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09/11/2018

Une fin de semaine hautement thiéfainienne !

"Le silence des morts est violent quand il m'arrache à mes pensées". Hubert-Félix THIEFAINE

Ce qui est bien, quand on va voir Thiéfaine plusieurs soirs d'affilée, c'est que, durant toute une partie de la « traversée », on peut renvoyer à plus tard l'espèce de mélancolie pâteuse qui, habituellement, nous saisit dès la fin du concert. Cette semaine, la mélanco, je m'amuse à lui faire des pieds de nez, tranquillou du haut de ma presque toute-puissance. Genre « il peut pleuvoir sur les trottoirs les grands boulevards moi je m'en fiche j'ai Thiéfaine auprès de moi » !

Depuis mercredi, tout n'est que fièvre, tremblement, vertige. Cela a commencé avec une conférence de Françoise Salvan-Renucci sur un thème passionnant : la figure du maudit dans l'œuvre de Thiéfaine. La conférence en question se tenait dans la maison natale de Verlaine, à Metz. Lieu on ne peut plus approprié pour accueillir un tel événement. Car chaque intervention de Françoise en est un. Il y a d'abord la richesse des sujets auxquels elle consacre ses recherches. Ensuite, il y a sa minutie, ses analyses pointues qui ne laissent rien au hasard, absolument pas une goutte. Enfin, il y a la passion qui l'anime et qui, à mon avis, fait la différence. J'ai connu des universitaires un peu froids qui ne donnaient nullement envie de s'approcher des auteurs qu'ils évoquaient. Françoise, elle, c'est tout le contraire : elle vous ferait lire l'annuaire de A à Z s'il y avait dans ces pages le moindre pont possible avec un seul vers de Thiéfaine. Vous sortez d'une conférence de Françoise et vous n'avez même plus envie de vous regarder dans la glace : quoi, vous prétendez avoir lu beaucoup de livres ? Que dalle. Vous n'êtes qu'un ignare qui a encore tout à apprendre. Quoi, vous pensiez connaître les chansons de Thiéfaine jusque dans leurs recoins, tout cela parce que vous en êtes l'intime depuis plus de vingt ans ? Balivernes, foutaises, présomption ! Cette œuvre qui vous incendie, vous irradie depuis si longtemps, vous devez la reprendre à zéro comme un novice, vous y enfouir à nouveau à corps perdu : vous en avez négligé des pans entiers. Il est temps de vous ressaisir. C'est ainsi que je ressens les conférences de Françoise, moi : à chaque fois, c'est une plongée dans un pharamineux dédale. On y met un pied et l'on brûle soudain de s'y immerger tout entier, jusqu'à la racine des cheveux. Parce qu'elle porte en elle cette étincelle, parce qu'elle la transmet à ceux qui l'écoutent, il n'y a qu'un mot à lui dire : merci, Françoise. Je ne vous donne pas ici les détails de la conférence de mercredi : son contenu devrait être mis en ligne prochainement par Françoise elle-même. Je vous tiens au courant dès que j'en sais plus.

La conférence, c'était une mise en bouche. Avant le grand festin du lendemain. Et maintenant, le grand festin, c'était déjà hier. Ah purée, ce temps qui passe et qui nous broie... Mais pied de nez au temps lui-même, tiens : je m'en fiche, ce soir, je vois encore Hubert. Et demain aussi. Na.

Donc, Thiéfaine aux Arènes de Metz, jeudi 8 novembre 2018. Remue-ménage dans mon cœur toujours prompt à s'émouvoir : cette salle, je la connais, j'y ai vu Thiéfaine en 2002. À l'époque, elle se dressait, un peu étrange, au milieu de nulle part. C'est en tout cas le souvenir que j'en avais gardé. Il n'y avait pas le musée Pompidou tout près, il n'y avait pas non plus le centre commercial Muse. Ah, ces deux-là, on ne peut pas les louper : ils sont indiqués, surindiqués, partout, et l'on finirait même par se dire que c'est un peu trop. D'autant que les Arènes, au bout d'un moment, il n'en est plus question nulle part, sur aucun panneau. Et on a beau être venu là il y a seize ans, les Arènes, on ne sait plus bien à quoi elles ressemblent. D'un seul coup, quand même, en voyant un grand complexe aux vitres ornées de personnages légèrement chloroformés s'adonnant à diverses pratiques sportives, on a comme une hésitation : ce ne serait pas là, les Arènes ? Bingo ! C'est bien ça. Il s'agit d'une salle plutôt faite pour accueillir des événements sportifs et qui, de temps en temps, par je ne sais quel extraordinaire, reçoit des artistes. Soit. J'arrive là, légèrement en sueur, la mine défaite d'avoir dû batailler ainsi sur d'improbables chemins sans autres balises que celles qui en jettent : le Muse, Pompidou. Les Arènes : que nenni. J'ai pris un billet estampillé Early. Une connerie de plus. Le principe ? On paie un supplément (de mensonge, oui) pour arriver dans la salle plus tôt que les autres, les lambdas qui n'ont pas le Early, eux (pardon pour eux : de toute façon, ils seront bien vengés quelques lignes plus loin). Je m'insère dans la file d'attente. Ils sont déjà une vingtaine, ou peut-être même une trentaine à faire la queue, en bons thiéfainiens qui n'en ont jamais leur claque de déployer toute leur patience pour parvenir au saint Graal. Si je ne m'étais pas plantée trente fois d'itinéraire (eh non, toujours pas de GPS à cette heure), j'aurais pu faire partie des bienheureux tout premiers. Ce ne fut pas le cas. Être Early ne suffit pas, encore faut-il atterrir en souplesse et à l'heure juste devant la salle. Sinon, le soi-disant privilège s'évapore en moins de deux. Une fois à l'intérieur des Arènes, quelle ne fut pas ma stupéfaction en découvrant que certains pas Early étaient passés dans les premiers rangs, me grillant en toute tranquillité (et ce n'est que justice, je n'avais qu'à être moins naïve) une priorité toute relative.

