22/04/2007
Petite parenthèse
Oui, petite parenthèse dans la présentation de la vie de Romain Gary. Je viens d'envoyer à Eric Issartel un compte rendu de la réunion du 31 mars, ainsi que deux photos faites par Jean-Jacques ce jour-là. Je maintiens mon idée, qui était de vous demander, à vous qui étiez présents ce jour-là, d'écrire quelques lignes sur vos impressions, etc. Vous me les postez en commentaires, et je fais la suite (c'est-à-dire que je transmets à Eric). Cela vous convient-il?
Evadné, je pourrais prendre les quelques lignes que tu m'as envoyées en message privé et les mettre aussi en "ornement" autour du compte rendu que j'ai fait. Serais-tu d'accord?
N'en oublions pas la pensée du jour : "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années : on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal", général Mac Arthur (j'aime tant ce texte qu'un jour je le mettrai ici dans son intégralité!).
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21/04/2007
Romain Gary encore
La pensée du jour : "Lila s'était arrêtée de chanter; elle jouait avec sa chevelure et ses yeux, si bleus qu'il devait en coûter au ciel", Romain GARY.
Suite de la chronologie commencée hier :
De 1946 à 1951 : Nommé secrétaire et conseiller d’ambassade à Sofia, Bulgarie. Nommé à Berne, puis à la Direction d’Europe au Quai d’Orsay. Publication de Tulipe (1946) et du Grand Vestiaire (1949).
De 1957 à 1961 : Chargé d’affaires en Bolivie, puis consul général à Los Angeles. Sous le pesudonyme de Fosco Sinibaldi, publication de L’homme à la colombe (1958). Sous le nom de Gary, mais écrit d’abord en anglais, Lady L.Gary disait que le personnage de Lady L. était probablement –avec le Morel des Racines du ciel- le personnage dans lequel il avait mis le plus de lui-même. En 1960, paraît La promesse de l’aube –« un livre sur ma mère »- et, en 1961, est publiée la pièce de théâtre Johnnie Cœur.
De 1961 à 1969 : Quitte la diplomatie. Négocie un divorce avec Lesley, tandis que se développe sa relation avec l’actrice Jean Seberg avec qui il aura un fils, Diego, en 1962.
Parcourt le monde pour le compte de différentes publications américaines. Il réalise deux films : Les oiseaux vont mourir au Pérou (1968) et Kill (1972). Se consacre intensément à l’écriture. Gary publie en anglais deux romans qui deviendront en français un diptyque, La comédie américaine : Les mangeurs d’étoiles (1966, roman dont Thiéfaine aime citer la phrase « Un idéaliste, c’est un fils de pute qui pense que la terre n’est pas un endroit assez bien pour lui ») et Adieu Gary Cooper (1969). Puis il entame une trilogie, Frère Océan.
1967 : La danse de Gengis Cohn.
1968 : La tête coupable.
Petit mot pour Tommie : je suis en train de relire Vie et mort d'Emile Ajar, de Romain Gary. J'ai trouvé pas mal de pistes intéressantes qui peuvent expliquer son désir de changer de peau. Je t'en dirai plus dans quelques jours!
13:51 | Lien permanent | Commentaires (1)
20/04/2007
Romain Gary
La pensée du jour : "Je peux encore tout rater, disait Lila, je suis assez jeune pour ça. Quand on vieillit, on a de moins en moins de chances de tout rater parce qu'on n'a plus le temps, et on peut vivre tranquillement en se contentant de ce qu'on a raté déjà. C'est ce qu'on entend par 'paix de l'esprit'. Mais quand on n'a que seize ans et qu'on peut encore tout tenter et ne rien réussir, c'est ce qu'on appelle en général avoir de l'avenir", Romain GARY (Les cerfs-volants).
Depuis de nombreuses années, je ne jurais que par mon Dictionnaire des auteurs, cité maintes fois ici ! Ce soir, je m’aperçois qu’il présente une faille (d’ailleurs il me semble que je m'en étais déjà rendu compte mais l’avais oublié) : il ne mentionne pas le grand, le merveilleux, l’unique Romain Gary !! Peut-être que les rééditions plus récentes ont remédié à cette immense carence. A vérifier.
