13/10/2011
Golden blog awards : le retour !!
Comme l'année dernière, j'ai inscrit le Cabaret aux Golden blog awards. Comme l'année dernière, je m'y prends tard, très tard ! Mais vous pouvez toujours (si vous le souhaitez) aller voter pour le CSL (date limite : 24 octobre) ! Pour cela, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous. Aucune obligation, bien sûr !
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17:53 | Lien permanent | Commentaires (7)
Petit matin 4.10 heure d'été
La pensée du jour : "Alors j'ai pensé aux adverbes et aux conjonctions de coordination qui indiquent une rupture dans le temps (soudain, tout à coup), une opposition (néanmoins, en revanche, par contre, cependant) ou une concession (alors que, même si, quand bien même), je n'ai plus pensé qu'à ça, j'ai cherché à les énumérer dans ma tête, à en faire l'inventaire, je ne pouvais rien dire, rien du tout, parce que ça se brouillait autour de moi, les murs et la lumière.
Alors j'ai pensé que la grammaire a tout prévu, les désenchantements, les défaites et les emmerdements en général". Delphine DE VIGAN
PETIT MATIN 4.10 HEURE D'ETE
Le temps passe si lentement
et je me sens si fatigué
le silence des morts est violent
quand il m'arrache à mes pensées
je rêve de ces ténèbres froides
électriques et majestueuses
où les dandys se tiennent roides
loin de leurs pulsions périlleuses
je rêve tellement d'avoir été
que je vais finir par tomber
dans cette foire aux âmes brisées
où le vieux drame humain se joue
la folie m'a toujours sauvé
et m'a empêché d'être fou
je me regarde au fond des yeux
dans le miroir des souvenirs
si partir c'est mourir un peu
j'ai passé ma vie à ... partir
je rêve tellement d'avoir été
que je vais finir par tomber
mes yeux gris reflètent un hiver
qui paralyse les cœurs meurtris
mon regard vient de l'ère glaciaire
mon esprit est une fleur flétrie
je n'ai plus rien à exposer
dans la galerie des sentiments
je laisse ma place aux nouveaux-nés
sur le marché des morts-vivants
je rêve tellement d'avoir été
que je vais finir par tomber
je fixe un océan pervers
peuplé de pieuvres et de murènes
tandis que mon vaisseau se perd
dans les brouillards d'un happy end
inutile de graver mon nom
sur la liste des disparus
j'ai broyé mon propre horizon
et retourne à mon inconnu
je rêve tellement d'avoir été
que je vais finir par tomber
déjà je m'avance en bavant
dans les vapeurs d'un vague espoir
l'heure avant l'aube du jour suivant
est toujours si cruellement noire
dans le jardin d'Eden désert
les étoiles n'ont plus de discours
et j'hésite entre un revolver
un speedball ou un whisky sour
je rêve tellement d'avoir été
que je vais finir par tomber
Hubert-Félix THIEFAINE
10:25 | Lien permanent | Commentaires (9)








