Pas grave, j'ai quand même pris ma place, pas trop mal, pour le décollage. Entourée de gens sympas, avec qui patienter jusqu'à l'embarquement fut un plaisir. Je l'ai déjà dit, et je vais donc radoter, mais tant pis : j'adore les ambiances d'avant-concert d'HFT. J'aime observer tout ce petit monde fiévreux, dont le palpitant, je le sens, je le vois, grimpe dans les tours tout autant que le mien. C'est un truc qui ne s'explique pas. Comme une ardeur sur le visage. Quelque chose qui se voit comme le nez au milieu de la figure, mais qui a infiniment plus de classe. Une ardeur, vous dis-je. J'observe, donc, je prends le pouls de la foule qui m'entoure, et j'essaie de papoter ici ou là. Pour savoir à qui j'ai affaire. Fans de la première heure ou venant de se raccrocher au wagon ? Admirateurs viscéraux comme moi, ou un peu plus raisonnables ? Simples visiteurs qui passaient par là, ont vu de la lumière et sont entrés pour voir ? En quelques minutes, je sais. Hier, donc, à mes côtés, des gens vraiment sympas, qui suivaient Thiéfaine depuis un paquet d'années. Qui l'avaient vu à la salle Europa, à Montigny-lès-Metz, en 1980. Alors que, ô rage, ô désespoir, je n'avais alors que sept ans et me fichais pas mal de la chanson à texte. Même si ma mère s'appliquait à m'en faire entrer dans les oreilles. Bon, j'ai une excuse pour l'arrivée tardive en Thiéfainie : ma mère n'écoutait pas Hubert. C'est moi qui le lui ai fait découvrir. Alors forcément. Bref...

Je ne peux pas parler de la première partie, assurée par Archi Deep. Je suis désolée, moi je suis archi injuste : parce que quand j'attends Thiéfaine, ce n'est pas la peine d'essayer de me brancher sur un autre secteur. Il aura beau déployer tous les efforts possibles, il ne m'émouvra pas. Je sais, c'est mal. Mais j'assume. Moi, quand j'attends Hubert, c'est presque mystique. Et je reste sourde à tout ce qui n'est pas lui. Désolée.

