26/11/2007
CD'aujourd'hui et divers
La pensée du jour : "Le temps perd ses tristes ratures", Hubert-Félix THIEFAINE (sur "Amicalement blues").
CD'aujourd'hui... Mon Dieu, que cette émission est courte ! Vous êtes sûrs qu'elle ne dure pas plus longtemps habituellement?! Encore un petit moment sympa passé en compagnie d'Hubert et Paul. J'aimerais bien les voir jouer ensemble sur scène, mais je n'ose pas trop rêver !
En ce moment, j'écoute l'album "Amicalement blues" minimum une fois par jour. Et j'y ai découvert des trésors, tant au niveau de la musique que des textes. Ce soir, attardons-nous sur quelques extraits de chansons :
-"plantés en plein manque de tout" : très joli, ça, non?
-"un miséreux chacal
errant au bord d'un blues tordu",
-"mes désirs sont dans la peine",
-"t'étais juste une fille
comm'les autres
jolies rondeurs
belles fissures" (*),
-"j'essaierai d'êt'sérieux
à mon dernier soupir",
-"je ne comprends plus
je n'ai plus de repères
au fond d'ma propre rue
je sais plus je me perds",
-"et tu marches sur ton ombre
de nouveau du côté sombre",
-"le temps perd ses tristes ratures
la terre prend de la distance
je me sens comme une bavure
d'un dieu crevant de son silence",
-"je veux juste t'offrir
l'amour sans la mort".
*A propos de cette chanson, "Strindberg 2007", je note qu'on y trouve une sacrée perle aussi : cette mauvaise liaison dans "mes trop anciennes blessures". Si, si, écoutez bien !
20:14 | Lien permanent | Commentaires (10)
24/11/2007
Perlimpinpin
N'oublions pas Barbara. Et voici donc le texte d'une de mes chansons préférées de cette immense artiste ...
PERLIMPINPIN
Pour qui, comment quand et pourquoi ?
Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?
C'en est assez de vos violences.
D'où venez-vous ?
Où allez-vous ?
Qui êtes-vous ?
Qui priez-vous ?
Je vous prie de faire silence.
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
S'il faut absolument qu'on soit
Contre quelqu'un ou quelque chose,
Je suis pour le soleil couchant
En haut des collines désertes.
Je suis pour les forêts profondes,
Car un enfant qui pleure,
Qu'il soit de n'importe où,
Est un enfant qui pleure,
Car un enfant qui meurt
Au bout de vos fusils
Est un enfant qui meurt.
Que c'est abominable d'avoir à choisir
Entre deux innocences !
Que c'est abominable d'avoir pour ennemis
Les rires de l'enfance !
Pour qui, comment, quand et combien ?
Contre qui ? Comment et combien ?
À en perdre le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles !
Mais pour rien, mais pour presque rien,
Pour être avec vous et c'est bien !
Et pour une rose entr'ouverte,
Et pour une respiration,
Et pour un souffle d'abandon,
Et pour ce jardin qui frissonne !
Rien avoir, mais passionnément,
Ne rien se dire éperdument,
Mais tout donner avec ivresse
Et riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne pas parler de poésie,
Ne pas parler de poésie
En écrasant les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour au murs gris
Où l'aube n'a jamais sa chance.
Contre qui, comment, contre quoi ?
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
Pour retrouver le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles.
Contre personne et contre rien,
Contre personne et contre rien,
Mais pour toutes les fleurs ouvertes,
Mais pour une respiration,
Mais pour un souffle d'abandon
Et pour ce jardin qui frissonne !
Et vivre passionnément,
Et ne se battre seulement
Qu'avec les feux de la tendresse
Et, riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne plus parler de poésie,
Ne plus parler de poésie
Mais laisser vivre les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour aux murs gris
Où l'aube aurait enfin sa chance,
Vivre,
Vivre
Avec tendresse,
Vivre
Et donner
Avec ivresse !
Et la pensée du jour : "Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable, d'entretenir en nous quelques petites folies", Marcel PROUST.
12:14 | Lien permanent | Commentaires (1)
20/11/2007
Photographie d'un rêveur
La pensée du jour : "Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit", La Rochefoucauld.


Eh bien, cet « Amicalement blues », je l’ai déjà écouté et réécouté, et je n’en pense que du bien ! J’en suis barge ! Et je m’en réjouis car il y a quelques semaines encore, je me disais que ce n’était pas gagné, que le blues et moi, de toute façon… Et je ne sais pas pourquoi, mais je vibre totalement en écoutant ces treize morceaux, dont certains m’emballent évidemment plus que d’autres. J’adore « Photographie d’un rêveur », c’est, sans conteste, mon morceau préféré. En voici le texte :
je ne suis qu’un rêveur
planant sur ta vie
un esprit tapageur
qui vient troubler tes nuits
prisonnier de ton rire
esclave de ton corps
je veux juste t’offrir
l’amour sans la mort
qu’un rêveur !
