17/07/2010
Chanson n°15 : "L'homme politique / le roll-mops et la cuve à mazout"
tu redescends chez ton opium
y retrouver tes soeurs perdues
tes chimpanzés qui nous déloquent
dans les pissotières du salut
chez les vieilles qui trafiquent le spleen
t'as bouffé tes nerfs et tes nuits
et maintenant tu cherches une combine
pour domestiquer nos envies
oh, papa ! t'as encore frisé l'overdose
tellement le pouvoir ça te shoote
t'es aussi coincé qu'un roll-mops
tombé dans une cuve à mazout
tes militants parcourent les foires
tournant leur orgue à rédemption
mais coincés dans cette vieille histoire
à quoi nous servent tant d'illusions
Moïse qui a perdu la foi
joue le veau d'or au strip-poker
et Jésus descend de sa croix
en faisant claquer sa portière
oh, papa ! tes militants réclament leur dose
t'as qu'à leur montrer tes biroutes
t'es aussi coincé qu'un roll-mops
tombé dans une cuve à mazout
tu redescends la même rue,
la même histoire, le même jeu
les maîtres des voies sans issue
t'ont offert un combat foireux
à quoi bon contrôler le vent
quand il souffle sur les musées ?
t'es comme une godasse d'émigrant
au milieu d'un bouquet fané
oh, papa ! tu tournes en rond dans ta psychose
t'es qu'un dealer de black-out
t'es aussi coincé qu'un roll-mops
tombé dans une cuve à mazout
te voilà chez les suburbains
bouffon d'une reine sanguinaire
avec le masque de Caïn
et les doigts sur un revolver
et tu remets ta panoplie
d'équarrisseur intérimaire
t'immoles pour nous Iphignénie
aux rayons des soupes populaires
oh, papa ! y'a du sang chez les Meinhof
mais fais gaffe à la dernière goutte
t'es aussi coincé qu'un roll-mops
tombé dans une cuve à mazout
oh, papa ! y'a du sang chez les Meinhof
mais fais gaffe à la dernière goutte
on est des milliers dans nos boxes
à te préparer la déroute
oh, papa...
Pas d'idée pour la pensée du jour aujourd'hui ! Je crois avoir "fait" mes trois carnets de citations, depuis le temps ! Alors, pour une fois, c'est à vous de donner une pensée du jour, d'accord ?! J'attends vos idées !
09:52 | Lien permanent | Commentaires (23)
15/07/2010
Chanson n°14 : "La môme kaléidoscope"
La pensée du jour : "Et regardez ceux qui vont foudroyés
Sans coeur dans leur poitrine
Mais qu'espéraient-ils et qui ne vint pas
Quels astres, quelles fêtes". Louis ARAGON
La môme kaléidoscope
j'suis la môme kaléidoscope
celle qui faisait son numéro
tous les soirs devant le juke-box
pour les beaux dollars des gogos
j'avais tous les macs à mes pieds
et tous les clients qui lorgnaient
j'étais la reine du pavé
et l'oseille ça dégringolait
mais l'ombre des plaisirs s'enfuit
toujours plus loin vers l'inconnu
on m'a reléguée dans la nuit
au milieu des vieux tas d'invendus
j'suis la môme kaléidoscope
c'est moi qu'j'faisais l'trottoir d'en face
du temps où j'avais dans le carrosse
une chatte qu'était pas radada
et je carburais du siphon
à détraquer tous les gravos
qui v'naient s'faire graisser leur oignon
avant d'replonger au boulot
mais la brume est tombée trop vite
en oubliant les chats perdus
on m'a reléguée dans la nuit
au milieu des vieux tas d'invendus
j'suis la môme kaléidoscope
j'avais des robes à 200 sacs
et c'était pas dans le Viandox
qu'on pouvait m'voir planquer mon trac
j'en ai connu des gigolos
qu'en pinçaient maxi pour mes miches
qui m'offraient la vie de château
et le foie gras dans mes sandwiches
mais les pavots se sont flétris
dans les champs du dernier salut
on m'a reléguée dans la nuit
au milieu des vieux tas d'invendus
j'suis la môme kaléidoscope
j'avais des actions dans l'bitume
mais j'taillais même celle du clodo
qu'avait jamais l'ombre d'une thune
j'étais la Sainte Vierge des paumés
la p'tite infirmière des fantômes
j'racommodais les yeux crevés
j'rafistolais les chromosomes
mais le passé n'a pas d'amis
quand il vient lécher les statues
on m'a reléguée dans la nuit
au milieu des vieux tas d'invendus
j'suis la môme kaléidoscope
mais j'ai plus d'couleurs à la peau
les mecs m'ont sucée jusqu'à l'os
sans même me lâcher du magot
j'habite rue des amours lynchées
et je peux voir de mon grabat
d'autres mômes se faire défoncer
pour des clopes et de la coca
tu peux venir là où je suis
l'ennui c'est que je ne suis plus
on m'a reléguée dans la nuit
au milieu des vieux tas d'invendus
11:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
13/07/2010
Chanson n°13 : "Court-métrage"
La pensée du jour : "Un nouvel amour installe une nouvelle perspective; on juge différemment, on réécrit sa vie passée - on s'éloigne". François TAILLANDIER
COURT-METRAGE
Comme dans un film américain
elle est descendue à 9 heures
de sa voiture décapotable
elle a dîné d'un hamburger
et d'un ice-cream jambom-banane
comme dans un film américain
je me suis allumé du cigare
j'ai travaillé sous mon chapeau
en me disant mon vieil Edgar
cette nana tu l'as dans la peau
comme dans un film américain...
comme dans un film américain
dans son rocking-chair Ségalot
elle a pris un cocktail indien
en croisant les jambes si haut
qu'on lui voyait le bout des seins
comme dans un film américain
je m'approchai d'elle à pas de loup
je lui dis : "baby I love you"
elle m'a répondu :
"mais moi j't'emmerde"
tout comme dans un film français
Tant que j'y suis, je case tout de suite ici "Dernière station avant autoroute", qui n'est pas répertoriée comme une chanson à part entière sur le CD. Regardez la liste des titres : on passe directement de "Court-métrage" à "La môme kaléidoscope".
DERNIERE STATION AVANT L'AUTOROUTE
on s'est aimés dans les maïs
t'en souviens-tu mon Anaïs ?
le ciel était couleur de pomme
et l'on mâchait le même chewing-gum
Question : Parmi vous, quelqu'un sait-il ce qu'est un rocking-chair Ségalot ? "Rocking-chair," ok, je veux bien, mais "Ségalot" ?!!
15:34 | Lien permanent | Commentaires (7)










