Comme je l'ai écrit ici, depuis quelques semaines, je me suis tenue pointilleusement à l'écart des réseaux sociaux pour ne pas avoir à subir une défloration non souhaitée. L'idée d'une ignorance virginale me tenait à cœur, particulièrement pour cette tournée qui ne pouvait que réserver des surprises. Éblouissement absolu hier, donc, lorsque Thiéfaine a fait son entrée en scène sur 22 mai. Une manière bien à lui, je pense, de dire, en cette fin d'année 2018, que les événements de 1968 n'en furent pas à ses yeux. Ses yeux, d'ailleurs, parlons-en : hallucinés, habités de fièvre et d'une étincelle un tantinet diabolique, lorsque le sieur nous interprète L'agence des amants de madame Müller. Que d'émerveillements tout au long de cette soirée ! Des « classiques » sertis dans des arrangements inattendus (L'ascenseur de 22h43, Exil sur planète fantôme, Les dingues et les paumés, et j'en oublie forcément tant l'émotion me met encore en vrac ce matin). Des inespérés : Éloge de la tristesse, Critique du chapitre 3, Un vendredi 13 à 5 heures, Exercice de simple provocation, Maison Borniol, Affaire Rimbaud, Toboggan, La dèche, le twist et le reste. Le grand retour, aussi, d'une « pauvre petite fille sans nourrice arrachée du soleil », celle-là-même qui, il y a 26 ans (ah purée, ce temps qui passe et qui nous broie...), me tira par la manche pour m'ouvrir la porte d'une œuvre gigantesque. Tout un « théâtre d'harmonies », un « panorama lunaire ». Je ne m'en suis toujours pas remise. La jeune femme de 19 ans que j'étais alors, où est-elle ? Elle survit vaguement dans des profondeurs troubles qui ne me redeviennent accessibles qu'à la faveur de grandes émotions artistiques. Comme hier. C'est tout mon passé que j'ai vu défiler sous mes yeux : une nuit de septembre 1992 et la rencontre d'une décharge électrique nommée HFT qui ne devait plus me lâcher, la faune pas très catholique que je côtoyais alors (des paumés célestes), les heures passées avec mon ami Christophe, disparu si tôt, tellement trop tôt, putain, et pour qui Thiéfaine et Rimbaud n'étaient que les deux faces pareillement électriques d'une même pièce d'or. Mon premier concert d'HFT, avec ma mère, disparue tellement trop tôt elle aussi. La playlist d'hier m'a rappelé étrangement celle de la tournée de 1995. Quand Hubert est apparu avec son haut-de-forme et sa veste queue-de-pie pour nous livrer une version absolument magistrale de Maison Borniol, je me suis téléportée par la pensée en un autre temps et en un autre lieu : 27 octobre 1995, salle des fêtes de Sarreguemines. Le chapeau et la veste faisaient partie du spectacle. Ma mère était là, si fragile et je ne le savais pas, un peu estomaquée de voir sa fille se mêler à une foule de drôles d'allumés qui clopaient, jointaient, picolaient. Je lui avais vendu le concert de la manière suivante pour qu'elle m'y emmène (j'avais le permis, mais pas de voiture), consciente de ne pas être tout à fait raccord avec l'absolue vérité (disons que je n'évoquai que ce qui me paraissait de taille à faire fléchir ma mère, et passai sous silence La fille du coupeur de joints, et bien d'autres chansons encore, serrant un peu les fesses ensuite quand Thiéfaine les interpréta toutes, sans exception : les sulfureuses, les un peu crues, les politiquement incorrectes. J'espérais secrètement que ma mère nous ferait une soudaine crise de surdité en plein milieu du concert parce que quand même, quoi). Bref... Qu'est-ce que je disais ? Ah oui, pour convaincre ma mère, j'avais présenté les choses ainsi : « Maman, tu verras, c'est formidable, ce mec-là parle des grands poètes que j'aime, et ce qu'il écrit lui-même, c'est de la poésie aussi ». Elle avait dit oui, mais je la sentais un peu sceptique dès le départ. Elle qui, dans tout le répertoire d'HFT, n'aimait que Je t'en remets au vent, elle s'était pris ce soir-là un rock assez violent dans les oreilles et des émanations étranges de marijuana dans ses poumons d'asthmatique. Sur le chemin du retour, elle m'avait dit deux choses. La première, c'est qu'elle n'avait pas remarqué qu'il était tant que ça question de grands poètes dans les chansons d'Hubert. La deuxième, c'est que même si elle n'avait jamais fumé un seul pétard de sa vie, au moins, elle savait désormais quel effet ça faisait ! C'est qu'elle ne manquait pas d'humour, ma mère.

 

Je reviens au concert d'hier. C'te claque, purée, c'te claque ! Des musiciens au poil, complices, chacun ne faisant qu'un avec le grand art qui est le sien. Le beau sourire et les gestes aériens de Maëva Le Berre, son archet comme une grâce venue d'ailleurs, la puissance d'Alice Botté, la folie de Yan Péchin, la mesure de Christopher Board et de Marc Perrier, la fougue de Lucas, et zut, j'ai oublié les noms des autres, qui ne méritent pas cette négligence. Et je ne retrouve pas la liste sur Internet. Aidez-moi si vous voulez bien. Toutes ces personnalités différentes, allant de la plutôt introvertie à l'exubérante, cela vous donne un cocktail bougrement fabuleux. On en redemande. Et ça tombe bien : ce soir, ce sera possible pour moi. Et demain encore. La suite dans les jours qui viennent, donc. Je vais me préparer avant de partir pour Paris. Idéalement, il faudrait que je défroisse un peu ma mine de papier mâché. Mais je crois que ce ne sera pas jouable (toujours ce temps qui passe et qui nous broie...). Tant pis, j'aurai « une gueule à briser les miroirs » durant toute la traversée enchantée. C'est trop d'émotions aussi, que voulez-vous ? On ne peut pas vivre à 240 et passer des nuits pépères, jolis rêves en pantoufles et compagnie, le séisme nous poursuit forcément jusqu'en nos draps, c'est comme ça, c'est tout. Idéalement encore, il faudrait que je remette en ordre mon cœur, tellement surchargé de sentiments contradictoires : cette tournée qui en rappelle tant d'autres, ça vous met dans de tels états, ouah ! Là encore, pas possible de faire place nette en moi pour ce soir, je pars chamboulée d'avance. Et ce n'est peut-être pas si mal.

Commentaires

Merci pour ce super compte rendu, très belle soirée, concert formidable, et comme je te l ai dit hier soir , tes résumés restent pour moi inchangés et c'est toujours un réel plaisir de les lire et de revivre ces émotions que tu décris si merveilleusement bien , bon concert pour ce soir et demain, régale toi et à très vite si defois tu te promenerai près de la frontière.

