20/11/2009
Méthode de dissection : "Défloration 13"
Ben pourquoi pas, après tout ?!! Avec "Défloration 13", on est dans les fleurs, de toute façon, il suffit de regarder la pochette de ce CD :
Qui dit « Défloration 13 », dit forcément Arabesque ! Maintenant, à chaque fois que j'écoute cet album, je pense à elle ! Et même, tiens, je lui dédie cette note, je sais à quel point « Déflo » (pour les intimes !) l'a marquée !
A l'époque où le CD « Défloration 13 » est sorti, j'étais un peu loin de mes préoccupations thiéfainesques. Si, c'est vrai, ça m'est arrivé parfois ! Pas souvent quand même, hein, n'allez pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.
« Défloration 13 ». Déjà, quel titre !! Normalement, si je ne m'abuse, une défloration, il n'y en a qu'une dans une vie. Alors croiser un mec qui en est à sa 13ème, cela force le respect, il faut bien le dire ! Trêve de plaisanterie : « défloration 13 » parce que 13ème album studio. Le mot me semble vouloir évoquer la violence de la création. La violence avec laquelle elle s'impose parfois au créateur.
La pochette est déjà à elle seule une histoire ! Les jolies fleurs qui l'ornent, on les doit à Charles Belle. Rien à voir, je trouve, avec les pochettes auxquelles Thiéfaine nous a habitués.
Notons aussi ce délicieux avertissement de l'auteur : « Cet album faisant référence à un certain nombre d'éléments susceptibles de choquer de trop jeunes esprits ou des esprits adultes désinformés, l'usage en est fortement déconseillé aux enfants de moins de 14 ans et aux personnes souffrant de crispations cérébrales ».
Revenons quelques années en arrière. Lorsque ce CD arrive sur le marché, je suis un peu moins dans mon trip Hubert (et je vis avec un type qui trouve que décidément, ce Thiéfaine, je l'écoute un peu trop, ce qui n'aide pas !!). J'achète « Déflo » quand même, bien sûr, n'allez pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.
Je l'écoute une fois, deux fois, je ne sais plus. Je n'accroche pas. J'ai l'impression de ne pas retrouver le Thiéfaine auquel je suis habituée, je suis déroutée (tiens, ça tombe bien, avec un album dont un des titres est justement « roots, déroutes + croisement » !!). Je range le bel objet dans un coin (honte à moi). Et ne le ressors que quelques mois plus tard, lorsque je sens approcher la tournée et me dis que je vais arriver là comme un chien dans un cimetière, totalement ignare. Donc, je réécoute « Déflo ». Et c'est là que je tombe raide. Raide dingue de cette oeuvre à nulle autre pareille. D'une grande richesse et d'une belle complexité. « Une ambulance pour Elmo Lewis » vous pose tout de suite l'ambiance du truc. La musique semble se déchirer par moments, j'adore.
« Quand la banlieue descendra sur la ville » reste en revanche le titre que j'aime le moins sur cet album. Je ne sais pas pourquoi. La musique ne me plaît pas des masses.
De même, « Le Touquet juillet 1925 »ne me parle pas trop. Cela fait un peu chanson facile, écrite un brin à la hâte... « Le soleil joue sur nous » sans réellement nous brûler...
« Also sprach Winnie l'ourson » n'est pas ma chanson préférée, mais j'en aime le titre (forcément, il détourne brillamment celui de Nietzsche, « Also sprach Zarathustra » !!!). Mais il n'y a pas que le côté allemand. Le texte recèle des trouvailles phénoménales, comme par exemple :
« et faut ramer toute la journée tu es damné
tu es fiché sur le fichier qui fait chier les
fauchés échauffés et les chattes échaudées ».
J'aime assez la façon saccadée dont Thiéfaine chante ces mots. Le refrain me gonfle parfois un peu, à trop grande écoute.
« Guichet 102 » est une chanson que je trouve sympa et joyeuse. J'étais étonnée d'apprendre, dans « Comment j'ai usiné ma 13ème défloration », que Thiéfaine l'avait écrite après avoir eu affaire à une employée totalement revêche et antipathique de je ne sais plus quelle administration !!
