25/02/2007
Réunion Thiéfaine
La pensée du jour : "Je t'aimerai, le temps de voir dans ce grain de beauté une verrue", Jules RENARD.
Alors, ce matin, il y a du nouveau concernant notre petite réunion ... non pas Tuperware, mais Thiéfaine!! C'est pourquoi je me permets de retarder encore le moment de mettre ici la suite et la fin des paroles d'"Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable".
Il me faut très rapidement une liste des personnes qui viendront à notre réunion le 31 mars. Inscrivez-vous directement sur le blog, c'est plus pratique pour moi. Dites si vous comptez faire quelque chose ce jour-là ou si vous assisterez simplement à cette petite manifestation. Dès que j'aurai le nombre exact de participants, je vous demanderai de bien vouloir m'aider à faire un petit programme. Ce matin encore, j'ai reçu un coup de fil de quelqu'un qui est prêt à dire quelques textes de Thiéfaine ou prêt à accompagner à l'harmonica une personne qui dirait des textes. Plutôt sympa, non? Notre projet prend forme, je suis électrique!
Quelques précisions encore :
-Il semblerait qu'il soit très difficile de se garer aux abords du restaurant (je le dis surtout pour Yoann), à moins de venir aux aurores!
-Le restaurant nous accueille chaleureusement, mais il serait évidemment sympa de faire marcher la boutique en consommant un peu ce jour-là. Pour ceux qui le souhaitent, il y aurait moyen de se retrouver à midi, dans ce restaurant, avec quelques personnes de l'association qui nous accueille. Pour ma part, je serai certainement de la partie, et mon homme aussi. Dans votre commentaire-inscription, vous pouvez également préciser si vous comptez manger avec nous.
-Si possible, j'aimerais prolonger la magie le soir encore, tant qu'à faire! J'espère vivement que nous nous ferons une "après-réunion", tout comme il y eut, le 17 novembre, un très bel "après-Zénith"!
11:45 | Lien permanent | Commentaires (40)
22/02/2007
Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable
La pensée du jour : "Tous ceux qui meurent, songe-t-il, on leur a pourtant souhaité la bonne année. A eux d'apprécier l'ironie", René FALLET.
Et voici à présent les deux premiers couplets de l'épatant "Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable" :
« Coupable, coupable
J’me sens coupable d’avoir assassiné mon double dans le ventre de ma mère et de l’avoir mangé j’me sens coupable d’avoir attenté à mon entité vitale en ayant tenté de me pendre avec mon cordon ombilical j’me sens coupable d’avoir offensé et souillé la lumière du jour en essayant de me débarrasser du liquide amniotique qui recouvrait mes yeux la première fois où j’ai voulu voir où j’en étais j’me sens coupable d’avoir méprisé tous ces petits barbares débiles insensibles, insipides et minables qui couraient derrière un ballon dans les cours de récréation, et j’me sens coupable d’avoir continué à les mépriser beaucoup plus tard encore alors qu’ils étaient déjà devenus des banquiers, des juges, des dealers, des épiciers, des fonctionnaires, des proxénètes, des évêques ou des chimpanzés névropathes j’me sens coupable des lambeaux de leur âme déchirée par la honte et par les ricanements cyniques et confus de mes cellules nerveuses
J’me sens coupable, coupable !
J’me sens coupable d’avoir été dans une vie antérieure l’une de ces charmantes petites créatures que l’on rencontre au fond des bouteilles de mescal et d’en ressentir à tout jamais un sentiment mélancolique de paradis perdu j’me sens coupable d’être tombé d’un tabouret de bar dans un palace pour vieilles dames déguisées en rock-stars, après avoir éclusé sept bouteilles de dom pé 67 dans le seul but d’obtenir des notes de frais à déduire de mes impôts j’me sens coupable d’avoir arrêté de picoler alors qu’il y a des milliers d’envapés qui continuent chaque année à souffrir d’une cirrhose ou d’un cancer du foie ou des conséquences d’accidents provoqués par l’alcool de même que j’me sens coupable d’avoir arrêté de fumer alors qu’il y a des milliers d’embrumés qui continuent chaque année à souffrir pour les mêmes raisons à décalquer sur les poumons en suivant les pointillés et j’me sens aussi coupable d’être tombé de cénobite en anachorète et d’avoir arrêté de partouzer alors qu’il y a des milliers d’obsédés qui continuent chaque année à souffrir d’un claquage de la bite, d’un durillon au clitoris, d’un anthrax max aux roubignolles, d’une overdose de chagatte folle, d’un lent pourrissement scrofuleux du scrotum et du gland, de gono, de blenno, de tréponèmes, de chancres mous, d’HIV ou de salpingite »
Ici, un petit bilan lexical s’impose, vous ne trouvez pas ?
cénobite : moine qui vit en communauté (par opposition à « anachorète »).
anachorète : moine ermite vivant dans la solitude / litt. Personne qui mène une vie retirée.
durillon : callosité se produisant à la plante des pieds, consécutive aux frottements ou à une déformation. (Du coup, ici, à décalquer sur le clitoris … en suivant les pointillés !!!)
anthrax : réunion de plusieurs furoncles.
chagatte : alors là, mon petit Larousse sèche !
scrofule : maladie des écrouelles (lésions cutanées dues aux adénites tuberculeuses chroniques, atteignant surtout le cou. Les rois de France étaient censés guérir les écrouelles par attouchement, le jour de leur sacre).
scrotum : enveloppe cutanée des bourses ; les bourses elles-mêmes.
gono = gonocoque : bactérie diplocoque, voisine du méningocoque, responsable de la blennoragie.
blenno = blennoragie : maladie sexuellement transmissible due au gonocoque, provoquant l’inflammation de certaines régions de l’appareil uro-génital (urètre, prostate et vessie chez l’homme ; vessie et col de l’utérus chez la femme).
tréponème : bactérie du genre des spirochètes, telle que l’agent de la syphilis.
chancre mou : MST d’évolution bénigne. Chancre : ulcération de la peau et des muqueuses, due généralement à une MST.
salpingite : inflammation d’une trompe utérine.
La suite du texte demain ! Cet « exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable » fait partie de mes chansons préférées dans l’œuvre de Thiéfaine !
En attendant, bon appétit, bien sûr !!!!
11:45 | Lien permanent | Commentaires (15)








