Écrit par : Bruce et cindy | 09/11/2018

Merci pour ce super compte rendu, très belle soirée, concert formidable, et comme je te l ai dit hier soir , tes résumés restent pour moi inchangés et c'est toujours un réel plaisir de les lire et de revivre ces émotions que tu décris si merveilleusement bien , bon concert pour ce soir et demain, régale toi et à très vite si defois tu te promenerai près de la frontière.

Écrit par : Bruce et cindy | 09/11/2018

Salut Katell

Oui, merci à toi.
Je m'étais dit que je te lirai "post-concert". Mais bon... :-)
J'ai hâte d'y être !

Salutations numériques !!

Écrit par : Seb | 09/11/2018

Magnifique compte-rendu. Merci !

Écrit par : SparadrapJoey | 09/11/2018

1:23.
Retour sur le plancher des vaches…
J'ai joui et presque pleuré…
J'ai dû étreindre mon frère, tellement ça débordait.
Dans le métro du retour, exalté, j'ai montré la voie à une jeune femme : Thiéfaine, tu découvriras…

Raahh…Merci Hubert… Je, tu, il ,nous, vous, on t'aime !!
On t'a senti heureux de nous joie.

Salutations numériques à tous les dingues et la paumés. Si beaux…

Les mots me manquent tellement que je copierai/collerai ce post sur le livre dor du forum, tel quel.

AAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhhhhhhh…

Écrit par : Seb | 10/11/2018

Merci beaucoup pour vos commentaires ! Paris, Seb, oui : grandiose. Je regrette de ne pas avoir été dans la fosse !

Écrit par : Katell | 10/11/2018

Salut Katell

Moi non plus, je n'étais pas en fosse, mais assis pas très loin de la scène à chanter avec mes frères (et soeurs). Nous quoi !!

Et ma situation m'a permis de voir le jeu de chapeaux de certains lors de la Maison Borniol :-)

J'avais quelques a-priori concernant Bercy (depuis Homo Plebis), effacés dès les premières chansons. L'ambiance était là. Osmose…

P…, une bonne piqûre de rappel !!!

Je ne suis pas re-descendu…Le cœur léger et lourd à la fois :-)

Salutations numériques

Écrit par : Seb | 10/11/2018

Je comprends ce sentiment que tu décris, je l'ai éprouvé bien des fois. J'ai moi aussi vu le jeu de chapeaux dont tu parles : formidable. Mais j'étais trop haut dans les gradins et le regrette. J'ai pu percevoir d'autres choses qu'à Metz, bien sûr, mais bon... Pas au cœur de la fournaise, quoi. Et quand je me suis levée à la fin d'une chanson, par enthousiasme, reconnaissance, etc., mon voisin m'a regardée d'un air affligé, et j'ai senti qu'il a pensé un truc du style : "pauvre fille". Bref, ambiance trop feutrée là où j'étais, public guindé, le truc n'a pas vraiment pris. Je n'ai cessé de regarder la gosse et de regretter de ne pas y être !! Je ne peux m'en prendre qu'à moi - même : j'ai choisi d'être en gradins, je pensais que Metz en fosse me suffirait, mais non !! Ce soir, ce sera gradins aussi, on m'a offert le billet. Mais c'est Dijon, le "fief" d'Hubert, et l'ambiance sera certainement très électrique partout !

Écrit par : Katell | 10/11/2018

Je reprends ce commentaire : je ne cessais de regarder la fosse, et non la gosse, bien sûr !!! Je suis dans le TGV, sur mon téléphone, et la reconnaissance intuitive n'en fait qu'à sa tête !

Écrit par : Katell | 10/11/2018

Cela fait un petit moment que je n'ai pas mis le nez ici. Trop longtemps, même, et pour être honnête ça commençait à me manquer beaucoup.
Mais ici, c'est le seul endroit ou je vais pouvoir craquer ma mélanco et ou je suis sure que tout le monde comprendra.
L'année dernière à Noel mes parents m'ont offert deux places pour HFT, concert du 9 (hier!) à Paris.

J'étais franchement heureuse, et mon seul désespoir c'était la perspective de devoir attendre encore des mois pour y être. J'écoutais ses disques pour faire passer le temps, j'écrivais un peu, je lisais beaucoup, et surtout je travaillais, parce qu'au fond, c'était mon rôle de lycéenne. J'ai été prise en prépa littéraire, mon souhait, donc tout allait bien.

Beaucoup de travail, donc. Mais j'aimais ça (et j'aime toujours ça d'ailleurs), les jours s'écoulaient, fatigants mais tous plus intéressants les uns que les autres. La photo de Thiefaine au dessus de mon bureau, avec l'encre qui coule de ses yeux de fou, et les phrases de ses textes punaisées sur mon mur me donnaient la force de travailler jusqu'à très tard. Donc aucune raison de me plaindre jusqu'à cette phrase de mon prof de lettres:

"Dissertation sur Proust le samedi 10 novembre de 8h à midi..."

