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05/03/2011

Thiéfaine à la FNAC Saint-Lazare hier

La pensée du jour : "Tu te retrouves avec, dans la tête, le sourire amer de la médiocrité impuissante, tu réalises que tes illusions étaient bien trop pures pour toi". Nicolas FARGUES

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Petite déception hier matin à la Maison de la Radio : impossible d'assister à l'enregistrement  du "Fou du roi". Et pour cause ! L'émission avait déjà été enregistrée auparavant !

En revanche, aucune déception à la FNAC Saint-Lazare ! J'ai d'abord flâné un peu du côté du "Golden Black", attendant que d'autres me rejoignent (question : Cédric, es-tu venu, finalement ?). Vers 14h30, Elodie est arrivée. Peu après, nous avons décidé d'aller nous installer à la FNAC, pour être bien placées pendant l'interview. Et je ne regrette pas d'avoir "poireauté" ainsi pendant quelques heures ! Quel moment riche que celui qui a précédé l'arrivée d'Hubert ! Aussi riche que l'interview elle-même. J'ai adoré ce petit comité que nous formions, nous tenant bien chaud les uns les autres. J'ai adoré discuter avec Adrien, dont la jeune fougue m'a rappelé celle qui était la mienne quand j'avais 20 ans moi aussi. Je ne te l'ai pas dit, Adrien, et tu l'apprendras si tu passes par là, mais lorsque je t'ai quitté quelques minutes après avoir papoté avec toi, j'étais bouleversée, émue aux larmes... La relève est assurée, et de bien jolie façon !

Des émotions partagées, donc, et aussi des rires fort sympathiques avec Yoann, vu plusieurs fois durant mon séjour à Paris. L'immense joie de rencontrer enfin Lorelei2, de voir ses yeux pétiller rien qu'à l'évocation du nom de Thiéfaine. L'immense joie de retrouver des visages familiers, comme celui du Doc.  L'immense joie de retrouver des gens pas vus depuis bien longtemps. Le Petit Hubert illustré (c'est formidable de rencontrer un dictionnaire !!) et sa moitié, mais aussi Sapq, Uther Pendragon, David, Yoann, Tommie, Sœur Sparadrap, et tant d'autres...

17h. Zegut, qui doit mener l'entretien, arrive et discute chaleureusement avec le public. En arrivant au Forum de la FNAC, je me suis baladée et j'ai découvert, sous l'affiche annonçant la venue de Thiéfaine, des livres, des CD et des films qui ne sont pas sans rappeler l'univers du bonhomme : Voyage au bout de la nuit, Au-dessous du volcan, Blow-up, The Beat Generation, Twin Peaks, les Stones et Dylan. En fait, tout cela est destiné à annoncer déjà la couleur que va revêtir l'entretien HFT-Zegut. Thiéfaine a été invité précédemment à sélectionner cinq livres, cinq disques et cinq films qui ont compté pour lui. Il cite donc Voyage au bout de la nuit, Au-dessous du volcan, The Beat Generation, Finnegan's Wake, de Joyce (jamais entendu parler de ce livre, et je dois d'ailleurs dire qu'hier j'ai découvert l'étendue immense, vertigineuse, affolante, de mon ignorance, cela remet salement les idées en place !). Quel autre livre encore ? Je ne sais plus. J'ai noté des noms, pêle-mêle : Homère ("Il faudrait commencer par Homère", dira Thiéfaine, et aussi : "Si je devais partir avec un seul livre, ce serait Homère"), Aragon et notamment Les cloches de Bâle, Hédi Kaddour (Waltenberg ... jamais entendu parler !).

Côté cinéma, HFT a retenu Blow-up, Le septième sceau, Mystery Train, Twin Peaks et Le mépris. Il aime aussi O'Brother, des frères Coen. Personnellement, je n'ai vu aucun de ces films (si, j'ai bien vu Le mépris, mais il y a plus de 20 ans, je pense !!!) et je me fais toute petite dans mon fauteuil...

