13/11/2006
Jour J moins quatre!!!
La pensée du jour : "Le devoir de l'art est de fracasser les consciences", Louis CALAFERTE.
Au concert de Béthune, je crois, Thiéfaine disait que si, en 2007, il fallait choisir entre Ségolène et Sarkozy, il se barrerait en Suisse. Mais nous, qui faisons partie du bataillon des pauvres cloportes, où irons-nous?!! Ségolène, c'est facile d'aller casser du sucre sur le dos des enseignants. Au moins, là, tu sais que tu vas dans le sens de la majorité qui nous prend pour un gros mammouth à dégraisser! Mais allez donc tous passer le Capes ou l'agreg! Coltinez-vous les oeuvres kilométriques et arides qui sont au programme de ces concours! Et, surtout, allez tenter d'éduquer les gamins des autres, ces mal léchés que même la mère la plus aimante ne supporte pas trois heures de suite! Et nous, nous devons nous en farcir comme ça par classes entières, des beuglants au regard bovin qui te piétinent la belle langue allemande, qui salissent tout sur leur passage! Petite précision, Ségo : un enseignant certifié fait 18 heures de cours par semaine, et non 17. D'aucuns objecteront qu'à ce niveau, la différence n'est pas de taille. Peut-être, mais quand on avance des choses en public, mieux vaut se renseigner au préalable. Autre petite précision, qui en fera bisquer plus d'un : un enseignant agrégé ne fait que 15 heures de cours par semaine! Mais, pour en arriver là, il s'est tapé je ne sais combien de pages de tel auteur qui s'est "bien gratté le cerveau pour être incompréhensible" (il me semble que je suis en train de citer Cohen, là!), il se sera fait infantiliser par un jury qui l'aura malmené, aura bâillé pendant sa prestation, et ce à seule fin de le déstabiliser, et j'en passe! Alors, les gros malins, mais allez donc vous engouffrer dans les concours de l'Education nationale! Et allez vous cogner les gamins des autres, qui vous répondent comme si vous étiez vous-même un chien sans éducation, etc.!
Permettez-moi ce soir de plagier Artaud s'adressant à un certain législateur et de dire : "Madame Ségolène Royal, tu es une conne". Je commence à en avoir plus que marre de devoir dire du bout des lèvres que je suis prof! Mince alors! Je n'ai rien volé à personne, je ne pense pas avoir à rougir de ma fiche de salaire! Quand je rentre, comme ce soir, les neurones ravagés par des imbéciles, je pense franchement que mon repos est bien mérité! Et encore, après le boulot, c'est encore le boulot, et ce n'est qu'à 21 heures que j'ai enfin pu passer à autre chose ce soir! Le film de 20h45 à la télé, ce n'est jamais pour moi! En même temps, je m'en contrebalance, je n'aime pas la télé! Le soir, quand je rentre, j'ai besoin de silence, ce silence auquel on n'a pour ainsi dire jamais droit quand on est dans l'enseignement! Le doux silence apaisant des livres, ce silence dont on est à des lieues lorsque l'on traverse une cour de récréation... Quand j'ai commencé dans ce métier, j'avais eu le malheur de dire à un principal que je trouvais que 18 heures, c'était peu. Il m'avait rétorqué : "Nul n'est payé à ne rien faire dans la société. Les 18 heures, vous comprendrez vite pourquoi elles ne sont que 18. Humainement, il est impossible de faire 35 heures d'enseignement". A bon entendeur, salut! Et désolée si je m'égare parfois, mais il y en a marre! C'était mon coup de gueule du lundi soir! Et si vous pensez, vous aussi, comme les trois quarts des couillons, que mon métier est un joli p'tit boulot de glandu, du vent, du balai, de l'air, je ne pense pas que vous ayez quoi que ce soit à faire ici! A bon entendeur, salut (bis)!!
21:40 | Lien permanent | Commentaires (4)
12/11/2006
Jour J moins 5!!!
La pensée du jour : "L'impossible nous ne l'atteignons pas. Il nous sert de lanterne", René CHAR.