Le seul. Le seul contrôle un samedi du trimestre, il fallait qu'il tombe le lendemain du concert d'HFT. J'ai commencé par pleurer, je me suis ressaisie, j'en ai parlé à mes parents, qui m'ont dit que je pourrais y aller à condition de quitter la salle à 22h30 maximum pour pouvoir être à 23h chez moi. j'ai accepté.

Alors j'y suis allée hier soir (c'est dommage, j'aurais bien aimé vous croiser, Katell!) Avec un ami de collège que j'avais converti à Thiéfaine vers 2015... Places en fosse. J'étais vers le 10ème rang. Un peu comme vous, je serais incapable de parler de la première partie. Je voulais Thiéfaine, moi!

Les lumières se sont éteintes. A ma gauche, il y avait un gars à la soixantaine, un peu rocker, cheveux longs, qui avait l'air de s'y connaitre en concerts de Thiefaine. J'avais le cœur qui battait, pire qu'avant une colle de Philo (et autrement plus tentant, il faut bien l'admettre). Il y a eu cet éclairage mauve, cette longue tonalité, et moi j'ai failli réinventer le pogo à force de sauter à pieds joints pour voir mieux. Je me disais "ou il est, ou il est, ou il est"...

Et puis tout à coup il était là, et c'était comme si mon cœur allait exploser. Il a commencé à chanter. Mon baptême de concert de Thiefaine. C'était étrange, comme voir un personnage d'un de mes livres d'enfants face à moi, comme s'il ne pouvait pas être là pour de vrai. J'ai hurlé les paroles, et je me suis rendue compte que l'individu à ma gauche était tout aussi calé que moi pour les paroles. Le temps passait vite, si vite, j'ai sauté dans tous les sens, j'ai crié, et avec mon voisin (mon ami était un peu derrière...) On a chanté comme des fous toutes les paroles de toutes les chansons. Il a été 22H30. J'ai négocié par messages avec mes parents un 23H. Et 23H est arrivé; Et il a fallu partir sur les premières notes de Exercice de simple provocation. J'avais envie de mourir.

J'ai quitté la salle et sa musique avec le sentiment qu'on venait de m'arracher un morceau de moi, j'avais une boule dans la gorge plus grosse que toute l'arène, et mon ami m'a dit "c'était super!!"

Il le pensait sans aucun doute, mais ça ne lui a pas fait la même chose qu'à moi. C'était un déchirement de partir avant la fin, un vrai, et je pense que je m'en souviendrai toute ma vie. J'ai un peu pleuré dans le métro, le T-shirt de la tournée entre les doigts, je suis rentrée chez moi avec un étrange sentiment de gueule de bois musicale: les paroles qui résonnaient dans ma tête, les yeux qui clignaient à cause des projecteurs, des acouphènes...

Je ne pouvais juste pas dormir, j'ai essayé sans succès de relire mes notes sur Proust. Ecouter Thiefaine était trop douloureux. Finalement j'ai mal dormi, je me suis levée à 6h, j'ai bu mon poids en café et je suis partie sous la pluie en écoutant avec une mélancolie certaine, en ce petit matin gris, La Dèche Le Twist et le Reste.
J'ai plutôt assuré en dissertation (Proust: romancier de l'impression et de la sensation? Un bien beau sujet...)
Et je suis rentrée chez moi avec un peu mal à la vie, au cœur, aux tripes, partout. Je voulais le finir, ce concert. Je ne peux que rêver d'en voir un suivant. Dieu, ce que j'espère qu'il y en aura un suivant...

Sur le moment, c'était un moment de joie intense. Maintenant c'est un peu la misère.

je relativise en me disant que c'est déjà pas mal et qu'à 4 jours de mes 18 ans, j'aurais déjà vu deux concerts de Renaud et un de Thiefaine, mes deux idoles.

Mais j'ai bien mal partout.

Écrit par : DemainLesKids | 10/11/2018

Quel concert hier soir !

Écrit par : PK | 10/11/2018

Excellent concert à Bercy!!! En plein coeur de la fosse l'enthousiasme était au rendez-vous, Hubert avait l'air ravi, (il semblait ne pas vouloir terminer cette dernière chanson d'amour!!!) et en plus le concert a été capté certainement pour un futur souvenir audio-video! Du grand Hubert!! Pour moi la tournée s'arrête malheureusement là, à quand la prochaine?... Bon concert aux dijonnais!!

Écrit par : Ignatius | 10/11/2018

super concert!!
Donc c'était bien toi katell que j'ai croisé quand tu allais t'assoir, je t'ai pas salué car jamais au grand jamais je n'aurais cru cath assise à un live d'hubert (veste cuir allant vers porte P ?)

