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28/10/2006

J'ose ou j'ose pas?!

Bon, j’ose ou j’ose pas ? En fait, j’ai écrit beaucoup de textes à propos de ma passion pour Thiéfaine. Je voudrais bien en mettre quelques-uns sur ce blog, mais ils sont assez personnels. J’en choisirai certains. Il faut que je les retrouve, ce qui ne sera pas une mince affaire : j’ai environ six mille cahiers à l’heure qu’il est ! Non, peut-être pas quand même, mais bien une cinquantaine (cela fait 20 ans que j’écris !).

Voici donc un texte que j'ai "pondu" le 6 novembre 2005 :

 

Le 27 octobre 1995, il y a donc un peu plus de dix ans de cela, j’assistais à mon premier concert de Thiéfaine. C’était à la Salle des Fêtes de Sarreguemines. Je me souviens encore de l’immense émotion que j’avais ressentie lorsque le père Thiéfaine avait débarqué sur scène, une lanterne à la main… Je me souviens de sa magistrale interprétation de « La dèche, le twist et le reste ». Entre autres. Et puis il y eut aussi « La solitude ». C’est ce soir-là que je décidai de me plonger également dans l’univers de Ferré.

Plus encore, je me souviens de la profonde tristesse que j’éprouvai à la fin du concert. Cette éraflure dans l’âme devait durer de longues semaines. A l’époque, ça tanguait pas mal, j’avais un peu plus de 20 ans et Nizan avait raison : il ne faut laisser personne dire que c’est le plus bel âge de la vie !

Bref… Et, au cœur de la tempête, donc, Thiéfaine… Loin de me faire l’âme charbonneuse et pleurnichante, ses chansons ont toujours eu le don de revigorer mes soleils éventrés. Je me sens la frangine de ce « lycanthrope errant », la frangine de ses déroutes et de ses doutes. Combien de fois ai-je épousé sa lancinante mélancolie ! Combien de fois ai-je mêlé son souffle à ma mistoufle ! Découvrir Thiéfaine fut comme une révélation : enfin, je n’étais plus seule !

Cela fait à peu près treize ans que dure l’enchantement. Et le dernier album est de ces chefs-d’œuvre qui vous transpercent et font que vous ne serez plus jamais le même ! Dans ma vie, il y a un « avant Thiéfaine » et un « après Thiéfaine ». Merci, frangin d’infortune, d’avoir coloré ma solitude de tant de mots magiques et de l’avoir peuplée de personnages un loufoques, un peu baroques, comme « la  môme kaléidoscope », ou « l’autre Chinetoque dans cette soute à proxos », et tant d’autres…

 

Ben quoi ?!

Commentaires

Ton texte me trouble Katell: j'ai ressenti très précisément tout ce que tu décris avec de superbes métaphores...juste 10 ans plus tôt. La révélation pour moi aussi fut de sentir que je n'étais plus seule, et qu'un poète mettait des mots sur mon indicible mal-être. Et à partir de là, je me suis accrochée à la vie.

Écrit par : Evadné | 28/10/2006

Coucou Evadné!

C'est amusant : en publiant cette note, j'ai pensé à toi! Il y a quelque temps, j'avais été troublée moi aussi par un message que tu avais laissé sur un forum (sûrement "Fragments d'Hubert") et dans lequel je m'étais reconnue... Le propos ressemblait à celui que je développe dans la note ci-dessus!

Écrit par : Katell | 29/10/2006

à Cath ,

Il y aurait tant à dire
Que je me suis contenter de te lire

Le Doc.

Écrit par : Le Doc. | 29/10/2006

Coucou Cath!
Alors vivement le 17 : on aura sûrement beaucoup de choses à se raconter! Le message auquel tu fais allusion, c'était sur fragments ( je ne poste pas ailleurs), peut-être s'agissait-il d'un texte sur les dingues et les paumés...

Écrit par : Evadné | 29/10/2006

Salut Evadné,

Je ne sais plus exactement comment tu avais formulé les choses. Toujours est-il que je m'étais vraiment retrouvée dans tes propos.
Oui, vivement le 17! J'espère vraiment que nous pourrons nous voir au concert.

Écrit par : Katell | 29/10/2006

Comme Evadné, et pour les mêmes raisons, ton texte m'a bc touchée, Cath.
Je suis plus âgée que toi, et mon 1er concert date de 1986, j'avais 16 ans, j'avais découvert Thiéfaine seule et par hasard (un nom juste lancé comme ça par une copine du lycée, qui n'aimait pas spécialement) et ce concert, où j'étais seule, forcément (même si mêlée à 2000 autres personnes....) a fini de me séduire. J'en suis sortie totalement chamboulée, sachant déjà que cet homme et ses mots (ses maux?) ne quitteraient plus ma vie. C'est toujours vrai...

Écrit par : soph | 29/10/2006

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