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24/01/2012

Deux bonnes nouvelles

La pensée du jour : "L'allemand est une langue injustement décriée". Gérard MORDILLAT

 

 

Nous, les doux dingues qui suivons fiévreusement HFT depuis de longues années, qui sommes toujours prêts à commettre toutes les folies pour avoir le plaisir de voir le Jurassien sur scène, nous avons bien des raisons d'ouvrir une bouteille de vin jaune en ce début d'année ! Premièrement, Thiéfaine sera à l'Olympia le jeudi 22 novembre. Les billets seront mis en vente samedi prochain, dès 10h du matin. Et je serais bien curieuse de savoir combien il s'en vendra ne serait-ce qu'en deux heures de temps... Pour ma part, j'hésite : dois-je acheter mon billet maintenant, alors que je ne sais même pas quel sera mon emploi du temps de l'année scolaire 2012-2013 ? Ce serait un peu fou, non, de me procurer le délicieux Sésame dans quelques jours ?! Mais ne serait-ce pas plus fou encore de ne pas l'acheter et de risquer de me retrouver le bec dans l'eau plus tard ? Je cogite sec, je vous le dis ! En même temps, d'une façon générale, en ce qui concerne HFT, j'ai rarement cogité très longtemps, préférant ici donner la priorité aux élans du cœur !!!

 

« Premièrement », disais-je. C'est donc qu'il y a un deuxièmement. Oui, même s'il a tardé à venir ! Deuxièmement, donc, dans la liste des réjouissances de ce début d'année : le 3 mars prochain seront célébrées les Victoires de la musique. HFT apparaît dans plusieurs catégories : « Spectacle / tournée de l'année » avec son « Homo Plebis Ultimae Tour », « artiste masculin de l'année » et « album de l'année » avec Suppléments de mensonge.

 

Ces Victoires de la musique vont venir réparer de malheureux oublis médiatiques, je vous le dis ! Moi qui avais pris la ferme résolution de ne plus m'embarrasser la vie avec cette foutue télé, et encore moins avec les Victoires de la musique, souvent trop conventionnelles à mon goût, pour ne pas dire consensuelles, je suis la première à dire aujourd'hui : « tous à nos postes de télévision le 3 mars ! »

 

 

Allez, pour finir, un peu de Sylvia Plath (encore un extrait des Journaux : les lignes qui suivent ne sont pas très gaies, mais permettent de pénétrer davantage dans l'âme de cette femme) :

 

« Je ne peux me contenter de ce travail colossal que représente le fait de simplement vivre. Oh non, il faut que j'organise la vie en sonnets et sextines, et procure un réflecteur verbal à l'ampoule de soixante watts que j'ai dans la tête. L'amour est une illusion, mais j'y succomberais volontiers si je pouvais y croire. Tout à présent semble lointain et triste et froid, comme un morceau de schiste au fond d'un canyon – ou bien alors chaud, proche et sans discernement, comme le cornouiller rose. Si seulement je pouvais penser clairement et brillamment, vivre, aimer et le dire bien, dans de belles phrases. Si seulement je pouvais un jour savoir qui je suis, et pourquoi j'accepte ainsi quatre années à être nourrie, logée, rendre des devoirs et passer des examens, sans m'interroger plus que ça. Je suis fatiguée, banale, et voilà que non seulement je deviens monosyllabique, mais tautologique en plus. Demain est un autre jour vers la mort (qui ne pourra jamais m'arriver parce que je suis « je » - qui s'écrit comme invulnérable). Avec du jus d'orange et du café, même un embryon de suicide s'éclaire sensiblement ».