24/12/2011
Suppléments de mensonge, chanson n°10 : "Les ombres du soir" (mais pas seulement)
La pensée du jour : "Que de tempêtes en moi, de vins ivres, et de roses, et d'éclats. Que de vents fous rageurs". Louis CALAFERTE
La note d'aujourd'hui pourrait s'intituler "toutes les fois où je verrai encore HFT" !!! Un grand souhait pour 2012 : voir Hubert, encore et toujours ! J'ai déjà mes billets pour le concert du 8 mars au Galaxie d'Amnéville et pour celui du 20 avril à Vandoeuvre-lès-Nancy. Et j'espère que l'année 2012 sera parsemée de surprises, que parfois je trouverai "la fréquence que je n'attendais pas", qui sait ?! Il m'est déjà arrivé d'aller en vacances dans un coin paumé du Jura ou de la Bretagne et d'y découvrir une affiche annonçant un concert d'Hubert à Trifouillis-la-montagne ou à Trifouillis-sur-mer ! J'y crois !! Et vous, des souhaits bien précis pour 2012 ?
En attendant la reprise de la tournée, voilà de quoi nous réchauffer dans notre attente impatiente : "Les ombres du soir". Une chanson qui revêt toute sa puissance sur scène. Je pourrais l'écouter - sans me lasser - des milliers de fois, les yeux fermés, avec des images de marais et de serpents logées dans la tête... Il faudra que je relise La Vouivre un de ces quatre.
Suppléments de mensonge, Chanson n°10 : Les ombres du soir
elle dort au milieu des serpents
sous la tonnelle près des marais
les yeux au-delà des diamants
qu’elle a incrustés dans ses plaies
elle dit c’est pas Saint Augustin
qui joue du violon dans les bois
& Paganini encore moins
ça semble étrange mais je la crois
j’ai rien entendu par ici
depuis des siècles & ma mémoire
au fil des brouillards & des nuits
se perd dans les ombres du soir
là-bas, plus loin coule une rivière
qui nous sert de démarcation
enfin j’veux dire pendant les guerres
quand on a une occupation
les spectres des morts lumineux
se promènent la nuit sous les saules
& ceux qu’oublient de faire un voeu
en perdent soudain leur self contrôle
on les r’trouve collés à la pluie
depuis des siècles & ma mémoire
au fil des brouillards & des nuits
se perd dans les ombres du soir
j’ai vu pas mal de filles tomber
souvent là-bas du haut du pont
& faire semblant de se noyer
en chevauchant leurs illusions
elle, elle me fixe tendrement
elle caresse un aspic & dit
rien vu de tel depuis longtemps
oh non, rien de tel, mon ami
pas vu de telles orgies ici
depuis des siècles & ma mémoire
au fil des brouillards & des nuits
se perd dans les ombres du soir
au souffle brumeux des vipères
elle me montre du doigt la sphaigne
où tritons, salamandres en guerre
se battent au milieu des châtaignes
tu sais déjà me murmure-t-elle
qu’il faut séduire pour mieux détruire
& dans un geste & des bruits d’ailes
elle disparaît dans un sourire
puis elle revient & me poursuit
depuis des siècles & ma mémoire
au fil des brouillards & des nuits
se perd dans les ombres du soir
hm … elle joue avec ses serpents
sous la tonnelle près des marais
mais ses visions ne durent qu’un temps
& le temps lui-même disparaît
les heures se courbent dans l’espace
& tournent autour d’un monde ancien
où les lunes s’estompent & s’effacent
en glissant sur un flux sans fin
d’aucuns en cherchent la sortie
depuis des siècles & ma mémoire
au fil des brouillards & des nuits
se perd dans les ombres du soir
Il y a très longtemps, je vous avais demandé de vous livrer à un petit jeu ici : me citer vos plus beaux plantages dans les paroles d'HFT. J'avais dû commencer par un des miens : "le futur te sniffe par le bout, te plantant sur un long tréteau" !! Cela m'évoquait de drôles d'images. Parce qu'un type empalé sur un long tréteau, c'est assez sordide !!!
Aujourd'hui, je vous propose de découvrir les petites confusions d'Aclh. C'est par ici :
http://perlicuisine.canalblog.com/
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