Écrit par : lefan | 10/11/2018

@DLK : Oh non, quelle injustice ! Devoir partir pendant Exercice de simple provocation, quel déchirement ! Enfin, quelle que soit la chanson, je suppose que la détresse aurait été la même. Moi aussi j'aurais aimé te rencontrer ! En tout cas, comme tu le soulignes, c'est fabuleux d'avoir pu voir HFT à ton âge ! Pour ma part, j'ai attendu mes 22 ans ! Je me suis bien rattrapée par la suite ! Très beau sujet de dissertation, en tout cas, mais il aurait été tellement mieux de s'y consacrer un autre jour...
@Ignatius : oui, très bon concert, mais j'ai l'impression de l'avoir vécu de trop loin. Je suis encore assise en gradins ce soir, mais je pense que ce sera différent. Et peut-être que je pourrai me lever pour aller dans la fosse au cours du concert, on verra. En tout cas, c'est magique de faire plusieurs dates. Hier, je me suis dit que j'avais loupé des choses à Metz et c'était bien de rectifier ! J'ai également omis d'évoquer certaines chansons dans le billet ci-dessus et je m'en veux. Réparation de l'oubli dès que possible !
@lefan : Eh oui, assise ! De temps en temps, mes vieux os m'ordonnent un peu de sagesse ! Enfin, je n'aurais pas dû les écouter ! Passons, je ne vais pas ressasser cela à l'infini. Où étais-tu, toi ? Cela m'aurait fait plaisir de discuter un peu avec toi.

Je vous quitte, les amis, je dois partir pour Dijon ! Les yeux explosés, mais le cœur content !!!

Écrit par : Katell | 10/11/2018

Lefan, petite précision : oui, je portais une veste en cuir, j'étais au rang O.

Écrit par : Katell | 10/11/2018

L'impression de vivre le concert d'un peu loin (R2305...pas vu le jeu de chapeau) cela donne l' envie d'y retourner. A défaut d'un autre concert, je glisse mon petit mot. J'ai trouvé Hubert en pleine forme, ne perdant rien de "quelque mauvais don d'acrobatie verbale", époustouflant sur La vierge au dodge 51! Vraiment impressionnant ce concert! On s'est quitté sur une note plus joyeuse que la dernière fois, dans un champ de maïs, on ne fait pas des adieux. Je vous souhaite un très bon concert à Dijon!

Écrit par : isabelle | 10/11/2018

Quel bonheur, ce concert de Bercy !
Pour ma part, j'étais aussi dans les gradins. Pas assez d'ambiance à mon goût, non plus (et je ne voyais pas trop ce qui se passait dans la fosse)... Mais les concerts de Thiéfaine sont trop rares pour que je passe mon temps à me réfréner. Et puis c'est irrésistible : cette énergie que je reçois, je ne peux que la rendre. Je n'ai jamais compris l'impassibilité de certains spectateurs ! Si bien que je me lâche, parce qu'aussi je ne peux pas faire autrement avec les chansons de Thiéfaine : cette vitalité, ces mots « en bouche », ces textes auxquels j'adhère...
Une fois encore, j'ai été emportée, traversée, touchée dans l'âme et le corps.

Très bons concerts !
Hâte de lire ce que vous avez pensé des chansons.

Écrit par : CélineCapucine | 10/11/2018

T'as raison CélineCapucine : il faut se lâcher. Surtout en gradins. Et ça fait boule de neige autour de soi.
Je comprends ce que tu dis Katell quand tu t'es senti "freinée" par d'autres (était-ce réel ou "dans ta tête"). Moi aussi, il m'est arrivé de me sentir isolé phoniquement dans certains concerts.
Mais, impossible de m'arrêter. Du coup, mon pote me suit et j'ai l'impression que ça pousse les autres à se lâcher.
Demainleskids : je pense que j'aurais omis de parler de cette interro à mes parents pour "avoir la permission de minuit" (ahah, c'est -très- loin tout ça !). Enfin, il est vrai que je n'étais pas très assidu à l'époque. Plutôt acide(-u)…
Katell, je t'ai envié ton marathon HFT.
Je me sèvre en écoutant les live (j'espère que l'enregistrement de celui-ci ne passera pas sous silence les échanges d'Hubert avec le public…).

Salutations numériques…

Écrit par : Seb | 11/11/2018

Seb, un marathon, tu l'as dit ! Ah, mes amis... De retour chez moi ce matin à cinq heures. Même pas mal ! Enfin si, un peu quand même. Une "gueule à briser les miroirs", à ne même pas montrer mes yeux dans le contre-jour !!! Mais tellement transportée, tellement ailleurs... C'était fabuleux. Il va me falloir un peu de temps pour laisser mijoter tout ça avant d'en faire un billet, ou deux, ou dix, je ne sais pas encore !
Tu as raison, Seb, le frein, je me le mets peut-être moi-même. Je ne suis pas une "meneuse" et ce n'est pas moi qui vais d'un seul coup m'emballer à fond si autour cela reste mollasson ! C'est comme ça...

Écrit par : Katell | 11/11/2018

:-)

Écrit par : le Doc. | 11/11/2018

Cela fait un petit moment que je n'ai pas mis le nez ici. Trop longtemps, même, et pour être honnête ça commençait à me manquer beaucoup.
Mais ici, c'est le seul endroit ou je vais pouvoir craquer ma mélanco et ou je suis sure que tout le monde comprendra.
L'année dernière à Noel mes parents m'ont offert deux places pour HFT, concert du 9 (hier!) à Paris.