Ensuite, avec « Joli mai mois de Marie », s'ouvre ma partie préférée de cet album.
J'en parle dans les jours qui viennent...
21:53 | Lien permanent | Commentaires (3)
15/11/2009
"La jambe de Rimbaud"...
La pensée du jour : "Lasse de vivre, ayant peur de mourir, pareille
Au brick perdu jouet du flux et du reflux,
Mon âme pour d'affreux naufrages appareille". Paul VERLAINE.
Matinée d'ivresse
Ô mon Bien ! Ô mon Beau ! Fanfare atroce où je ne trébuche point ! Chevalet féerique ! Hourra pour l'oeuvre inouïe et pour le corps merveilleux, pour la première fois ! Cela commença sous les rires des enfants, cela finira par eux. Ce poison va rester dans toutes nos veines même quand, la fanfare tournant, nous serons rendus à l'ancienne inharmonie. Ô maintenant nous si digne de ces tortures ! Rassemblons fervemment cette promesse surhumaine faite à notre corps et à notre âme créés : cette promesse, cette démence ! L'élégance, la science, la violence ! On nous a promis d'enterrer dans l'ombre l'arbre du bien et du mal, de déporter les honnêtetés tyranniques, afin que nous amenions notre très pur amour. Cela commença par quelques dégoûts et cela finit, - ne pouvant nous saisir sur-le-champ de cette éternité, - cela finit par une débandade de parfums.
Rire des enfants, discrétion des esclaves, austérité des vierges, horreur des figures et des objets d'ici, sacrés soyez-vous par le souvenir de cette veille. Cela commençait par toute la rustrerie, voici que cela finit par des anges de flamme et de glace.
Petite veille d'ivresse, sainte ! Quand ce ne serait que pour le masque dont tu nous as gratifié. Nous t'affirmons, méthode ! Nous n'oublions pas que tu as glorifié hier chacun de nos âges. Nous avons foi au poison. Nous savons donner notre vie tout entière tous les jours.
Voici le temps des Assassins.
Arthur Rimbaud, extrait des Illuminations.
15:00 | Lien permanent | Commentaires (8)
04/11/2009
Confusions multiples et variées...
L'idée me trotte dans la tête depuis un petit moment déjà : la phrase "des intellos qui confondaient C.G. Jung avec C. Jérôme" m'a toujours beaucoup plu, et il n'est pas rare qu'en écoutant cette chanson, je pense à d'autres confusions du même genre. Alors, si on s'amusait à en trouver d'autres ? Je vous propose :
-des intellos qui confondaient Dalila avec Dalida,
-des intellos qui confondaient Clara Schumann avec Clara Morgane,
-des intellos qui confondaient Hubert-Félix Thiéfaine avec Jean-Félix Lalanne !!!!!!!!!!!
A vous !!!
22:00 | Lien permanent | Commentaires (27)
26/10/2009
Enfanthiéfainages...
La pensée du jour : "Il y a des poètes et des écrivains qui vous accompagnent partout. Des présences quotidiennes". CIORAN.
Bon, désolée, je pique encore une idée à Lorelei Nummer zwei ! Sur Facebook, elle a mis un lien vers Deezer, où l'on peut écouter "Les deux ogres", chanson que Thiéfaine interprète avec Yves Jamait et Aldebert. L'album s'appelle "Enfantillages" et je vous le conseille si vous avez des enfants en bas âge ! A la maison, nous avons le premier CD et nos filles en sont folles ! Et nous aussi, d'ailleurs !
Bonne écoute !
09:29 | Lien permanent | Commentaires (6)
24/10/2009
Méthode de dissection : "Le bonheur de la tentation"
La pensée du jour : "Recommencer, revivre, être un autre fut la grande tentation de mon existence. Je lisais, au dos de mes bouquins : "...plusieurs vies bien remplies... aviateur, diplomate, écrivain...". Rien, zéro, des brindilles au vent, et le goût de l'absolu aux lèvres". Romain GARY, le grand, l'unique !
Bon, alors, maintenant que je suis en vacances et que j'ai relooké ce blog, je vais peut-être balancer quelques notes dessus ! Mais, je vous en prie, ne me laissez pas seule, « me laissez pas dans le noir avant la fin de l'histoire », pondez, pondez des commentaires par milliers, par myriades, c'est ce qui fait l'intérêt d'un blog !
