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06/12/2007

Ma fille et ... tonton Beu

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Allez, aujourd’hui, après avoir évoqué Strindberg, je vais raconter ma p’tite vie ! Beaucoup d’entre vous savent de toute façon que j’ai une fille âgée de deux ans et presque neuf mois. Et que, fermement convaincue qu’il n’est jamais trop tôt pour être initié aux bonnes choses, je l’ai même trimbalée dès son plus âge à des concerts de Thiéfaine ! Oui, car sur la tournée 2004, j’étais enceinte. Je me souviens très bien qu’à cette époque, comme Hubert chantait « 542 lunes et sept jours environ » sur sa tournée en solitaire, j’avais redécouvert la beauté de cette chanson et l’écoutais très, très, très souvent ! Et me payais le luxe d’aller écouter Hubert plusieurs fois par semaine, parfois !

Bref… Ma fille est née en mars 2005. Sam et moi avons, bien sûr, toujours écouté Thiéfaine. C’est ainsi que notre petite puce nous a accompagnés, en octobre 2005, dans la découverte de « Scandale mélancolique ». Tout cela a dû faire son petit bonhomme de chemin dans la tête de la môme car, dès qu’elle a su parler, elle nous a réclamé des chansons de Thiéfaine. Et pas de n’importe quelle façon, s’il vous plaît ! Comme Sam et moi nous sommes connus à un forum de la FNAC où passait HFT, nous avons rebaptisé ce dernier « Tonton Hubert », afin que notre fille sache ce qu’elle lui devait (je ne sais d’ailleurs pas si elle le remerciera toujours, mais bon !!!). De fil en aiguille, pour notre Clara découvrant le langage, « Tonton Hubert » est devenu « Tonton Beu », ce qui nous a semblé finalement très approprié ! Et, régulièrement, Clara nous réclame du « Tonton Beu ». Si nous avons le malheur de lui proposer Henri Dès, c’est tout juste si elle ne nous dit pas que ce n’est plus de son âge !!! « Non, je veux Tonton Beu », répète-t-elle à tue-tête. Souvent, elle veut « la chanson du bébé » (« Mathématiques souterraines », parce que « laisse allumé, bébé ») ou bien celle du clown (« Confessions d’un never been »). Parfois, c’est un peu plus insaisissable. Dernièrement, lorsqu’elle m’a réclamé plusieurs fois « Metzalise », je n’ai pas pigé illico qu’il s’agissait de « When Maurice meets Alice » !

Bien évidemment, Clara a découvert, elle aussi, « Amicalement blues ». Elle adore « Avenue de l’amour », et je trouve cela très drôle qu’une enfant de même pas trois ans me dise régulièrement « je veux ‘avenue de l’amour’, maman » ! Et j’adore la façon dont elle a renommé « Emeute émotionnelle » : pour elle, c’est « Avimetyou ». J’ai mis du temps à comprendre, là aussi. Mais quand Clara s’est mise à entonner « Avimetyou, et tu me fais si mal », je me suis dit « mais oui, mais c’est bien sûr » !!!

Thiéfaine a dit une fois dans une interview que les enfants étaient de vrais poètes… J’en suis persuadée aussi !

Strindberg (suite)

La pensée du jour : "L'amour meurt... tu crois?

Comme meurent les fleurs... Tu crois?

L'amour ment... Tu crois?

Comme mentent les gens... Tu crois?

L'amour va... l'amour va...

Comme vont les rivières

On ne sait pas... On ne sait pas...

On ne sait rien on ne sait rien sur terre", Léo FERRE.

 

Voici donc encore quelques informations sur Strindberg. Elles sont toujours empruntées au Dictionnaire des auteurs, mais pour tout le passage sur la relation entre l'auteur suédois et Harriet Bosse, j'ai dû creuser un peu. J'ai trouvé des pistes sur Internet, notamment sur un blog : http://theatrepassion.blogspirit.com/

La crise d’Inferno amena une profonde transformation dans la vie spirituelle de Strindberg. Le poète rompit complètement avec le positivisme ; en matière d’art, il chercha des voies nouvelles. Partout il crut découvrir des correspondances mystérieuses entre certains signes apparents et les événements qui suivent. Il se crut victime de forces occultes, les Puissances. Il lut avec passion la Bible, les écrits bouddhiques, fut impressionné par l’évolution de Huysmans et de Johannes Jörgensen. Toutefois il ne se convertit pas au catholicisme. En matière de religion, il resta, jusqu’à la fin de sa vie, partisan d’un syncrétisme hardi (syncrétisme : système philosophique ou religieux qui tend à faire fusionner plusieurs doctrines différentes). Ce syncrétisme, très favorable à ses combinaisons poétiques, risque de dérouter tout exégète qui chercherait à cerner de plus près les opinions et la foi de Strindberg.

 

Après sa guérison –à l’exception de quelques mois passés à Paris, de  l’automne 1897 au printemps 1898- l’écrivain demeura à Lund jusqu’à l’été 1899 : il s’installa alors à Furusund, dans l’archipel de Stockholm. Puis il s’établit à Stockholm, ville qu’il ne quitta plus jusqu’à sa mort, si l’on excepte un bref voyage au Danemark et une visite à Berlin en 1901, ainsi que quelques villégiatures d’été à Furusund. La crise d’Inferno avait donné un coup de fouet à Strindberg, qui produisit beaucoup pendant le séjour à Lund et les premières années qui suivirent son retour à Stockholm. Il consigna ses douloureuses expériences dans les récits Inferno, Légendes et le Combat de Jacob ; elles lui fournirent aussi une matière à la trilogie du Chemin de Damas. On retrouve l’écho de ses déceptions anciennes ou récentes dans l’Avent (1898) et La Danse de mort (1899), drame qui semble se relier à l’inspiration naturaliste tout autant qu’au courant « mystique ». Strindberg se tourna de nouveau vers le passé national qu’il avait quelque temps négligé, avec une série de drames historiques, la Saga des Folkung, Eric XIV, Gustave Vasa et Gustave-Adolphe, et plus tard Charles XII, Christine et Gustave III.

 

Strindberg menait à Stockholm la vie d’un misanthrope solitaire. Cependant, séduit par la grâce d’une jeune actrice norvégienne, Harriet Bosse, qui interprétait le rôle de la Dame dans Le Chemin de damas, il demanda sa main et épousa la jeune femme le 6 mai 1901. Assez rapidement, la présence d’une femme auprès de lui sembla au poète une limitation totale de sa liberté individuelle. Entre les deux artistes, le mariage fut orageux et traversé de violentes disputes, de départs et de retours. C’est au lendemain d’un de ces retours de sa jeune femme, après quarante jours d’absence, que Strindberg écrivit Le Songe, qui marque peut-être le sommet de son œuvre dramatique.

 

La naissance d’une petite fille en mars 1902 n’apporta pas la paix au ménage. Querelles et réconciliations se succédèrent et, en 1903, Harriet Bosse et sa fille déménagèrent. Les relations ne furent pas rompues pour autant : la mère et la fille continueront longtemps à voir le poète et les deux époux à rompre et à renouer même après le divorce, prononcé en 1904, jusqu’au printemps 1908, où Harriet Bosse se remariera.

 

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 Harriet Bosse

 

Maintenant, au regard de toutes ces informations, comment peut-on interpréter ces mots : "à une autre banale Harriet Bosse, à une autre mécanique féminine vénale"? Et le titre de la quatrième chanson de l'album "Amicalement blues", "Strindberg 2007"? Franchement, pour le moment, je ne vois pas. Et vous?