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23/01/2010

Dans le genre "Confessions d'un never been" : "Tribulations d'un éternel largué"...

La pensée du jour : "les raisins sont amers et trop verts les citrons". Raymond QUENEAU, avec qui j'ai passé la journée !!!

 

J'aime bien Myspace... Souvent, des inconnus, domiciliés loin de vous, parfois tout près aussi, vous envoient des invitations. Il suffit d'avoir des amis communs ou des centres d'intérêt qui sont aussi les leurs, et il vous arrive tout à coup une sollicitation, une demande, « pourrais-tu aller jeter un coup d'oeil sur mon profil ? » Enfin, en général, vu les centres d'intérêt que j'ai indiqués, je reçois plutôt des questions du type : « Peux-tu aller écouter ce que je fais, s'il te plaît ? » C'est ainsi que j'ai découvert Rougge, habitant d'ailleurs à Nancy... Hier, une fille du Canada m'a contactée, elle m'a posé des questions sur mon métier, etc. Avant-hier, c'était un homme de Ouagadougou (si !) qui m'envoyait un mot ... auquel je n'ai pas répondu parce que je ne cherche pas, pour l'instant en tout cas, de « grand noir culturiste » !!! Je vais répondre quand même, par politesse, mais je ne sais pas, le monsieur me dit qu'il voudrait entamer une « quelconque relation » avec moi, et je m'interroge sur ce qu'il entend par « quelconque relation »... Il n'a pas dit « relation quelconque », mais bon ! Bref... Aujourd'hui, un certain Akim Martin m'a envoyé une demande d'ajout à sa liste d'amis. Nous avons trois amis communs : Lorelei, HFT (!), Jacques Higelin. C'était déjà un bon début, qui m'a bien disposée à l'égard du fameux Akim. Ensuite, je suis allée me balader sur son profil. J'aime bien la photo qui nous accueille : Akim, la corde au cou, et un verre de bière à la main. Encore de quoi être bien disposée à l'égard de ce monsieur !!! D'un côté le penchant pour la mort, de l'autre les bons côtés de la vie ... auxquels on tient quand même, tous autant que nous sommes ou presque, n'est-ce pas ?!

Ensuite, je jette un coup d'oeil sur les titres des chansons d'Akim : « Missive aux archanges », « Tribulations d'un éternel largué », « L'astronome d'une nuit », voilà qui me plaît déjà ! Puis, je me mets à écouter les chansons en question. Et là, je me les prends ... en pleine face, pour faire un clin d'oeil au titre d'un des morceaux en écoute sur Myspace (« en pleine face » est d'ailleurs la chanson que je préfère). Jolie voix, très jolie voix. Des textes qui me parlent illico, une musique qui bouge bien. Et qui fait bouger mes deux mômes aussi, d'ailleurs !

Voilà. Assez causé ! Si vous avez envie d'écouter Akim Martin (et je vous le conseille vivement), c'est là que ça se passe :

http://www.myspace.com/akimmartin63

"Un Sturm und Drang sans fin au bout du neverbeen"...

La pensée du jour : "J'connaîtrai jamais le bonheur sur terre

je suis bien trop con". Raymond QUENEAU.

La statue de Goethe et de Schiller à Weimar, superbe ville de Thuringe...

 

« Sturm und Drang » signifie « tempête et élan ». « Drang », c'est aussi le désir, l'impulsion, le penchant, la poussée, et il n'est pas rare de trouver ce mot associé à la préposition « nach », qui vient dire vers quoi s'oriente le désir : « der Drang nach Freiheit », « der Drang nach Abenteuer ».

Les termes « Sturm und Drang » qualifient le mouvement littéraire qui naquit en Allemagne durant la deuxième moitié du 18ème siècle. Il atteignit son apogée dans les années 1770, l'année 1770 étant d'ailleurs extrêmement importante puisqu'elle est celle de la rencontre entre Goethe et Herder à Strasbourg. Ce courant succède à la période des Lumières (« Aufklärung ») et est considéré comme le précurseur du romantisme.

Les deux termes font référence à une pièce de Friedrich Maximilian Klinger parue en 1776. Le « Sturm und Drang » va réunir des écrivains plutôt jeunes. Parfois, dans les précis de littérature allemande, on trouve également le mot « Geniezeit », « Genieperiode » (=la période des génies) pour qualifier ce mouvement.

Aux yeux de Herder, un poète a du génie lorsqu'il sait faire preuve d'esprit, d'imagination, de perspicacité et de goût.

Le « Sturm und Drang » prône la supériorité des sentiments et s'intéresse à la nature comme un « tout organique ». On retourne aux sources, ce qui explique aussi le regain d'intérêt pour les chants populaires. On préfère la passion à la raison. Le mouvement s'inspire beaucoup de Shakespeare et de Jean-Jacques Rousseau. Ce sont surtout Friedrich Schiller et Goethe qui seront les principaux représentants de ce courant, avec Die Räuber (Les brigands) pour Schiller et Götz von Berlichingen, ou encore Die Leiden des jungen Werthers pour Goethe. Ce roman épistolaire raconte l'histoire de Werther, jeune homme ne sachant que faire de son existence et s'installant dans la ville de W. pour y fuir le monde bourgeois. Un jour, il est invité à un bal et y rencontre Charlotte (Lotte), dont il tombe amoureux, bien que la sachant déjà liée à un autre homme, Albert. A la fin, Werther se suicide. D'ailleurs, ce roman eut un tel impact à sa parution en Allemagne, qu'il y déclencha une vague de suicides. Dans Die Leiden des jungen Werthers, les sentiments sont exaltés, le coeur devient la partie centrale de l'individu.

Autres écrivains ayant appartenu à ce mouvement : Jakob Michael Reinhold Lenz, Johann Gottfried Herder, Heinrich Leopold Wagner, Friedrich Maximilian Klinger.

Sources : Wikipédia + Auklärung, Sturm und Drang, Geschichte der deutschen Literatur,  Theo Herold und Hildegard Wittenberg, Ernst Klett Schulbuchverlag GmbH, Stuttgart 1983.