« Le bonheur de la tentation », donc. Cet album est comme l'écho du précédent. D'ailleurs, c'est voulu jusque dans les titres : sur « la tentation », on trouve « la philosophie du chaos », ici ce sera « le chaos de la philosophie ». Sur les « 24 heures dans la nuit d'un faune » vient se superposer « 27ème heure : suite faunesque ». « Eurydice nonante sept » vient compléter « Orphée nonante huit ». Deux albums-ricochets, donc. Qui causent entre eux, qui s'interpellent, qui se répondent.
Le livret s'ouvre sur ces mots latins : « et ne nos inducas in tentationem sed libera nos a malo ». Proverbe néocrétacé, est-il précisé en-dessous. Bizarre quand même : « ne nous soumets pas à la tentation », mais en même temps, la tentation, quel bonheur ! Après tout, la contradiction n'est qu'apparente. C'est encore et toujours au « rayon des fruits défendus » qu'on fait les plus belles emplettes !
« Retour vers la lune noire » est le premier morceau du CD. Je l'aime bien, celle-là. Les choeurs, la musique, le rythme, tout.
Puis, « la ballade d'Abdallah Geronimo Cohen » vient également enchanter nos esgourdes. Et nous rappeler à juste titre que nous sommes tous des êtres qui ont ce que les Allemands appellent un « Migrationshintergrund » :
« Abdallah Geronimo Cohen
était né d'un croisement sur une vieille banquette Citroën
de Gwendolyn von Strudel Hitachi Dupond Levy Tchang
et d'Zorba Johny Strogonof Garcia M'Golo M'Golo Lang
tous deux de race humaine
de nationalité terrienne ».
La troisième chanson est plus calme. Le violoncelle vient lui apporter une couleur toute particulière. Que j'aime bien. Thiéfaine, une fois de plus, taquine l'oxymore : « ses blancs corbeaux », « mes noires étendues de neige ».
Puis, c'est de nouveau du rythme. Celui d'une ambulance qui transporte un voyageur vers la destination finale dont on ne revient pas. « Adrénaline au point zéro
et silence au stétho »... Superbe texte, musique entraînante : ce rythme, c'est sans doute ce qu'il fallait pour un thème aussi grave... Je ne peux plus écouter cette chanson sans penser à ma mère, seule, misérablement abandonnée dans l'ambulance qui la conduisit vers son dernier voyage... Excusez-moi, mais je suis d'une humeur toussaintesque parfois. Souvent...
Ensuite, c'est « Dans quel état terre ». J'aime bien le message, évidemment, mais la chanson, paroles, musique, bref l'ensemble me plaît moyennement.
En revanche, « Bouton de rose » me parle tout de suite davantage. J'aime les sonorités du texte : « dans le satin d'essences assassines », par exemple. Et j'aime citer souvent cette jolie maxime : « Mais le jour s'lève pas toujours au milieu des dentelles »... Une chanson que j'aimerais entendre sur scène un jour, tiens ! Qui fait passer le message à Hubert ?!
« 27ème heure suite faunesque », alors là, je vais en décevoir plus d'un, mais voilà une chanson que je n'ai écoutée que trois fois en entier. Pas plus, je pense. Je ne l'aime pas. Je reconnais que le texte recèle quelques perles, mais je ne sais pas, la musique ne me plaît pas. Et je vais dire une hérésie : cette chanson est trop longue à mon goût !!!!!!!!!!
