Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/04/2006

Maison Borniol

Avant de recommencer la suite et la fin de "quelques paroles bien senties" (j'avais tout fini ce matin et j'ai tout perdu en deux temps, trois mouvements, je bous! Je pensais avoir tout sauvegardé, mais je ne parviens plus à accéder au fichier -"qui fait chier"! ), je voudrais parler de la maison Borniol et citer un passage trouvé dans la nouvelle "En attendant", de Marcel Aymé. On m'avait déjà dit que cette maison Borniol avait bel et bien existé, en voici une preuve concrète :

"La quatorzième personne ne dit rien, car elle venait de mourir tout d'un coup, entre ses nouveaux amis. C'était une jeune femme, mari prisonnier, trois enfants, la misère, l'angoisse, la fatigue. Ses nouveaux amis se rendirent à la mairie pour y accomplir les formalités. L'un d'eux s'entendit répondre par un employé qu'il n'y avait plus de cercueils pour enterrer les gens du dix-huitième arrondissement. Il protesta qu'il s'agissait d'une femme de prisonnier. "Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse? Je ne peux pas me changer en cercueil", fit observer le préposé. On chercha dans le quartier, Borniol n'avait plus rien en rayon".

Cette nouvelle se trouve dans Le passe-muraille. Un livre que je vous recommande vivement! Il y a là-dedans des histoires formidables, comme "Les Sabines". Le tout servi par un style majestueux!

Les commentaires sont fermés.