Nous abordons ensuite le thème de la musique, et Thiéfaine nous parle de Bach, de Dylan, des Rolling Stones (il a sélectionné l'album "Aftermath"), de John Lee Hooker et Canned Heat. Il nous apprend qu'avant chaque tournée, il réécoute systématiquement "Rock'n'roll Animal", album live de Lou Reed. Bien sûr, il évoque Léo Ferré et plus particulièrement cet album sans titre, celui qu'on appelle parfois L'été 68, et sur lequel on peut trouver "Pépée" et "C'est extra". Il nous en dit un peu plus sur son admiration pour Ferré. Ce qu'il aime, c'est le Ferré mélancolique et tendre, les chansons comme "A toi". "Le Ferré révolutionnaire n'est pas intéressant", affirme-t-il. Ou encore : "Le Ferré qui faisait de la politique et un peu de la démago aussi, celui-là, il m'agaçait".

On évoque très (trop ?) rapidement "Suppléments de mensonge", et Thiéfaine dit une fois de plus qu'il a, dans cet album plus que dans les autres, laissé libre cours à sa part féminine. "Dans l'écriture, surtout," précise-t-il. Zegut lui parle du corbeau que l'on voit un peu partout dans le livret, et Thiéfaine dit que c'est un peu l'animal fétiche des poètes, il évoque Edgar Allan Poe, mais aussi Rimbaud, The Beat Generation, précisant que cet "animal pas rassurant représente le côté maudit de l'artiste".

 

Voilà. Hubert s'en retourne ensuite dans sa loge. Cinq, dix minutes. Et nous sommes je ne sais combien à attendre de nous retrouver en face de l'artiste, pour une dédicace, pour échanger deux ou trois mots. Et il s'agira bien de n'échanger là que deux ou trois mots, la vue de la foule impatiente n'invitant guère à de longs épanchements. Thiéfaine se prête plus ou moins chaleureusement à l'exercice. On sent bien qu'il est fatigué et qu'il voit le truc comme un travail à exécuter, comme il l'a dit au "Fou du roi"... Ce n'est pas le moment que j'ai préféré. De toute façon, je n'aime pas approcher les artistes que j'aime. Tout est dit dans leurs œuvres, à quoi bon chercher plus loin ?

 

Après la séance de dédicaces, nous sommes une quinzaine à nous retrouver dans un bar situé non loin de là. Je discute avec une certaine Florence, qui n'était jusque là mon amie que sur Facebook, et je me rends compte que nous pourrions très bien être amies dans la vraie vie, tant l'échange est bouillonnant et passionnant, tant nous partageons, entre autres, le même amour de la lecture.

Vers 21h, tout le monde regagne ses pénates. Il est tard, je dois préparer mes bagages pour demain. Et j'ai dans le cœur un bagage fabuleux, impalpable et pourtant bien réel : des sourires, des mots, des échanges engrangés, et qui me porteront de longues semaines durant...

 

28/02/2011

"Suppléments de mensonge" : sortie officielle aujourd'hui !

P1170498.JPGLa pensée du jour : "Excuse-moi cette platitude, mais j'ai envie de dire que c'est dingue, la vie, j'ai envie de redire qu'il n'y a vraiment pas de hasard. Non, c'est vrai, si tu te penches deux minutes sur l'agencement des événements, il y a de quoi te mettre à l'astrologie, à la magie, aux sciences déterministes, aux sciences occultes, à tout ce que tu veux". Nicolas FARGUES

 

Voilà une bien jolie façon de démarrer la semaine, n'est-ce pas ? Ce matin, en allant prendre le train pour Paris, j'ai vu cette affiche devant la gare de Nancy.

28 février 2011 : sortie officielle de "Suppléments de mensonge", même si nous sommes nombreux à avoir pu nous procurer l'album dès samedi... Pour le moment, toutes les réactions sont positives ! Je n'entends dire que du bien de ces "Suppléments de (men)songe". On écoute une ou deux chansons, et nous voilà en larmes pour toute la durée de l'écoute. Etrange phénomène...

Continuez à poster ici vos impressions ! Pour ma part, je vais avoir une belle semaine thiéfainienne, et je vous promets un petit compte rendu, photos à l'appui, de ce qui se passera vendredi, avant, pendant et après la rencontre avec HFT à la gare Saint-Lazare.