04.09.2009
Entre deux tentations...
La pensée du jour : "Prière du matin. Seigneur, place sur mon chemin un grand amour qui illumine et saccage ma vie !" Michel TOURNIER, Petites proses (un de mes livres de chevet).
Petite parenthèse avant de parler des autres chansons de l'album « La tentation du bonheur ». Envie d'évoquer quelques points importants :
Grâce à « La tentation du bonheur », j'ai appris ce qu'était un « deus ex machina » (cf. « La nostalgie de Dieu ») : Cette expression est invariable, de genre masculin et, comme sa forme l'indique, composée de mots latins. Littéralement, un deus ex machina, c'est un dieu descendu au moyen d'une machine. Définition du Petit Larousse : personne ou événement venant opportunément dénouer une situation dramatique sans issue, notamment au théâtre.
Quant au curé d'Ars (évoqué dans « 24 heures dans la nuit d'un faune »), il s'appelait Jean-Marie Vianney. Il est né à Dardilly, près de Lyon, en 1786, il est mort à Ars-sur-Formans en 1859. Il fut le curé d'Ars durant 41 ans et attira les foules par sa sainteté. On connaît son visage, souvent représenté :
Bételgeuse (« Critique du chapitre 3 ») est une étoile de la Constellation d'Orion.
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Commentaires
Avec tout ça, on dormira moins bête ce soir, et c'est tant mieux.
Bisous.
Ecrit par : petit-jour | 04.09.2009
Avec Hubert et ses blogueurs, on en apprend tous les jours. Suffit juste de le vouloir !!!
Ecrit par : Tommie | 05.09.2009
Merci pour les infos Katell!!
C'est un plaisir de revenir ici après une pause vacances!!
Bises!!
Ecrit par : Yoann | 07.09.2009
Doucement les filles,faut pas flipper,les aficionados-blogueurs ont aussi leur rentrée...
Sous le sceau d'une phrase détournée de notre ami commun, se camouffle d'irrépressibles besoin de venir évoquer Hubert.Seulement voilà il arrive que ma raison se consume devant la secheresse de ma déraison et que le spectre redoutable et terrifiant de la page blanche se matérialise,Alfana ne répond plus...
Me faisant une haute idée de ce blog,je préfére censurer mes expressions jugées banales:autant essayer d'amener de la richesse,du contenu,du débat le superficiel n'étant pas ce qui manque dans nos médias ,sociétés,vies sociales ...
Et puis il suffit d'un mot-idée-pensée déclic pour que le processus magique de phrases fluides ou alambiquées (à vous de juger) se déversent sur un clavier impassible.
En fait si le peu d'interventions vous affligent, les notes, références et autres ne semblent pas souffrir d'une quelconque érosion...et puis qui sait si ce blog ne perdrait pas en richesses,polarisations ce qu'il gagnerait en extension d'intervenants:par le prisme de la multitude les analyses souvent s'affadissent,l'addition modérée de plusieurs solitudes garantissant une profondeur rarement rencontrée dans les "meutes"...
Enfin j'écris ça mais c'est plus mon coté solitaire et...minoritaire qui ressortent
Mais bon je m'égare...
En ce qui me concerne,je réfléchissais à la pertinence et au bien-fondé d'une note commune aux 2 albums "la tentation du bonheur" et "le bonheur de la tentation".
Effectivement d'aprés son auteur déjà ces 2 oeuvres ont été conçues quasiment au meme moment grace à un mécanisme latent de miroir:à la philosophie du Chaos ricochait le Chaos de la philosophie,à Orphée se reflétait évidemment Eurydice etc...Ainsi j'ai fini par considérer que ce qui naquit en un double album,avait été muté par des circonstances qui avait déguisé cette oeuvre en 2 albums complémentaires et symétriques.Des chansons sensées appartenir au meme projet initial s'étaient réparties sur 2 disques distincts.
Maintenant quelles étaient ces opaques motivations qui poussaient Thiéfaine à propulser ce mot bonheur,chargé de tant de répulsion pour ce poéte "maudit",en titre d'albums....Difficile de répondre sans insister et sans rappeler l'importance incontournable chez Thiéfaine de prendre le contre-pied des certitudes tissées et de s'imposer des défis...et quel défi cette étude du bonheur avec son cortége de dérivés antinomique à son personnage-confort,immobilisme- et ce qu'il incarnait:tourments,mal-etre,angoisse...De plus HFT me faisait l'effet d'un artiste sondant le bonheur,le recherchant peut-etre tout en n'arrivant pas vraiment à le désirer.Alors ce coté c'est encore plus beau quand c'est inutile rappelant le panache d'un Cyrano de Bergerac m'interpellait profondément.
Cette démarche a effiloché les certitudes alimentées par mon admiration pour les artistes en général et celui-ci en particulier.Effectivement il n'y a pas à comprendre un artiste mais plutot à se glisser avec lui dans le linceul de ses créations pour approcher mieux l'incompréhensible et se sentir happé ainsi par les champs lumineux et sereins aux réminiscences baudelairiennes.
Quant au contenu de ces disques l'un fut récompensé à juste titre par le prix de l'Académie Charles Cros ("sentiments numériques revisités","critique du Chaitre 3"," des adieux" quelles merveilles !!) et l'autre fut la rampe de lancement d'un Bercy triomphal ("bouton de rose" "exercice de style avec 33 fois le mot coupable" "la ballade d'abdalla geronimo cohen" inoubliables !!).
Je conclue ma bafouille par une phrase de l'immense Bob Dylan ""je n'ai jamais pensé qu'un artiste devait se conduire selon ce que son public attend de lui "
la filiation Dylan Thiéfaine en ait rendu encore plus évidente ,non ?
Désolé par la longueur,j'en ai pourtant élagué...
Ecrit par : alfana | 07.09.2009
Merci, Alfana, pour ces lignes réconfortantes et vivifiantes !! Merci aussi à toi, Yoann, qui comptes parmi les fidèles lecteurs (et"commentateurs" !) de ce blog. Je continue dès que possible ma note sur "La tentation du bonheur".
Ecrit par : Katell | 08.09.2009
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