A propos de René Char, justement ... En relisant ces mots, je me suis dit : "tiens, au fait, si tu relisais quelques poèmes de ce monsieur!". Et voilà que je tombe sur un titre qui m'explique enfin le mystère Evadné! Depuis longtemps, je me demandais à quoi faisait référence ce joli pseudo. Evadné, j'espère que tu ne m'en voudras pas quand tu découvriras ce poème sur mon blog!
EVADNE
L'été et notre vie étions d'un seul tenant
La campagne mangeait la couleur de ta jupe odorante
Avidité et contrainte s'étaient réconciliées
Le château de Maubec s'enfonçait dans l'argile
Bientôt s'effondrerait le roulis de sa lyre
La violence des plantes nous faisait vaciller
Un corbeau rameur sombre déviant de l'escadre
Sur le muet silex de midi écartelé
Accompagnait notre entente aux mouvements tendres
La faucille partout devait se reposer
Notre rareté commençait un règne
(Le vent insomnieux qui nous ride la paupière
En tournant chaque nuit la page consentie
Veut que chaque part de toi que je retienne
Soit étendue à un pays d'âge affamé et de larmier géant)
C'était au début d'adorables années
La terre nous aimait un peu je me souviens.
Du coup, je comprends aussi "Notre rareté commençait un règne"! Et il me semble, Evadné, que tu as mis un jour ce poème sur "Fragments d'Hubert". Je le trouve tout simplement sublime!
Bon, jour J moins 5, mesdames et messieurs! Je commence à sentir les scolopendres me grimper sur l'estomac. Dès que je pense à ce qui nous attend et à ce que nous attendons avec tant d'impatience, ça danse là-dedans! Je crois que mon amoureux et moi allons jusqu'au bout dire "au diable l'avarice" et nous payer un week-end complet à Paris! Avez-vous peut-être entendu parler d'expos susceptibles de nous intéresser?! J'ai la flemme de chercher!!
21:59 | Lien permanent | Commentaires (4)
11/11/2006
Chansonnette
La pensée du jour : "Mieux on connaît les exigences de son domaine, moins on se croit capable de les remplir", Giacomo LEOPARDI.
Ce soir, je vous propose d'entonner une chansonnette en compagnie de Paul FORT, poète que j'adore. Mais d'abord, je voudrais dire :
a) Jour J moins six!!!! Cela se précise. Et quand j'y pense, ça y est, il se passe un truc dans mon estomac! Quand je disais qu'un concert de Thiéfaine, c'était comme un rendez-vous d'amour...
b) Pour répondre à JPADPS : je pense que les portables devraient passer. Et, douée et opiniâtre comme tu es, tu sauras te frayer un chemin dans la foule en délire!
c) Suricate, je pense à toi et à la p'tite frangine à qui tu tentes de remonter le moral... La p'tite frangine en question est-elle bien sûre qu'elle ne veut pas aller voir cousin Hub' vendredi soir? On peut faire des rencontres de tous types (et du troisième aussi!) à ces concerts-là!
d) Je reviens à JPADPS : de toute façon, quoi qu'il arrive, on s'appelle après le concert! Mais prépare-toi : je vais te pleurer dans le gilet car la fête sera finie pour de bon cette fois...
e) Affectueuse pensée à tous ceux à qui je n'ai pas donné signe de vie depuis quelque temps. Je reçois vos messages, mais je n'ai sorti la tête de l'eau que ce soir! Enfin, je ne suis plus malade!
Allez, maintenant, la petite chansonnette du père Fort!
"On s'aime, on se ment.
On s'aime en serment.
On s'aime en s'aimant.
On s'aime en sarment.
On s'aime en semant.
Ensemencement".
22:38 | Lien permanent | Commentaires (5)
10/11/2006
Jour J moins sept!
La pensée du jour : "Pour écrire, il faut la mort devant soi et être à même de pouvoir contempler son désastre", Yves SIMON.
Il me semble que c'est ce soir que Thiéfaine joue à La Réunion. En cette période de chikungunya, pensons à lui!!!
