07/12/2007
Strindberg (suite et fin)
La pensée du jour : "L'amour meurt?
J'en sais rien
Qu'est-ce que tu veux que ça me foute?", Léo FERRE.
L’écrivain prématurément vieilli eut encore la joie de recevoir l’hommage affectueux du peuple suédois et de cette ville de Stockholm qu’il avait tant aimée et si bien chantée. Une terrible maladie l’éprouva : le cancer. Il se montra courageux. Le 13 mai 1912, sentant la mort venir, il serra sur son cœur la Bible en murmurant : « Tout est expié ». Le lendemain, il rendait son dernier soupir.
On peut difficilement porter un jugement d’ensemble sur une œuvre aussi vaste, aussi variée, et, à certains égards, aussi hétéroclite que celle de Strindberg : l’auteur suédois a écrit 58 pièces de théâtre, sept ou huit grands romans, quelque douze recueils de nouvelles, etc. Malgré ces manifestations multiples, l’œuvre de Strindberg tout entière porte indiscutablement la marque de l’unité. Strindberg se distingue de la masse parce qu’il possède l’art de dessiner des variations infinies sur quelques thèmes centraux, élémentaires, toujours les mêmes et toujours renouvelés, auxquels il ne cesse de s’intéresser et de nous intéresser. D’ailleurs, toutes les œuvres majeures de Strindberg sont des confidences ; on ne peut guère établir une distinction entre les œuvres autobiographiques et les œuvres de fiction. Au centre de chaque œuvre nous retrouvons donc immanquablement le moi de Strindberg, victime de grandes ou de minuscules tribulations, à tout moment persécuté, en éternel procès avec lui-même, avec la Femme, avec les Puissances.
Enfin, alors que, dans son « théâtre d’idées », Ibsen représente, dans l’art dramatique, l’équilibre, le mécanisme, la psychologie classique qui explique chaque personnage par ses antécédents et qui motive chaque acte de façon à nous satisfaire autant qu’il est possible, Strindberg inaugure un théâtre désarticulé qui nous fait découvrir, par de brusques éclairs, des profondeurs abyssales : le théâtre de Strindberg, c’est peut-être déjà le théâtre d’aujourd’hui et de demain, image inquiétante d’un monde qui croit frôler à chaque instant la catastrophe et qui cherche péniblement à retrouver l’équilibre perdu.
11:12 | Lien permanent | Commentaires (5)
Commentaires
SURPRISE :
http://www.fnacspectacles.com/recherche/rechercheRapide.do?search=thiefaine
déjà en vente sur le site de l'olympia mais si on veut être debout on peut attendre ;)
Écrit par : sapq | 09/12/2007
Alors là, mille mercis pour l'info, Sapq ! Dire que Sam rêve de voir Thiéfaine à l'Olympia, en plus !! Bon sang, comment vais-je faire avec mon bambin tout frais que j'allaiterai?!! Je trouverai une solution, mais je viendrai, coûte que coûte !! Un spectacle à ne pas manquer ! Peut-on être sûr de la véracité de cette information? Je n'ose y croire !!
Écrit par : Katell | 09/12/2007
Fichtre de sacrée bonne nouvelle !!! Je vais devoir écouter et réécouter cet album pour me familiariser enfin avec ce blues, pour être prète pour l'Olympia ;-))
Écrit par : Tommie | 09/12/2007
Alors là, oui, Tommie, je t'en supplie !! Cette fois, Sam et moi ferons de notre mieux pour ne pas arriver pile pour le début. J'exige que mon homme prenne un jour de congé, carrément !!!
Écrit par : Katell | 09/12/2007
En voilà une nouvelle qui redonne de l'énergie!!!!!!
Écrit par : Yoann | 10/12/2007
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