02/01/2014
Toutes les fois où j'ai vu HFT (édition revue et augmentée !!)
La pensée du jour : "Comme la poussière, le temps tombe en petites miettes fines sur les meubles et sur mon cœur". Brigitte FONTAINE
Comme le veut la tradition (voir d'anciens billets postés ici), je fais aujourd'hui le point sur toutes les fois où j'ai vu HFT : 36 en tout. Zut, j'étais persuadée que je l'avais vu 40 fois !!! 36, ce n'est pas assez, j'en redemande !!
N'hésitez pas à mettre votre propre liste de concerts dans les commentaires, ou à me dire lesquels vous avez "faits" parmi ceux que je cite !
Vendredi 27 octobre 1995 : Salle des fêtes, Sarreguemines (57).
Mardi 24 novembre 1998 : Saint-Avold (57).
Jeudi 25 mars 1999 : Zénith, Nancy (54)
Dimanche 11 juillet 1999 : Eurockéennes, Belfort (90).
Mercredi 3 novembre 1999 : Salle Elsa Triolet, Longlaville (54).
Samedi 27 octobre 2001 : Galaxie, Amnéville (57).
Jeudi 13 décembre 2001 : Zénith, Nancy (54).
Samedi 3 août 2002 : Champ des lutins, Gomené (22) : Festival Délirock.
Vendredi 20 septembre 2002 : Les Arènes, Metz (57).
Samedi 25 octobre 2003 : Salle Rameau, Lyon (69) : hommage à Léo Ferré.
Mercredi 26 mai 2004 : Grand Théâtre, Dijon (21) : Histoire du soldat, Stravinsky.
Samedi 31 juillet 2004 : Festival de bouche à oreille, Savigna (39).
Mardi 16 novembre 2004 : Théâtre municipal, Thionville (57).
Mercredi 17 novembre 2004 : Salle Poirel, Nancy (54).
Jeudi 18 novembre 2004 : Théâtre de la Rotonde, Thaon-les-Vosges (88).
Jeudi 2 décembre 2004 : Arsenal, Metz (57).
Vendredi 10 mars 2006 : Rockhal, Esch-sur-Alzette (Luxembourg).
Samedi 18 mars 2006 : La Cigale, Paris.
Mardi 4 avril 2006 : Zénith, Nancy (54).
Jeudi 6 avril 2006 : Zénith, Dijon (21).
Dimanche 30 avril 2006 : salle Acropolis, Voujeaucourt (25).
Vendredi 11 août 2006 : festival du chien à plumes, Villegusien (52).
Samedi 7 octobre 2006 : Théâtre municipal, Béthune (62).
Vendredi 3 novembre 2006 : Théâtre de Champagne, Troyes (10).
Vendredi 17 novembre 2006 : Zénith de Paris.
Samedi 28 juin 2008 : Olympia de Paris, concert Thiéfaine / Personne.
Vendredi 11 juillet 2008 : Lac de Madine (55), concert Thiéfaine / Personne.
Mars 2011 : FNAC Saint Lazare, Paris.
Lundi 6 juin 2011 : La Flèche d'or, Paris.
Mercredi 19 octobre 2011 : Zénith, Nancy (54).
Samedi 22 octobre 2011 : Bercy, Paris.
Vendredi 18 novembre 2011 : Micropolis, Besançon (25).
Jeudi 8 mars 2012 : Galaxie, Amnéville (57).
Vendredi 20 avril 2012 : Salle des fêtes, Vandœuvre-lès-Nancy (54)
Vendredi 26 octobre 2012 : La Passerelle, Florange (57).
Samedi 21 décembre 2013 : Galaxie, Amnéville (57).
22:23 | Lien permanent | Commentaires (18)
31/12/2013
Hommage à Jean-Louis Foulquier
La pensée du jour : "Six milliards d'individus hurlant 'Je suis seul !', ça fait une jolie musique aux oreilles de Dieu". Brigitte FONTAINE
En ce dernier jour de l'année 2013, impossible de ne pas rendre hommage à Jean-Louis Foulquier, qui sut toujours faire un excellent accueil à des artistes comme Thiéfaine, Leprest, et bien d'autres... Je me souviens aussi de sa belle interprétation de "Tout c'qui est dégeulasse porte un joli nom"...
J'ai trouvé l'article suivant, signé Valérie Lehoux, sur Télérama.fr, je l'ai recopié intégralement :
Jean-Louis Foulquier s'est éteint ce mardi 10 décembre 2013, à l'âge de 70 ans. Animateur emblématique de France Inter et fondateur des Francofolies de La Rochelle, il laisse la chanson française orpheline.
Une image : la grande scène de La Rochelle, au soir du 17 juillet 2004, quand il tira sa révérence après vingt ans de Francofolies, entouré pour l'occasion de Renaud, Véronique Sanson, Alain Souchon, Zebda, Zazie, Voulzy, Kent, Maurane, Juliette, entre autres.
Une musique : Europa, par le saxophoniste argentin Gato Barbieri, qui servit 24 ans durant de générique à son Pollen.
Une voix : la sienne, aux profondeurs chaleureuses et aux tutoiements faciles, qui résonna sur France Inter pendant une quarantaine d'années.