J'étais franchement heureuse, et mon seul désespoir c'était la perspective de devoir attendre encore des mois pour y être. J'écoutais ses disques pour faire passer le temps, j'écrivais un peu, je lisais beaucoup, et surtout je travaillais, parce qu'au fond, c'était mon rôle de lycéenne. J'ai été prise en prépa littéraire, mon souhait, donc tout allait bien.

Beaucoup de travail, donc. Mais j'aimais ça (et j'aime toujours ça d'ailleurs), les jours s'écoulaient, fatigants mais tous plus intéressants les uns que les autres. La photo de Thiefaine au dessus de mon bureau, avec l'encre qui coule de ses yeux de fou, et les phrases de ses textes punaisées sur mon mur me donnaient la force de travailler jusqu'à très tard. Donc aucune raison de me plaindre jusqu'à cette phrase de mon prof de lettres:

"Dissertation sur Proust le samedi 10 novembre de 8h à midi..."

Le seul. Le seul contrôle un samedi du trimestre, il fallait qu'il tombe le lendemain du concert d'HFT. J'ai commencé par pleurer, je me suis ressaisie, j'en ai parlé à mes parents, qui m'ont dit que je pourrais y aller à condition de quitter la salle à 22h30 maximum pour pouvoir être à 23h chez moi. j'ai accepté.

Alors j'y suis allée hier soir (c'est dommage, j'aurais bien aimé vous croiser, Katell!) Avec un ami de collège que j'avais converti à Thiéfaine vers 2015... Places en fosse. J'étais vers le 10ème rang. Un peu comme vous, je serais incapable de parler de la première partie. Je voulais Thiéfaine, moi!

Les lumières se sont éteintes. A ma gauche, il y avait un gars à la soixantaine, un peu rocker, cheveux longs, qui avait l'air de s'y connaitre en concerts de Thiefaine. J'avais le cœur qui battait, pire qu'avant une colle de Philo (et autrement plus tentant, il faut bien l'admettre). Il y a eu cet éclairage mauve, cette longue tonalité, et moi j'ai failli réinventer le pogo à force de sauter à pieds joints pour voir mieux. Je me disais "ou il est, ou il est, ou il est"...

Et puis tout à coup il était là, et c'était comme si mon cœur allait exploser. Il a commencé à chanter. Mon baptême de concert de Thiefaine. C'était étrange, comme voir un personnage d'un de mes livres d'enfants face à moi, comme s'il ne pouvait pas être là pour de vrai. J'ai hurlé les paroles, et je me suis rendue compte que l'individu à ma gauche était tout aussi calé que moi pour les paroles. Le temps passait vite, si vite, j'ai sauté dans tous les sens, j'ai crié, et avec mon voisin (mon ami était un peu derrière...) On a chanté comme des fous toutes les paroles de toutes les chansons. Il a été 22H30. J'ai négocié par messages avec mes parents un 23H. Et 23H est arrivé; Et il a fallu partir sur les premières notes de Exercice de simple provocation. J'avais envie de mourir.

J'ai quitté la salle et sa musique avec le sentiment qu'on venait de m'arracher un morceau de moi, j'avais une boule dans la gorge plus grosse que toute l'arène, et mon ami m'a dit "c'était super!!"

Il le pensait sans aucun doute, mais ça ne lui a pas fait la même chose qu'à moi. C'était un déchirement de partir avant la fin, un vrai, et je pense que je m'en souviendrai toute ma vie. J'ai un peu pleuré dans le métro, le T-shirt de la tournée entre les doigts, je suis rentrée chez moi avec un étrange sentiment de gueule de bois musicale: les paroles qui résonnaient dans ma tête, les yeux qui clignaient à cause des projecteurs, des acouphènes...

Je ne pouvais juste pas dormir, j'ai essayé sans succès de relire mes notes sur Proust. Ecouter Thiefaine était trop douloureux. Finalement j'ai mal dormi, je me suis levée à 6h, j'ai bu mon poids en café et je suis partie sous la pluie en écoutant avec une mélancolie certaine, en ce petit matin gris, La Dèche Le Twist et le Reste.
J'ai plutôt assuré en dissertation (Proust: romancier de l'impression et de la sensation? Un bien beau sujet...)
Et je suis rentrée chez moi avec un peu mal à la vie, au cœur, aux tripes, partout. Je voulais le finir, ce concert. Je ne peux que rêver d'en voir un suivant. Dieu, ce que j'espère qu'il y en aura un suivant...

Sur le moment, c'était un moment de joie intense. Maintenant c'est un peu la misère.

je relativise en me disant que c'est déjà pas mal et qu'à 4 jours de mes 18 ans, j'aurais déjà vu deux concerts de Renaud et un de Thiefaine, mes deux idoles.

Mais j'ai bien mal partout.