« Eurydice nonante sept » (d'ailleurs, pourquoi nonante sept ici et nonante huit sur « la tentation du bonheur » ?!) est une chanson sympa. Que j'écoute avec plaisir. Mais qui ne fait pas partie de mes préférées sur cet album . Non. « Le chaos de la philosophie » : idem. Cela s'écoute, c'est sympa, mais ... Mais ma préférence, mon immense, mon indéfectible préférence va au morceau qui suit « Le chaos de la philosophie », à savoir : « Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable ». Magique, grandiose, unique. Du début jusqu'à la fin. Rien ne nous est épargné. Ni la longue et effroyable énumération de MST qui guettent ceux qui mènent une vie sexuelle vagabonde et dissolue, ni le terrible et froid jugement qui s'abat sur nos ancêtres : « dans un pays où les indigènes pendant l'occupation allemande écrivirent un si grand nombre de lettres de dénonciation que les nazis les plus compétents et les mieux expérimentés en matière de cruauté et de crimes contre l'humanité en furent stupéfaits et même un peu jaloux ». Thiéfaine se sent une « gueule à être dénoncé ». Et, désabusé, n'attendant plus rien du genre humain, il garde ses « lunettes noires de vagabond solitaire ». Tout autour, presque tout le monde a choisi de chausser ses lunettes roses et de se livrer à toutes sortes de « pitreries masturbatoires ». Pas Thiéfaine. Il « regarde passer les zumains de sa rue un peu comme on reluque au zoo les zébus ». Ne se sent pas d'ici. Un peu à la manière de Ferré : « Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'un autre quartier, d'une autre solitude »...
Morceau sublime, vraiment ! Je pourrais écrire des pages et des pages sur cette chanson ! Mais tout est dit dans le texte, écoutez-le encore et toujours. Inlassablement.
Le tout s'achève sur le « Final Abdallah ». Retour à la douceur, à l'enfance. Mais quand même : « Und meine letzte Tentation ist noch für deine Hose »... C'est vraiment de Marx, ça ?!
Ah quand même, n'oublions pas le petit truc qui me tient à coeur, à savoir les références faites à l'Allemagne sur cet album. Bon, bien sûr, il y a Hitler (« dans quel état terre ») et les nazis (« Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable »). Mais il y a aussi et surtout les « Nibelungen », dont je devrais peut-être vous parler ici un jour.
Zut, je m'aperçois que dans mes exercices de dissection, j'ai parfois négligé cette question des références à l'Allemagne. Pas bien ! A recommencer ! Très vite !
21:46 | Lien permanent | Commentaires (13)
11/10/2009
Petite info
Merci à Elsa, qui m'a envoyé un lien extrêmement intéressant :
http://www.rdm-video.fr/A000455973/CD_la_collection_78_88.html
Chouette, on peut commencer à se réjouir ! Vivement 2010 !
20:50 | Lien permanent | Commentaires (10)
30/09/2009
Alors voilà...
Alors voilà, ça commencerait à peu près comme ça. Et je ne saurais pas très bien où ça mène. Je me laisserais porter par l'écriture, sans savoir d'avance ce qu'elle a à me faire dire, cracher, vomir. Et cela donnerait le résultat que ça donnerait, tant pis, je ne pourrais pas faire mieux de toute façon, j'ai beau retourner le machin dans tous les sens. Depuis le temps que je veux écrire un petit bidule sur Thiéfaine, si cela avait dû être révolutionnaire, le truc qui offre réellement un nouvel éclairage sur l'oeuvre du poète aux mille tourments, ça se saurait... Alors voilà, cela ne serait que ça :
« Lunettes noires, pyjama rayé ». Ainsi paré, Thiéfaine, se définissant lui-même « de nature solitaire », erre ici-bas. Les lunettes noires (« de vagabond solitaire », serait-on tenté d'ajouter, au regard de la chanson « Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable »), les lunettes noires, c'est pour mieux toiser ses contemporains. L'artiste « regarde passer les zumains de sa rue un peu comme on reluque au zoo les zébus ». Il s'amuse de ce spectacle. S'en afflige aussi parfois. Souvent. Lunettes noires, donc. Et pas roses. Parce que la réalité ne l'est pas non plus. Le pyjama rayé, c'est la tenue des prisonniers. Cette expression de prime abord assez banale ne renfermerait-elle pas à elle seule tout ce qui caractérise l'univers de Thiéfaine ? Le pessimisme grinçant, foncier. Le sentiment d'être prisonnier d'une condition jamais réellement désirée. Au commencement était l'hésitation. « Should I stay or should I go ? ». Je reste ou je ne reste pas ? « J'ai failli me tirer mais j'ai fait bof areuh, j'suis qu'un intérimaire dans la continuité de l'espèce et coucou beuh, coucou beuh », chante le poète dans « 542 lunes et 7 jours environ ». Naissance-naufrage. Seule la figure maternelle demeure rassurante, comme un phare dans la nuit. Il est question du « garage intime d'une fleur sentimentale ». A propos de la naissance de son fils Hugo, Thiéfaine évoquera également un « ventre brûlant de tendresse féminine ». Et pourtant, la naissance apparaît avant tout comme le traumatisme premier, dont la mort serait l'inéluctable, l'effroyable pendant :
« Le jour de ma naissance un éléphant est mort et depuis ce jour-là je le porte à mon cou ». Tristes vies que les nôtres, toutes autant qu'elles sont !