Mes amis, dans une semaine tout pile, le concert du siècle battra son plein! Dommage pour tous ceux qui vont manquer ça! Mais nous, nous les chanceux, réjouissons-nous! La miss JPA sera de la partie aussi, je suis folle de joie! Il ne me reste plus qu'à espérer que ma saleté d'infection ne m'aura pas trop mise à plat... Le médecin m'a prescrit un traitement de cheval (écorché), cela devrait me remettre d'aplomb. Il le faut!
Un petit poème de Paul Fort ce soir :
LA CORDE
Pourquoi renouer l'amourette? C'est-y bien la peine d'aimer? Le câble est cassé, fillette. C'est-y toi qu'as trop tiré?
C'est-y moi? C'est-y un autre? C'est-y l'bon Dieu des chrétiens? Il est cassé; c'est la faute à personne, on le sait bien.
L'amour, ça passe dans tant d'coeurs, c'est une corde à tant d'vaisseaux, et ça passe dans tant d'anneaux, à qui la faute si ça s'use?
Y a trop d'amoureux sur terre, à tirer sur le même péché. C'est-y la faute à l'amour si sa corde est si usée?
Pourquoi renouer l'amourette? C'est-y bien la peine d'aimer? Le câble est cassé, fillette, et c'est toi qu'as trop tiré.
21:49 | Lien permanent | Commentaires (7)
08/11/2006
Jour J moins 9!!!
La pensée du jour : "A perte de vue la vue de notre perte", Claude ROY (Temps variable avec éclaircies).
Et ce soir, je ne résiste pas à l'envie de mettre ici un merveilleux poème d'Hermann Hesse. Désolée pour ceux qui ne le comprendront pas!
IM NEBEL
Seltsam, im Nebel zu wandern!
Einsam ist jeder Busch und Stein,
Kein Baum sieht den andern,
Jeder ist allein.
Voll von Freunden war mir die Welt,
Als noch mein Leben licht war;
Nun, da der Nebel fällt,
Ist keiner mehr sichtbar.
Wahrlich, keiner ist weise,
Der nicht das Dunkel kennt,
Das unentrinnbar und leise
Von allen ihn trennt.
Seltsam, im Nebel zu wandern!
Leben ist Einsamsein.
Kein Mensch kennt den andern,
Jeder ist allein.
Pas très optimiste, mais ce poème va bien avec le temps brumeux auquel nous avons souvent droit en ce moment. Dernièrement, Evadné (à qui je pense très fort) écrivait que les chansons de Thiéfaine s'accordaient bien à l'automne. Tout à fait d'accord! C'est ce que ma moitié et moi nous sommes dit lorsque nous sommes allés à Troyes. C'était "nationale, vendredi d'automne", le soleil allait se coucher, je trouvais que c'était un temps à biches! Et ma moitié de me faire remarquer très judicieusement que ce jour-là, nous allions justement voir une biche sous un grillage! Et, avant de la voir, nous en avons vu d'autres, en liberté! Quand je disais que c'était un temps à biches...
Bref, tout cela pour dire que l'ambiance "autoroutes jeudi d'automne", je connais bien en ce moment. C'est, je crois, en cette saison ou en hiver, que les chansons de Thiéfaine me touchent le plus...
Au fait, malgré le brouillard, haut les coeurs! Jour J moins 9! Et peut-être que JPADPS sera avec nous au Zénith! Elle m'a appelée tout à l'heure. Je suis une femme comblée, je dois dire : grâce aux concerts de Thiéfaine, j'ai rencontré une foule de gens drôlement intéressants et attachants!! Et ce n'est pas fini! Tommie, Evadné, vous que je n'ai jamais vues, je vais enfin vous rencontrer dans neuf jours! Cela fera partie aussi de la magie de ce concert-là! Soph, j'espère que nous pourrons discuter plus longuement qu'au Chien à plumes et qu'à Troyes.
Pour nous mettre du baume au coeur, récapitulons : qui sera au Zénith dans neuf jours?
19:19 | Lien permanent | Commentaires (12)
07/11/2006
Les nuits de JPADPS sont plus belles que nos jours!