Écrit par : DemainLesKids | 12/11/2018

Citation de DemainLesKids :

1/ " Sur le moment, c'était un moment de joie intense. Maintenant c'est un peu la misère. "

2/ " Dieu, ce que j'espère qu'il y en aura un suivant... "

3/ " Mais j'ai bien mal partout. "

, et j'en passe (converti) : mais à quoi sert donc la littérature ?... un autre théo !...

p.s : ou un autre ' beau billet ' en attendant celui de Catherine sur l'autre BERCY d'HUBERT:-)





,

Écrit par : le Doc. | 12/11/2018

oui vivement le billet de katell.. j'ai trop hate..

Écrit par : lefan | 12/11/2018

Moi aussi j'ai hâte de lire le prochain billet de Katell certainement une curieuse manière de faire durer ce merveilleux moment partagé à Bercy !
Au deuxième violoncelle JF Assy fidèle comme Yann Pechin de l'élégant A Bashung !
Amicalement

Écrit par : Martine | 12/11/2018

Merci pour le partage

1:38 "(...) On pourra recommencer... plus tard". Ca fait du bien de l'entendre ! J'imagine déjà la tournée future…

Bonne journée

Écrit par : CélineCapucine | 13/11/2018

https://www.youtube.com/watch?v=FSey32xFsUM

, LUCAS a un père ' référencé en ce lieu qui s'appelle Hubert-Félix Thiéfaine que - VOUS - aimez # même dans ses excès # puisque vous y revenez !...

, alors LUCAS je t'apprécie et j'apprécie ton père ainsi que les " Dingues et les paumés " qui ne sont ' qu'échantillonnage ' de l'espèce à laquelle nous appartenons tous !...

Jean-Pierre Zéni

Écrit par : le Doc. | 13/11/2018

:-)

Écrit par : ton frère auto-proclamé | 13/11/2018

@ Katell :

, je t'ai lue, je t'ai vue, nous avons échangé le 10 à Dijon et je t'attends :-)

Supplément :   


- Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler

- Il faut réfléchir (longuement) avant de parler.

Origine :

De nos jours, comme on parle de moins en moins et qu'on utilise de plus en plus un clavier, avant de taper des bêtises, on devrait plutôt dire "tourner sept fois son clavier dans sa bouche".

Refte que fa pove un problème de prononfiafion enfuite, à cauve des dents que fa fait fauter. F'est fûr !

La date d'apparition de ce proverbe n'est pas vraiment connue, mais il n'est cité qu'à partir de l'édition de 1832 du Dictionnaire de l'Académie Française.

Cela dit, on trouve dans la Bible, attribuée à Salomon, la forme suivante : « Le sage tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ». Autant dire que l'idée du sage qui réfléchit avant de parler remonte à loin dans le temps.

Car il est certain que tourner la langue dans sa bouche empêche de parler (contrairement à se frotter sept fois l'oeil ou se mettre sept fois le doigt dans le nez) et, pour peu qu'on ne soit pas trop préoccupé par la maîtrise de ces mouvements linguaux (pas d'or, bien sûr), permet de réfléchir un peu à ce qu'on va dire, évitant ainsi de sortir une ânerie de plus.

Mais pourquoi sept fois, me direz-vous ? Eh bien, si l'on oublie le ridicule de la situation face à votre interlocuteur qui se demande ce que vous attendez pour lui répondre, on peut déjà affirmer sans grand risque de se tromper que 7 est plus grand que 4 ou 5 et que, par conséquent, le délai de réflexion sera d'une durée supérieure (à nombre de tours par minute, température, pression et taux d'hygrométrie constants).

Mais pourquoi sept au lieu de neuf ou douze qui permettraient d'avoir encore plus de temps pour réfléchir ? Déjà parce qu'il y a le risque de voir partir l'interlocuteur et de passer pour un malade. Mais surtout parce que le chiffre 7 est depuis très longtemps un nombre 'magique' : les 7 jours de la semaine, les 7 planètes traditionnelles en astrologie, les 7 couleurs de l'arc-en-ciel, les 7 notes de la gamme, les 7 péchés capitaux, les 7 sacrements, les 7 centres subtils au yoga, les 7 nains et ainsi, presque à l'infini.

Source : internet

Écrit par : ton frère auto-proclamé | 13/11/2018

, et j'attends de même Narcisse :-)

http://www.planete-thiefaine.com/

p.s : j'ai eu beaucoup de plaisir à revoir TONY CARBONARE à Dijon, échange trop bref mais ce fût ' son choix ' ..

.. la seule cour à laquelle j'appartiens est celle de mon utopie !...

Écrit par : le Doc. | 13/11/2018

Super ton partage, Brigitte !!
On voit les premières images de la captation de Bercy : c'est Bôôôôôôôô !!

Écrit par : Seb | 13/11/2018

http://www.thiefaine.free.fr/FORUM/viewtopic.php?t=2340

:-)

p.s : je vous attends !...

Écrit par : le Doc. | 14/11/2018

@Brigitte : merci beaucoup pour la magnifique vidéo ! J'en ai des frissons partout !

Écrit par : Katell | 14/11/2018

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