« Nous sommes les naufragés dans cet avion-taxi
avec nos yeux perdus vers d'autres galaxies
nous rêvons d'ascenseurs au bout d'un arc-en-ciel
où nos cerveaux malades sortiraient du sommeil ».
Pour tous, la facture sera salée. « Nous ne sommes que les fantasmes fous d'un computer ». Les pâles pantins dont on ne sait quel fox à poil dur tout-puissant agite sournoisement les ficelles. Frêles marionnettes que le même fox à poil dur tout-puissant malmène, mène à la baguette et par le bout du nez. Décidément, « Dieu est un drôle de mec » ! « Oui mais on l'aime quand même », ajoute Thiéfaine. Peut-être, mais si notre poète jurassien était Dieu, il ne croirait pas en lui. Alors, que croire ? Et en qui ?!
Au fil des mots, Thiéfaine nous donne à voir une parcelle de son âme. Et c'est comme qui dirait un joyeux bordel là-dedans ! Une âme volée à un clown, vous pensez !
Place aux « grondements de bête » et aux « hurlements furieux ». Place à la révolte, place à une oeuvre magnifique, surprenante et foisonnante qui est aussi un cri...
21:31 | Lien permanent | Commentaires (8)
27/09/2009
"Sur les écrans secrets de ton Pandémonium"...
La pensée du jour : "S'il est vrai que dans la famille on n'est pas du genre à faire de l'ambition, pour peu qu'on la taquine un peu, l'immodestie nous vient à nous comme à tout le monde". Serge JONCOUR (Vu).
Aujourd'hui, petites explications concernant d'abord le Pandémonium, dont il est question dans "Sentiments numériques revisités", puis l'Ankou (cf. "Psychopompes / métempsychose et sportswear" : "et quand le Pinocchio baveux poussera ma brouette à l'Ankou j'veux faire des bulles avec mon noeud pour éloigner les loups-garous"). Je cite Wikipédia, pour aller plus vite. Désolée, je manque de temps. Gros problème car, du coup, je n'alimente plus guère ce blog que j'aime tant pourtant... Mais... Bientôt... Bientôt, je vous mettrai ici quelques lignes d'un bouquin que je m'amuse à écrire sur l'oeuvre de Thiéfaine. Des conneries qui ne valent pas tripette, mais ça occupe les soirs d'automne...
« Pandémonium » est un mot apparu en 1663 sous la plume de l'Anglais John Milton dans Le paradis perdu. « Pandémonium » désigne la capitale des Enfers où Satan invoque le conseil des démons. Depuis, ce mot est également utilisé pour désigner un lieu où règnent corruption, chaos et désordre.
« L'Ankou » : personnage revenant souvent dans la tradition orale et les contes bretons. L'Ankou est la personnification de la mort en Basse-Bretagne. Il ne représente pas la mort elle-même, mais son serviteur : son rôle est de collecter dans sa charrette grinçante les âmes des défunts récents. Lorsqu'un vivant entend le bruit de la charrette, c'est qu'il (ou, selon une autre version, quelqu'un de son entourage) ne va pas tarder à passer de vie à trépas. On dit aussi que celui qui aperçoit l'Ankou meurt dans l'année.
Moi, quand j'étais môme, à douze ans je crois, j'ai lu La légende de la Mort, d'Anatole Le Braz (à douze ans ! faut-il être bête !), La légende de la Mort où il est évidemment beaucoup question de l'Ankou. Et je flippais, et j'en redemandais tout à la fois !!
11:23 | Lien permanent | Commentaires (6)














