à l’ombre de ta beauté
qu’un rêveur !
sous tes parfums satinés
qu’un rêveur !
qui ne pense qu’à t’aimer
qu’un rêveur !
qu’en veut trop !
si parfois je ruisselle
comme un vieux troubadour
sous les yeux maternels
d’une barmaid trop glamour
c’est pour mieux revenir
vagabond dans ta rue
et pour mieux ressentir
tes baisers perdus
qu’un rêveur !
à l’ombre de ta beauté
qu’un rêveur !
sous tes regards bleutés
qu’un rêveur !
qui ne pense qu’à t’aimer
qu’un rêveur !
qu’en veut trop
Paroles : HFT / Musique : PP (ben oui, y’a pas de raison !!!)
Foxy, tu me demandais dernièrement si je comptais réorganiser une réunion Thiéfaine. Coïncidence amusante : ce matin, j’ai eu Jean-Jacques au téléphone (c’est-à-dire un de ceux qui m’avaient aidée, en mars, à faire la première réunion). Et il m’a passé commande, en quelque sorte !! Il va en parler de nouveau autour de lui et nous pourrions tout doucement songer à programmer cette deuxième rencontre… Dans une salle plus grande, peut-être, où nos esprits tapageurs, justement, pourraient faire du boucan et tout et tout !!!! Etes-vous partants ?
10:48 | Lien permanent | Commentaires (23)
13/11/2007
Quel numéro?
Au fait, avez-vous vu que l'édition limitée de l'album "Amicalement blues" était également numérotée? Si, si, au dos du CD. Pour ma part, je n'ai pas fait attention hier matin lorsque je suis allée me procurer ce petit bijou qu'est le fruit de la collaboration entre Thiéfaine et Personne. Mais aujourd'hui Sam souhaitait acheter lui aussi l'édition limitée. Du coup, il a étudié quelques numéros. Ben oui, vous imaginez un CD portant le "2023" ou encore le "2721"?!! Plutôt sympa ! Pour finir, Sam n'a pas acheté le CD !! Aucun numéro digne de sa collection !!! Quant à moi, j'ai le "2337". Et vous?
19:18 | Lien permanent | Commentaires (12)
12/11/2007
Il est arrivé !
"On veut gagner un max de pognon tous les deux. Lui, il rêve d'une Aston Martin et moi d'une Maserati et on s'est trouvés ensemble pour le faire, en fait, c'est ça. Mais nous on n'a aucun sentiment, non, y'a rien entre nous. De toute façon on se déteste" : Thiéfaine à propos de sa collaboration avec Paul Personne !!

Voilà, ça y est, je l’ai, je le tiens entre mes mains, l’objet du délice !
Que dire ? J’ai d’abord écouté le CD une première fois en entier, puis je l’ai réécouté jusqu’à « Distance ». Les textes sous les yeux, cette fois. Ensuite, ne sachant plus où donner de la tête parmi ces belles surprises, j’ai regardé le DVD. Quel plaisir de voir la joyeuse complicité qui unit Hubert et Paul !
J’ai plus qu’adopté « Avenue de l’amour » qui, selon moi, donne le ton de tout l’album. Car, dans plus d’un morceau, « ça joue loose »… Entre « ta vie me tue », « mes désirs sont dans la peine », « mes trop anciennes blessures », « tu m’as déjà dévasté », « je crois qu’c’est la nuit, mes larmes cachent le jour », « je me sens comme une bavure d’un dieu crevant de son silence », « et tu marches sur ton ombre de nouveau du côté sombre », et j’en passe et j’en passe, oui, « ça joue loose » plus souvent qu’à son tour là-dedans.
Point de vue musique, honte à moi, je n’ai jamais réellement écouté du blues. Il me fallait cette collaboration entre Thiéfaine et Paul Personne pour m’y mettre. D’ailleurs, combien de fois l’ami Hubert m’a-t-il portée au-delà de mes habitudes, en littérature par exemple ? Pour en revenir à « Amicalement blues », je pensais que je ne « digèrerais » pas cette musique, et finalement je me surprends à m’y balader comme en terre déjà connue.
Je sens que ce blog va de nouveau s’animer, entre les « filles au cœur de janjaweed » dont je me demande bien de quel bois elles se chauffent (à creuser), Strindberg, Harriet Bosse, et que sais-je encore ? Encore pas mal de notes en perspective !
Comme ça, si je devais dire déjà ce qui m’a particulièrement conquise dans « Amicalement blues », on aurait :
-« Avenue de l’amour »,
-« Emeute émotionnelle »,
-« Amant sous contrôle »,
-« Distance »,
-« Rendez-vous au dernier carrefour »,
-« Photographie d’un rêveur ».
En tout cas, je maintiens ce que j’avais dit une première fois je ne sais plus où, je ne sais plus quand, à propos des voix des amis Paul et Hub’ : elles se marient tout à fait bien, tout autant que leurs âmes « bluesymentales »…
Et vous, vos impressions ?
