16/09/2007
Le temps des noyaux
La pensée du jour : "Ce que je vis
n'est pleinement vécu
que si je le mets en mots", Charles JULIET.
Depuis que j'ai vu Marie Cherrier en première partie de Thiéfaine, à Troyes, je m'intéresse de près à cette artiste. Sur scène, elle m'avait conquise, j'avais aimé sa fraîcheur, sa voix, ses textes. Son premier album, "Ni vue ni connue", fait partie à présent de mes différentes petites musiques intérieures. Je vous le recommande, vraiment ! Et je pense que je vais très vite adopter le deuxième album de la belle. "Alors quoi? " est sorti le 14 septembre. Je vais aller me le procurer aujourd'hui chez un libraire-disquaire qui, depuis de longues années, m'offre le réconfort d'être ouvert le dimanche ! J'espère trouver le CD tant espéré. En attendant, je me contente de ce refrain très prometteur :
"Alors là-d'ssus j'rejoins Prévert
L'temps des cerises ce que ça vaut
Quand la chair est tombée par terre
Démerde-toi avec les noyaux" !
C'était un court extrait du "temps des noyaux", une chanson qui se trouve sur le dernier album de Marie Cherrier et que vous pouvez aller écouter ici, si le coeur vous en dit :
http://www.larriereboutique.fr/site/-Marie-Cherrier-.html
15:30 | Lien permanent | Commentaires (7)
14/09/2007
Alphonse de Lamartine
La pensée du jour : « Je portais toujours sous mon bras n’importe quoi de Lamartine », William Sheller.
Il y a quelques années, lors d’un concert à Mâcon, Thiéfaine avait chanté « Pensée des morts », sur un texte de Lamartine et une musique de Brassens. J’ai déjà mis ce poème sur ce blog, je le trouve magnifique. Aujourd’hui, rendons hommage au côté romantique d’Hubert et parlons donc de Lamartine.
Alphonse de Lamartine naît le 10 octobre 1790 à Mâcon, au sein d’une famille de robe. Ses parents tirent l’essentiel de leurs revenus de la terre de Milly, où ils passent les étés. A dix-huit ans, Lamartine termine ses études et s’installe à Milly, poète en herbe et gentilhomme campagnard. Il dévore Chateaubriand, Byron, Goethe… et découvre Naples, où il s’éprend d’une certaine Antoniella, qui deviendra l’héroïne de son roman Graziella. De retour en France, il multiplie les voyages à Paris et éblouit les salons par sa beauté et son élégance. Malade, il renonce à trouver un emploi et, en cure à Aix-les-Bains, rencontre au bord du lac du Bourget Julie Charles, une jeune femme merveilleusement belle, poétique et pâle. Elle aussi est malade, et plus gravement que Lamartine. Ils se voient à Paris et se donnent rendez-vous l’été suivant à Aix. Mais l’état de santé de Julie s’est brusquement aggravé et Lamartine l’attend en vain, écrivant les premières strophes du Lac, immortel poème de l’amour et du souvenir. Julie Charles meurt le 18 décembre 1817, à midi.
Lamartine, d’abord brisé, se jette dans les Méditations puis dans les amours passagères. Il mène une vie mondaine épuisante, tandis que l’Europe lettrée tout entière s’arrache les Méditations et apprend Le lac par cœur. D’un coup, Lamartine est illustre. Marié avec une jeune Anglaise, Marianne Birch, il connaît dix années de bonheur et passe son temps entre des postes diplomatiques en Italie et des vacances dans le Mâconnais. Mais le 13 novembre 1829, sa mère meurt, ébouillantée dans un établissement thermal : elle est tombée, et n’a pu fermer le robinet d’eau chaude. Alors, après la Révolution de 1830, le poète met fin à sa carrière diplomatique et, deux ans plus tard, affrète un bateau pour une longue, somptueuse et ruineuse croisière en Orient. Et le voyage tourne au drame lorsque sa fille Julia, tuberculeuse, meurt tout à coup à Beyrouth.
A suivre…
Et voici une version très allégée de « Pensée des morts », trouvée dans Le grand livre de la poésie française, de Marcel Jullian, dont sont également extraites les lignes qui précèdent :
Voilà les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon ;
Voilà le vent qui s’élève
Et gémit dans le vallon,
Voilà l’errante hirondelle
Qui rase du bout de l’aile
L’eau dormante des marais,
Voilà l’enfant des chaumières
Qui glane sur les bruyères
Le bois tombé des forêts.
L’onde n’a plus le murmure
Dont elle enchantait les bois ;
Sous des rameaux sans verdure
Les oiseaux n’ont plus de voix ;
Le soir est près de l’aurore,
L’astre à peine vient d’éclore
Qu’il va terminer son tour,
Il jette par intervalle
Une heure de clarté pâle
Qu’on appelle encore un jour.
L’aube n’a plus de zéphire
Sous ses nuages dorés,
La pourpre du soir expire
Sur les flots décolorés,
La mer solitaire et vide
N’est plus qu’un désert aride
Où l’œil cherche en vain l’esquif,
Et sur la grève plus sourde
La vague orageuse et lourde
N’a qu’un murmure plaintif.
La brebis sur les collines
Ne trouve plus le gazon,
Son agneau laisse aux épines
Les débris de sa toison,
La flûte aux accords champêtres
Ne réjouit plus les hêtres
Des airs de joie et d’amour,
Toute herbe aux champs est glanée :
Ainsi finit une année,
Ainsi finissent nos jours !...
Dommage, dans ces strophes, on ne trouve pas les beaux vers « Quoique jeune sur la terre,
Je suis déjà solitaire
Parmi ceux de ma saison
Et quand je dis en moi-même
Où sont ceux que ton cœur aime ?
Je regarde le gazon »…
08:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
12/09/2007
Miossec
La pensée du jour : "Tout sera gardé dans une mémoire sans souvenir. Le grain de sel qui fond dans l'eau ne disparaît pas puisqu'il rend l'eau salée", Eugène IONESCO.
C'est en écoutant "Le fou du roi", tout à l'heure, que j'ai appris que Miossec avait écrit une autobiographie intitulée En quarantaine et sortie en août, si mes souvenirs sont bons. Lundi paraîtra un CD portant le joli titre de "Brest of". Il me semble que j'ai oublié de citer Miossec dans la liste des artistes que j'écoute régulièrement. Cruel oubli ! J'adore l'univers de Miossec, ses chansons, ses concerts déjantés. J'adore l'écouter parler, il a toujours des choses chouettes à dire de sa voix qui sent l'alcool, le tabac, mais aussi et surtout la tendresse...
Miossec repart en tournée prochainement. Je l'ai vu en février ou mars, je ne sais plus, mais je retournerais bien le voir. Et vous, avez-vous des concerts prévus? Je suis pratiquement certaine d'aller revoir Yves Jamait en décembre. Brigitte Fontaine passera par chez nous en octobre dans le cadre du festival "Nancy Jazz Pulsations". Cela me dirait bien, ainsi qu'un concert (et là j'entends déjà les sarcasmes de mon homme) de Jil Caplan. Ben oui, j'écoutais cette artiste quand j'avais 17 ans déjà, je lui suis toujours restée fidèle, elle a un univers très sympa et peut se vanter d'avoir de belles références littéraires. Tout cela pour m'excuser d'avance auprès de Sam, qui la met au même rang que je ne sais quelle Lara Machin-Chose ! Bon, bref. Qui pourrais-je bien aller voir, encore, avant (peut-être) une nouvelle tournée d'Hubert?! Avez-vous des idées?
13:45 | Lien permanent | Commentaires (6)








































