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14/08/2016

Un article paru dans L'Est Républicain le 5 juin 2016

"Que sais-je ? La joie". Jacques LUSSEYRAN

 

C'était le dimanche 5 juin 2016, au lendemain du JDM. Dans L'Est Républicain, que j'avais acheté ce jour-là uniquement pour voir ce qui se disait de la prestation d'Hubert à Bulligny, je découvrais, à côté de l'article recherché, une photo montrant le visage de Vax, un fan de Thiéfaine que je connais bien. L'article parle beaucoup de lui (quel veinard !), sous son vrai nom (Grégory).

 

UN AIMANT NOMME THIEFAINE

Grégory et une poignée de fans de Thiéfaine étaient aux premiers rangs du concert d'hier soir au Jardin du Michel.

 

Il frissonne. A chaque entrée en scène d'Hubert-Félix Thiéfaine, Grégory est dans le même état. Et ça fait vingt ans que ça dure.

Hier soir l'arrivée sur la scène du chanteur jurassien vêtu de sombre - tête d'affiche de ce samedi au Jardin du Michel - n'a pas dérogé à la règle. Bras levé, Grégory, du haut de son 1, 85 m, saute et chante dès les premières notes d'En remontant le fleuve. La magie opère une nouvelle fois. L'habitant de Marainville-sur-Madon de 39 ans fait partie de cette quinzaine de fans qui suit Thiéfaine au fil de ses concerts donnés dans le Grand Est. Et même au-delà.

Si en 1996 il se déplaçait pour voir uniquement son idole, il s'est, depuis, lié à Alice, le guitariste nancéien présent aux côtés du chanteur depuis deux tournées. Aujourd'hui, Grégory va donc voir les deux hommes.

Cette tournée, c'est la sixième qu'il suit. Le concert donné hier soir, il le voit pour la septième fois. Sans se lasser.

Chez Thiéfaine, il aime sa façon de voir la société, la mort, l'amour et puis... "Si on est curieux, il y a toujours moyen de creuser ses textes".

Le chanteur et sa poésie agissent comme un aimant sur lui. Même au fil du show bien rodé qu'il joue en ce moment et où s'enchaînent d'anciens titres comme Alligator 427 - "écrit en 79 au retour d'une manif à Fessenheim", glissera Hubert-Félix à ses spectateurs - et les grands classiques comme Lorelei, 113ème cigarette sans dormir, Sentiments numériques revisités... Résilience zéro ? "C'est l'histoire de sa vie", confie Greg.

L'incontournable Fille du coupeur de joints se joue traditionnellement en morceau de rappel. Hier, c'est la seule qui a fait fuir le fan de la fosse. Il ne l'aime pas. Sûrement parce qu'elle est trop populaire. "C'est la seule que tout le monde connaisse !" Le trentenaire s'en accommode tout de même et l'écoute à quelques mètres de là, en commentant, les yeux rivés sur la star frileuse des médias. "Thiéfaine, c'est Baudelaire, c'est Rimbaud. Un hypersensible qui s'est fait tout seul".

Et à voir l'assemblée réunie hier à Bulligny, il n'est visiblement pas le seul à être ainsi attiré par ce phénomène nommé Hubert-Félix.

Article signé Stéphanie MANSUY

 

Et vous, c'est quand la ou les prochaine(s) fois que vous allez frissonner ? Pour moi, ce sera à Thionville le 15 octobre, puis à Paris le 19 novembre. "On the road again" !