Non mais, quand même, il y en a pour qui la vie est belle : madame JPADPS était en Allemagne la semaine dernière. Près du rocher de la Lorelei, en plus! Et voilà que dans ce décor idyllique, elle se met à rêver de cousin Hub'! Comment fait-elle pour avoir une vie aussi chouette? Moi, je suis tellement crevée parfois que je m'endors les charentaises aux pieds, un livre sur le pif. Je ne rêve plus ou si peu que mon esprit n'en garde aucune trace au réveil, et souvent, "je me réveille déglinguée, avec un casque sur le nez"... JPA, viens donc au Zénith! Ce genre d'ambiance, c'est fait pour toi! Je ne voudrais pas te faire bisquer, mais...
JOUR J MOINS DIX!!!
Bon, allez vite voir le rêve étrange de la demoiselle!! (voir lien tout en bas sur mon blog : "une jeune prof d'allemand dynamique", etc. Cette prof, c'est même carrément de la dynamite, j'ai pu m'en rendre compte il y a quelque temps!!!)
21:35 | Lien permanent | Commentaires (3)
Histoire du soldat : suite
Bon, ce n'est pas possible, ces saloperies d'insomnies! Alors je vais balancer ma note pour demain, et c'est tout! Sév, comme tu passes souvent par ici le mardi, tu seras peut-être contente d'y lire la suite de cette Histoire du soldat!
Mais d'abord la pensée du jour (enfin, de la nuit en ce qui me concerne!) :
"Tout sera gardé dans une mémoire sans souvenir. Le grain de sel qui fond dans l'eau ne disparaît pas puisqu'il rend l'eau salée", Eugène IONESCO.
LE LECTEUR
Il se mit à lire dans le livre et le produit de la lecture fut l’argent, fut beaucoup d’argent,
parce qu’il connaissait l’événement avant le temps.
Il se mit à lire tant qu’il put,
Alors il eut tout l’argent qu’il voulut,
et avec cet argent tout ce qu’il voulait ;
ayant été marchand d’abord, marchand d’objets, puis…
puis il n’y eut même plus besoin d’objets, parce qu’on est entré dans l’esprit,
et on est en dehors du temps,
et j’use des autres comme j’entends
parce qu’ils sont dans le présent,
et, moi, je sais déjà quand eux croient seulement.
C’est un livre qui se lit tout seul… c’est un coffre-fort.
On n’a qu’à l’ouvrir, on tire dehors…
Des titres.
Des billets.
DE L’OR.
Et les grandes richesses, alors,
et tout ce que les grandes richesses sont dans la vie,
femmes, tableaux, chevaux, châteaux, tables servies ;
tout, j’ai tout, tout ce que je veux ;
tout ce qu’ont les autres, et je le leur prends,
et, ce que j’ai, ils ne peuvent pas, eux !
Alors il va, des fois, le soir, se promener.
Ainsi, ce soir ; c’est un beau soir de mai.
Un beau soir de mai, il fait bon ;
Il ne fait pas trop chaud comme plus tard dans la saison.
On voit le merle faire pencher la branche, puis la quittant,
la branche reprend sa place d’avant.
J’ai tout, les gens arrosent les jardins, « combien d’arrosoirs ? »
fins de semaine, samedis soir,
il se sent un peu fatigué,
les petites filles jouent à « capitaine russe, partez »,
j’ai tout, j’ai tout ce qu’ils n’ont pas,
alors comment est-ce qu’il se fait que ces autres choses ne soient pas à moi ?
quand tout l’air sent bon comme ça,
seulement l’odeur n’entre pas ;
tout le monde, et pas moi, qui est en train de s’amuser ;
des amoureux partout, personne pour m’aimer ;
les seuls choses qui font besoin,
et tout mon argent ne me sert à rien, parce qu’elles ne coûtent rien,
elles ne peuvent pas s’acheter ;
c’est pas la nourriture qui compte, c’est l’appétit ;
alors, je n’ai rien, ils ont tout ; je n’ai plus rien, ils m’ont tout pris.
Et, rentrant à présent chez lui : c’est pas les cordes qui font le son,
parce que toutes les cordes y sont ;
et ce n’est pas la qualité du bois, j’ai les plus fins, les plus précieux :
mon violon valait dix francs, mon violon valait bien mieux ;
Satan ! Satan ! tu m’as volé,
comment faire pour s’échapper ?