14:30 | Lien permanent | Commentaires (14)
07/11/2007
Le Bateau livre (suite)
Voici la réponse que j'ai reçue aujourd'hui suite au message que j'avais laissé sur le site de l'émission "Le Bateau livre" :
Bonjour,
Fidèle téléspectatrice du magazine "Le Bateau livre", vous souhaitez que le chanteur Hubert-Félix Thiéfaine soit invité sur le plateau de cette émission.
Je vous remercie d'avoir pris le temps d'écrire à France 5.
J'ai le plaisir de vous informer que j'ai transmis votre message à la rédaction de cette émission afin qu'elle en prenne connaissance.
Je vous souhaite d'agréables moments en compagnie des programmes de France 5.
Cordialement,
Isabelle Pivier
Chargée des Relations Téléspectateurs de France 5
On verra bien !!
Et la pensée du jour : "Tout le mal qu'on dit de l'école nous cache le nombre d'enfants qu'elle a sauvés des tares, des préjugés, de la morgue, de l'ignorance, de la bêtise, de la cupidité, de l'immobilité ou du fatalisme des familles", Daniel PENNAC.
15:30 | Lien permanent | Commentaires (19)
04/11/2007
Le Bateau livre
Connaissez-vous cette émission? Elle passe le dimanche matin sur la 5 à 8h50 et le jeudi soir aussi, mais je ne sais plus à quelle heure. La nouvelle formule est très plaisante : tout au long de l'émission, quelqu'un (chanteur, acteur, auteur ou autre) accompagne Frédéric Ferney (mon idole !) dans ses différentes chroniques. C'est ainsi que depuis la rentrée, Jean-Louis Murat, Yves Simon ou encore Patrick Poivre d'Arvor se sont succédé dans ce rôle d'"accompagnateurs". Vous ne voyez pas où je veux en venir?
Très simple : évidemment, dès que j'ai découvert le nouveau principe de l'émission, je me suis mise à rêver... Et si l'ami Hubert venait sur ce plateau? Et s'il venait nous parler des livres et des artistes qu'il aime et qui le nourrissent au quotidien? Je crois qu'il aurait beaucoup à dire et qu'il ne volerait pas sa place dans une émission d'aussi bonne qualité ! Comme l'idée me trotte dans la tête depuis quelques semaines déjà, j'ai laissé un petit mot ce matin sur le site du "Bateau livre". J'ai tout simplement suggéré Thiéfaine comme invité ! Je ne pense pas que ma demande soit satisfaite, mais, comme disait Aragon, "il est permis de rêver. Il est recommandé de rêver". Et ce sera la pensée du jour ! Ainsi que celle-ci : jour J moins huit, youpi !!!!!
Frédéric Ferney
11:25 | Lien permanent | Commentaires (2)
28/10/2007
Avenue de l'amour
Avez-vous déjà entendu cette chanson? Qu'en pensez-vous? Pour ma part, je suis allée l'écouter deux fois sur le blog de Yoann. La première impression est plutôt bonne, mais il me faut réécouter ce morceau pour me faire une opinion précise. Il paraît en tout cas qu'on peut, si on a de la chance, entendre cette chanson sur France Inter.
Vivement le 12 novembre !!
Et la pensée du jour : "Il est une sorte de méchanceté qui s'apparente aux jeux d'adresse, aux tirs de foire, et qui procure à ceux qui l'exercent une satisfaction de même nature.
L'autre sorte de méchanceté, et la plus fréquente, est une manière de représailles. Beaucoup de gens méchants ne font souffrir les autres que parce qu'ils n'en reçoivent pas, ou ne reçoivent pas, de la vie en général, les satisfactions, les honneurs qu'ils estiment avoir droit d'en attendre", Maurice DRUON.
Avenue de l'amour
(H-F. Thiéfaine/Paul Personne)
Est-ce que tu te souviens ?
On n'était pas des stars
Plutôt un peu zonards
Juste au bord du rien
Nos peines au bord du jour
Nos regards de chien
Et tous ces tours
Avenue d'l'amour
Et tous ces tours
Avenue d'l'amour
On était un peu blonds
Un peu trop niais sans doute
Et nous nous amusions
Aux jeux de la route
Hambourg ou Amsterdam
Côté quartier calme
Et tous ces tours
Avenue d'l'amour
Et tous ces tours
Avenue d'l'amour
Tu te souviens
Ca jouait loose
Tous ces chagrins
Et tout ce blues
Nous n'étions que
Des survivants
Nos histoires noires
Nos nuits blanches
Plantées en plein manque de tout
Cherchant le jour
Avenue d'l'amour
Oh t'laisse pas aller
Mon ami
Cette fille t'a laissé tomber
Viens faire un tour
Avenue d'l'amour
Viens faire un tour
Avenue d'l'amour
Viens faire un tour
Avenue d'l'amour
10:55 | Lien permanent | Commentaires (9)








