Je pense avoir dit en long, en large et en travers ma passion pour l’œuvre de Romain Gary. Un jour, j’ai appris, à ma grande stupéfaction, que l’ami Thiéfaine nourrissait lui aussi une grande admiration pour l’œuvre de ce monsieur. Récemment, sur le « Petit Hubert illustré », Daniel a expliqué « Adieu Gary Cooper », phrase que l’on entend dans « Soleil cherche futur », de Thiéfaine, mais aussi phrase-titre d’un roman de Gary. Que je n’ai pas lu. A faire ! D’ailleurs, je suis ravie de pouvoir me dire qu’à l’heure actuelle il me reste encore bien six livres de Gary à découvrir !
Voici donc quelques repères biographiques concernant Gary. En ce moment, je me « gargaryse » de nouveau à fond la gomme et les manettes, puisque je me suis offert les entretiens de l’écrivain avec André Bourin. A écouter en boucle ! Aller bosser avec la voix de Gary pour compagne, cela donne des ailes !
1914 : Naissance à Wilno, Lituanie (le 8 mai selon le calendrier julien, le 21 mai selon notre calendrier grégorien), de Roman Kacew.
Enfance en Russie, retour à Wilno, puis début d’un nouvel exil en Pologne.
1928 : Arrive en France, à Nice, avec sa mère Mina (séparée de son mari).
Etudie au lycée de Nice.
Etudes de droit à Paris, dans lesquelles il ne brille guère. Misère financière et nombreux petits boulots.
1938 : S’engage dans l’aviation. Instructeur de tir à salon.
De 1940 à 1944 : Début de la guerre. Après la débâcle, rejoint Londres et les Forces Françaises pour se battre contre les nazis. Capitaine à l’escadrille « Lorraine », il se bat vaillamment, prenant part à la Bataille d’Angleterre, durant laquelle il travaillera chaque nuit, avant de partir en mission aux aurores, au roman Education européenne. Il participera aussi aux campagnes d’Afrique, d’Abyssinie, de Libye et de Normandie. Commandeur de la Légion d’honneur et Compagnon de la Libération. C’est pendant la guerre qu’il rencontre la journaliste anglaise Lesley Blanch, qui deviendra sa femme.
1945 : Publication de Education européenne. Entre au Ministère des Affaires étrangères, où il fera une carrière honorable.
Suite au prochain numéro!
22:35 | Lien permanent | Commentaires (3)
18/04/2007
Amor doloroso
La pensée du jour : "Je crois que pour rien au monde je ne recommencerais ma vie, ni celle d'un autre, ni rien du tout. Je ne veux absolument rien recommencer", Romain GARY (Le nomade multiple, entretiens avec André BOURIN).
Ah oui, à se procurer très vite, "Romain Gary, Le nomade multiple"! Il s'agit de deux CD d'entretiens avec André BOURIN, et c'est grandiose!
Ce soir, désolée, je voudrais faire une petite place à l'ami Jacques Higelin dont j'adore le dernier album. Voici donc :
Amor doloroso
La mort s’en vient
L’amour s’en va
Seul sur le quai je broie du noir
Le train repart sans moi
La route est longue le temps est lourd
La nuit est blanche encore et noir le jour
Je te revois fière et sauvage ensorcelée
Pieds nus dans la poussière
T’embraser comme une flamme affolée par le vent
Et te jeter dans mes bras
L’amour, l’amour, l’amour, l’amour est mort
Amor doloroso
Je sens encore entre mes bras
Chavirer ton corps
Douleur, douleur, douleur, regrets et remords,
Amor doloroso
Si loin de toi, j’ai mal, j’ai froid, j’ai peur
Je n’aime que toi
Combien de jours de nuits encore
A délirer sans toi la fièvre au corps
La mort dans l’âme
Bien plus de mille et une fois
Je me suis senti mourir dans tes bras
Jusqu’au jour où, lassée peut-être,
Tu m’as quitté sans dire un mot, sans un regard
Me laissant seul désemparé
Et le cœur lourd
Attendre ton retour
Douleur, douleur, douleur, regrets et remords
Amor doloroso
J’entends encore tout contre moi battre ton cœur
La vie, la mort, l’oubli, la douleur et la mort
Amor adorado
Trop loin de toi, j’ai mal, j’ai peur, j’ai froid, j’ai peur
Je n’aime que toi
22:15 | Lien permanent | Commentaires (1)








