Comment faire ? comment faire ? est-ce que c’est dans le livre ça ?
et il l’a ouvert encore une fois,
l’a ouvert, l’a repoussé ;
Satan ! Satan ! tu m’as volé !
mais peut-être que le livre sait quand même, il sait tout, alors (dit-il au livre) réponds :
les autres sont heureux, comment est-ce qu’ils font ?
les amoureux sont sur le banc,
comment faire ? comment faire pour être comme avant ?
dis donc, parce que tu dois savoir,
comment faire pour ne rien avoir ?
On entend la sonnerie du téléphone.
Qu’est-ce qu’il y a ?... Monsieur, c’est pour ces cinq cent mille francs ;
est-ce qu’il faut les verser à votre compte courant ?
On heurte.
C’est un télégramme qui lui apporte des nouvelles de ses bateaux ; toutes les mers à moi ! je suis enfermé.
On m’envie comme jamais homme n’a été envié, on m’envie,
je suis mort, je suis hors de la vie.
Je suis énormément riche, je suis riche énormément.
Je suis mort parmi les vivants.
Le rideau se lève ; on voit le soldat assis avec le livre à son bureau. Le diable habillé en vieille femme apparaît sur le côté de la scène. Il se dissimule derrière le portant. Il n’est pas visible pour le soldat.
Question : Quelqu'un connaît-il le jeu "Capitaine russe, partez!" dont il est question dans cet extrait? C'est quoi, ce truc? J'y ai jamais joué, moi!
00:06 | Lien permanent | Commentaires (2)
06/11/2006
Paris : jour J moins onze! Quoi, onze, c'est pas vrai?!
La pensée du jour : "Je suis un homme déçu", Louis CALAFERTE.
Oui, donc, Paris, c'est dans exactement onze jours! J'espère pouvoir rencontrer, après le concert, les personnes qui viennent régulièrement ici et me font la joie de mettre des commentaires! Avant, ce ne sera pas possible, je vais arriver assez tard.
J'espère (je pense) que d'ici là j'aurai décoléré! J'avoue que l'attitude dont Hubert a fait preuve vendredi m'a passablement agacée, mais vous le saviez déjà. Bien sûr, ce monsieur n'est qu'un homme et a le droit d'avoir ses humeurs, d'accord il est fatigué après cette tournée, ce rythme fou qu'il a tenu pendant des mois et des mois, mais il y a un minimum de respect à montrer au public. Pourquoi n'a-t-il pas dit les choses plus gentiment? N'en sommes-nous pas dignes?! Bref... Se pâmer pour "Les dingues et les paumés", tomber en extase en entendant "Confessions d'un neverbeen", et puis se faire ensuite houspiller ainsi pendant un concert, cela fait un décalage assez lourd... Encore onze jours pour que je revienne à de meilleurs sentiments à l'égard de monsieur! Allez, comme disait Musset, je crois, "à défaut du pardon, laisse venir l'oubli". J'en ai trop demandé à Hubert, je le veux sans faille, peut-être, je le veux toujours bien disposé à l'égard de tout le monde, mais comme c'est quelqu'un qui ne fait pas de concessions, eh bien voilà, ça claque parfois! Il sait aussi ne pas être tendre du tout, chose qui ne laisse pas de m'étonner. Allez, je ne parlerai plus de cet incident!
Je vais plutôt vous mettre un petit coup de Gary là-dessus, et la joie va revenir dans les chaumières!
"Ecrire représente pour moi une panancée médico-thérapeutique. Ma propre compensation à la réalité par l'irréalité. Je ne suis pas déiste, pas croyant; pour moi, la vie sur terre n'est qu'un sous-produit de quelque chose et la mort sans survie. Pourtant, je suis hanté par l'existence d'un sacré... Oui, écrire est ma transition personnelle entre le possible et l'impossible" (L'affaire homme).
22:09 | Lien permanent | Commentaires (4)








































