter prochainement. Renaud, dont j'ai ressorti tous les albums pour m'apercevoir que je les connaissais encore par cœur pour la plupart. Hier, je n'ai pas regardé les Victoires de la Musique, mais j'ai appris avec joie que La Grande Sophie faisait partie des heureux élus. Et j'aurais bien aimé qu'une victoire soit décernée à Renaud, tiens, juste comme ça, pour le remercier de toutes les pierres qu'il a apportées au bel édifice de la chanson française. Une victoire pour la forme, même si cet artiste se terre pour l'instant dans le silence. Comme je déclare avec Aragon qu'il est permis de rêver, qu'il est recommandé de rêver, je veux croire qu'un jour prochain on entendra sur toutes les bonnes radios : « Voici le nouvel album de Renaud, Renaud qui partira bientôt en tournée dans toute la France ». Que monsieur Séchan nous revienne sous les traits d'un Renaud apaisé ou dans la peau d'un renard encore tout en vrac après tant d'années d'errances, nous serons là, fidèles au poste, nombreux, et moi la première, à l'accueillir les bras grands ouverts... On attend la suite !
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