Pour deux générations, au moins, Jean-Louis Foulquier aura été l'incarnation parfaite du « Monsieur chanson française ». Celui qui fit découvrir au grand public la scène bouillonnante, et turbulente, de l'après-rive gauche – les Higelin, Renaud ou Lavilliers qui, au mitan de la décennie 70, réinventaient la chanson française en la gorgeant d'impertinence, de rock ou de musqiues latines. Celui, aussi, qui savait transmettre aux plus jeunes l'amour des monstres sacrés nommés Ferré, Barbara ou Brassens, dont il connaissait les répertoires par cœur, et dont il soulignait sans cesse l'importance nonobstant les modes du moment. Celui, encore, qui aura accompagné les talents émergents durant des décennies, autant sur les ondes que sur le festival qu'il avait créé, dans son port natal de La Rochelle.
Brassens, Mouloudji, Aznavour, Barbara...
C'est donc là que l'histoire commença, en juin 1943. Est-ce parce qu'il avait grandi dans les embruns de l'Atlantique, qu'il aura toujours gardé une allure de marin – mâtiné de titi parisien ? Toujours est-il que Foulquier n'a pas 20 ans lorsqu'il ose larguer ses amarres rochelaises, pour tenter sa chance dans la capitale. Déjà, la chanson le titille. On le croise à L'Echelle de Jacob ou à La Villa d'Este, où se produisent Caussimon, Mouloudji ou Aznavour. Il enregistre même plusieurs 45 tours. Mais les temps sont aux yéyés, et la voix du jeune homme peine à percer. Le hasard et le besoin de gagner sa vie vont alors prendre des allures de destin : en 1965, il entre à France Inter en tant que ... standardiste. Peu à peu, il collabore à plusieurs émissions, ne s'imaginant pas encore dans la peau d'un animateur. Jusqu'à ce que la direction de la chaîne lui propose un créneau nocturne, entre 2 et 3 heures du matin.
En 1975, Foulquier s'y installe, et crée Studio de nuit. « Je voulais en faire le dernier cabaret de Paris. J'invitais de jeunes chanteurs que personne ne connaissait encore, et qui venaient avec leur guitare. » Un soir, l'animateur a la surprise d'y croiser Brassens, auditeur fidèle, venu incognito accompagner l'un de ses amis chanteurs. La rencontre est fondatrice : les deux hommes sympathisent ... tant et si bien que Brassens reviendra lors de chaque nouvelle saison, pour lancer l'émission, à la stupéfaction totale des animateurs « installés » de France Inter. « Pour moi qui n'étais encore qu'un débutant, ce fut essentiel. Brassens m'a donné la confiance qui me manquait. »
Suivront bien sûr d'autres rencontres (notamment avec Barbara, qui le marqua fortement), et d'autres émissions : Saltimbanques, Bain de minuit, Y a d'la chanson dans l'air... Et Pollen. Lancée en 1984, elle fut longtemps l'un des piliers des grilles d'Inter, et le rendez-vous incontesté de tous les amoureux de la chanson. A l'instar d'un José Artur, Foulquier s'impose alors chaque soir en « passeur » d'exception. Bon vivant, bon buveur (un peu trop, de son propre aveu), il a le don d'instaurer de la convivialité autour de son micro. Il aime les artistes, et cela s'entend. Il réalise souvent son émission en public, et hors les murs, dans un restaurant parisien proche de l'Olympia, au Théâtre du Sentier des Halles, au Palace, au Passage du Nord Ouest, au Divan du monde...
Higelin, Thiéfaine, Nougaro, Indochine...
En 1985, nouveau pas, et cette fois de géant : Foulquier crée les Francofolies dans son fief de La Rochelle. Higelin, Thiéfaine, les Rita Mitsouko, Diane Dufresne ou Zachary Richard sont de cette première édition. Nougaro, Sheller, Souchon, Renaud, Couture ou Indochine sont de la deuxième... Rien ne semble résister à Foulquier. Il fédère et a du flair. Il demande à Didier Varrod, alors au début de sa carrière, de l'épauler. Bien vu. Au fil des ans, son festival prend de l'ampleur. Tout en restant centré sur la chanson, il s'ouvre au hip-hop et s'aventure sur les terres de l'électro. Il essaime même à l'étranger, Bulgarie, Québec, Belgique, Argentine, Suisse, Allemagne – de ses tentatives étrangères, ne subsistent aujourd'hui que les Francos de Spa et celles de Montréal.
Pour Foulquier, l'aventure Francofolies durera 20 ans – il passe la main à l'issue de l'édition 2004. Sa vie à la radio se poursuit encore quelque temps. Pollen ayant adopté un rythme hebdomadaire à la fin des années 90, il lui adjoint en 2003 une courte quotidienne, Tous talents confondus, consacrée aux débutants. C'est son dernier fait d'armes sur France Inter. A la rentrée 2008, la station, alors dirigée par Frédéric Schlesinger,décide de mettre un terme à leurs 43 années de vie commune.
L'homme s'est donc retiré, à regret. De-ci, de-là, on le voyait encore faire l'acteur : sur les planches, dans une adaptation de La première gorgée de bière, ou devant les caméras, dans la série Xanadu – depuis les années 80, il avait régulièrement endossé de petits rôles pour le cinéma et la télévision. On l'entendait parfois pousser des coups de gueule (contre Ségolène Roayl, par exemple). On le savait également appliqué à peindre, ce qui l'apaisait, et à exposer des toiles aux couleurs vives. Mais c'est encore et toujours dans le monde de la chanson que, même absent, il restait le plus présent. Le 8 décembre 2013, lors du grand concert Inter-Générations célébrant les 50 ans de la station, plusieurs artistes avaient tiré leur chapeau à celui qui les avait soutenus dès leurs débuts. Quelques jours plus tôt, il nous avait raconté ses propres premiers pas à la radio, avec une reconnaissance mêlée de pudeur. Souvenirs d'un authentique passionné, qui aura su transmettre sa flamme.
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